ANESTHÉSIE GÉNÉRALE
En principe, on ne l'emploiera que lorsqu'on y sera obligé. à
Il ne faut pas croire que la narcose permette toujours de réussir dans les cas où l'on a échoué avec lanesthésie locale. Avant tout, il faut bien savoir pratiquer la cocaïnisation et être sûr de sa technique. « Peut employer la narcose celui qui sait aussi s’en passer; le débutant s'en tiendra aux sensations du malade (1). »
Toutes les fois qu'il s'agira de calmer la réaction réflexe du palient, on aura recours à la cocaïnisation et aux divers moyens, lels que : morphine, codéine, bromure, que nous avons indiqués dans Île paragraphe précédent.
(1) Brünings. — Die direkte Laryngoskopie, Bronchoskopie u. OEsophagoskopie. Wiesbaden, 1910,
EEE
Si, malgré une bonne cocaïnisation, l'introduction du tube est douloureuse, etsi la pression sur la base de la langue est mal supportée, il y aura lieu d'avoir recours à la narcose. Il vaut mieux endormir le malade que de l'exposer à une grande dépense de force physique ou psychique (1). En ce qui concerne les réactions psychiques (crainfe du malade, mouvement de recul à l'introduelion du tube, etc.), nous envisagerons deux cas :
1° S'il s'agit d'un adulte, on fera appel à sa patience, on le rassurera, on le mettra en présence d'un autre malade qui se laisse facilement examiner, et surtout on lui déclarera qu'il s’agit d'un simple essai qu’il pourra d’ailleurs interrompre quand il voudra.
2 Pour les enfants au-dessous de 8 ans, la fixation par la force est difficile et peu sûre, ét l’insensibilisation complète par la cocaïne est dangereuse; par contre, les enfants supportent bien la narcose. Nous l'emploierons donc chez eux.
Gotistein a publié en 1907 une statistique de 46 bronchoscopies supérieures où la narcose fut employée 26 fois, et de 47 bronchoscopies inférieures où la narcose le fut 29 fois. Plus de la moitié des palients avait moins de 12 ans. La trachéotomie explique le nombre des narcoses dans la bronchoscopie inférieure.