‹ L'Endocardite Maligne à Forme d'Insuffisance AortiqueChapitre 43 sur 48 · OS · texte numérisé non relu

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d’une lésion aortique pourrait sans doute éclairer le diagnostic, mais nous ne l’avons jamais constatée et il serait bien exceptionnel qu’un malade puisse être examiné à ce moment.

Plus tard, quand les lésions valvulaires ont été reconnues, peut-on davantage en préciser la nature ? Peut-on également fixer le moment où un processus infectieux nouveau vient se greffer sur d’anciennes lésions valvulaires ? Nous avons déjà insisté sur l’absence de phénomènes généraux, de grandes oscillations thermiques, mais quelques-uns de nos malades ont pourtant présenté des températures légères autour de 38°.

On ne peut, malgré tout, pas porter le diagnostic d’endocardite maligne pour une simple poussée fébrile. Un cardiaque peut être sujet à toute infection intercurrente capable de modifier passagèrement sa courbe thermique. Il semble d’ailleurs que trop souvent, sur la simple constatation de souffles au cœur d’organicité douteuse, ou d’élévation de la température, on ait diagnostiqué une endocardite maligne. Les souffles disparaissaient, les malades devenaient apyrétiques et on parlait de guérison. Actuellement, on est devenu plus rigoureux. L’hémoculture est pratiquée plus systématiquement et avec une technique plus minutieuse. Les malades sont suivis dans leur évolution, pendant une période beaucoup plus longue.

D'autre part, une élévation thermique légère peut être le témoin d’une poussée d’endocardite banale, nullement ulcéro-végétante. Elle s’accompagnera de défaillance cardiaque passagère et on sera disposé à

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