‹ L'Endoscopie Directe du Larynx, de la Trachée et des Bronches: Technique, Indications et RésultatsChapitre 18 sur 81 · MARCHE DE L'EXAMEN · texte numérisé non relu

MARCHE DE L'EXAMEN

A.— PRÉPARATION DU MALADE.— à) Anesthésie.— Avant tout, une bonne cocaïnisation est indispensable. Nous en avons déjà décrit la technique {p. 34).

Si l’on emploie l'anesthésie générale, les réflexes peuvent encore subsister. [Il faudra encore avoir, souvent, recours à la cocaïne. Pour les enfants, chez lesquels il est utile de surveiller l'emploi de ce médicament, on

ere ur pourra leur faire prendre, une demi-heure avant l’examen, huit à dix gouttes de la solution de codéine à 1 se On aura soin de recommander au malade d'enlever son faux-col, de déboutonner le col de sa chemise et de se débarrasser des vêtements étroits. Le cas échéant, on le . prierait d'eniever son dentier.

b) Position. — On peut exécuter la laryngoscopie directe en posilion assise ou en position couchée. Nous en avons parlé dans un chapitre précédent auquel nous renvoyons le lecteur. La laryngoscopie directe exige rarement la position couchée, sauf chez les enfants.

B. — PRÉPARATIFS DE L'OPÉRATEUR. — a) Asepsie des instruments el des mains de l'opérateur. — Les tubes seront stérilisés à l'étuve ou par l'ébullition. L'électroscope de Brünings n’est pas stérilisable. On pourra saisir le manche avec une éompresse, de manière à éviter tout contact. Certains auteurs ont recommandé de désinfecter la bouche du patient à l'aide de gargarismes antiseptiques, prétendant que le tube passant à travers la cavité buccale, riche en germes pathogènes, pouvait les porter dans la trachée et les bronches et déterminer ainsi des phénomènes morbides dans ces organes.

En principe, c'est assurément une bonne précaution ; mais en pratique on peut s'en passer, car la muqueuse bronchique se défend d'elle-même et les lavages de la bouche, à moins d’être répétés très souvent, sont iflusoires au point de vue de l’asepsie. Guisez fait remarquer que, sur 82 malades qu'il a examinés, pas une seule fois 1l n'eut d'infection par suite du passage du tube dans la cavité buccale septique. Mais excès de précautions ne nuit jamais.

Il vaudra mieux veiller à ne pas introduire des germes

étrangers dans l'organisme ; l'opérateur et les aides qui manient les tubes et les porte-cotons devront s’aseptiser les mains consciencieusement.

b) Vérification de l'appareil d'éclairage et dû fonc- <

lionnement de l'outillage. — On vérifiera le bon fonctionnement de lélectroscope ou de loute autre source de lumière qu'on emploiera. L'électroscope de Brünings se règle au moyen d'un pas-de vis qui se trouve sur le tube porte-lentille. Il faut d’abord mettre la lentille au point ; puis, pour envoyer directement les rayons dans le tube, on règle l'inclinaison du miroir à laide d'une petite vis. On doit veiller à ce que le miroir ne soit ni souillé, ni terni. Les tubes spatules seront choisis de dimension appropriée à l’âge du patient. £

La longueur des pinces-rallonges sera réglée pour la distance désirée. Immédiatement avant son emploi, le tube-spatule sera légèrement chauffé, de manière à empêcher la vapeur d'eau expirée de se condenser en buée et de gêner la vue. Si l’on veut franchir la glotte, le tube sera légèrement enduit d’un corps gras aseptique pour faciliter le glissement.

C.— TECHNIQUE OPÉRATOIRE PROPREMENT DITE.— Nous décrirons successivement :

1° La technique classique, dans les cas typiques et dans les cas difficiles ;

2° Les modifications apportées à la technique classique ;

3 La Schwebe-laryngoscopie ou laryngoscopie en suspension de’Killian.

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