‹ L'Endoscopie Directe du Larynx, de la Trachée et des Bronches: Technique, Indications et RésultatsChapitre 16 sur 81 · POSITION ASSISE · texte numérisé non relu

POSITION ASSISE

La position assise est celle qu'on choisit de préférence. Le malade est plus à son aise et moins impressionné, et l’introduetion du tube est plus facile. La plupart des auteurs conseillent de faire asseoir le patient sur un petit tabouret afin que l'opérateur puisse le dominer facilement. Le tronc est placé verticalement, la tête maintenue en extension par un aide. Dans cette position, le malade a tendance à porter ses épaules en arrière et à glisser en avant sur son séant; l’introduction du tube n'est alors plus possible. | Brünings, pour remédier à cet inconvénient, a fait construire une chaise basse dont le siège est incurvé ; les pieds antérieurs sont plus hauts que les pieds postérieurs ; le dossier, qui arrive à peu près jusqu’au niveau des lombes, continue la courbure du siège. Le malade, assis sur cette chaise, est dans l'impossibilité de glisser.

Mais, même en employant la chaise de Brünings qui mesure à peu près 25 centimètres de hauteur, l’opérateur est gêné par les genoux du patient pour approcher son œil de la fente de lélectroscope. IL est obligé de se courber au-dessus du malade pour voir à l'intérieur du tube introduit verticalement. A' cause de cette difficulté qui sexagère surtout si l’on n'a pas la précaution de choisir un siège très bas, comme le conseille Brünings, certains auteurs, Guisez (1) entre autres, se placent à la droite du malade ; d'autres, derrière lui.

(1) Guisez, loc, cit.

So Ape.

M: le professeur Mouret, qui se servait au début de la chaise de Brünings, avait constaté les inconvénients de l’attitude droite du corps du patient. Les remarques qu'il fit sur le sujet couché en décubitus latéral l'incitèrent à modifier la position habituelle. Comme dans la position couchée, il fit fléchir le tronc en avant sur les cuisses : celles-ci, au lieu de reposer sur le siège, étaient écartées et chacune des jambes placée par côté des pieds antérieurs de la chaise. Dans cette position, le dos du malade était poussé en avant par un aide qui maintenait en même temps la tête en extension modérée. M. Mouret se rendit compte que, dans cette posilion assise, comme dans sa position couchée, le tronc fortement ineliné -en avant, l'introduction du tube était plus facile. Plus tard, il eut l’idée de se servir d’une chaise ordinaire et de faire placer le patient à califourchon, le bassin placé très en arrière et dépassant même le bord de la chaise, les mains étant appliquées au barreau supérieur du dossier que la poitrine, bombée en avant, touche presque. Les jambes sont repliées en arrière, la pointe des pieds appuyée contre le sol. On peut se passer d’un aide pour maintenir la tête, car l'opérateur, à l’aide de la main gauche appliquée sur le front du patient, lui donne la position qu'il désire. Nous dirons d'ores et déjà que lintroduction du tube peut être faite la tête étant fléchie comme dans le procédé de Claoué, et ce n’est que lorsque l’endoscope va franchir la glotte que lon redresse peu à peu la tête.

M. Mouret a eu l'occasion d'examiner de nombreux malades dans cetle position. Il a constaté que plus le tronc était fléchi, plus l'introduction du tube était facile, comme si le larynx venait de lui-même se porler à sa

rencontre.

tie

Les photographies (fig. 9, 10, 11 et 12) représentant le malade aux différents temps de l’introduction du tube, montrent mieux que nous ne pouvons le décrire la position quepréconise M. Mouret.

On pourra faire remarquer que cette: attitude à ealifourchon est incommode pour les femmes. M. le professeur Mourel fait construire une chaise spéciale évitant cet inconvénient.

Page 1