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OR a — ee LE droite. L'opérateur introduit la le munie : manche
de Brünings, comme un abaisse-langue jusqu’ au volsinage du pharynx. En redressant le manche qui abaisse
l'extrémité de la spatule, l'épiglotte apparaît et on la refoule en avant avee le bec de l'instrument. Le malade lâche alors sa langue et on enfonce doucement le tube Le de 1 ou 2 cm. C'est d’ ailleurs en somme jusque- là la ; 2 technique courante. Mais, à ce moment, en même temps que l’on imprime une pression sur la musculature glosso-épiglottique, au lieu de faire incliner la tête en arrière, comme cela est classique, on fait fléchir progressivement la tête en avant en même temps que le
malade fait le gros dos. On est alors frappé de voir, par suite de cette combinaison, apparaître successivement les aryténoïdes, la région interaryténoïdienne, la région cricoïdienne avec la plus grande netteté à l'extrémité du tube-spatule, et l'opérateur, qui a suivi le mouvement de flexion du-malade, s'assied en face de lui comme dans un examen laryngoscopique ordinaire. Cette technique offre les avantages suivants : la convexité antérieure de la colonne vertébrale se transforme en concavité antérieure, les muscles de la région glosso-épiglottique sont complètement relâchés, le larynx n'a pas tendance à se porter en avant et au contraire il reste en arrière, c'està-dire dans le prolongement du tube-spatule. L’angle dièdre aryténo-cricoïdien s’aplanit et l'on a à l'extrémité du tube justement la région à examiner.
B: — ProcÉDé DE M. LE PROFESSEUR MoURET. — Nous avons indiqué dans un chapitre précédent l'attitude que M. le professeur Mouret fait prendre à son malade. Il n'a pas modifié seulement la position initiale, mais encore il a apporté quelques changements au manuel
opératoire proprement dit de la laryngoscopie directe. Nous rappellerons que le patient est assis à califourchon sur une chaise ordinaire, le corps fortement incliné en
avant.
1% temps. — Au début de l'introduction, Île malade fléchit légèrement la tèle en même temps qu'il fait un peu le gros dos (comme dans la position de Claoué).
L'opérateur se place en face de lui, il introduit presque
horizontalement le tube dans la bouche et il repère la luette. ;
2 lemps. — À ce moment l'opérateur place la main gauche sur le front du patient, prêt à lui imprimer un moment de déflexion que le malade devra faire au moment où le tube sera introduit plus profondément. Sans changer encore la position de la tête, on abaisse l’extrémité libre du tube vers la base de la langue et l'on aperçoit l’épiglotte.
3° temps. — Celle-ci étant repérée, le tube est poussé en arrière de son bord libre ; à ce moment, l’opérateur, Lout en enfonçant lentement le tube, exerce une certaine pression sur le front du patient et lui fait défléchir la tête peu à peu. L'œil regardant par la fente de Félectroscope aperçoit la partie postérieure de l'entrée du larynx.
4° lemps. — À l’aide de mouvements de traction sur le manche de lélectroscope et en défléchissant encore un peu la tête, la main ne quittant pas le front du patient, on aperçoil les cordes vocales et la commissure antérieure. L'opérateur qui, au début de l'introduction, était courbé, se relève à mesure que le patient étend la tête el peul voir avec la plus grande facilité à l’intérieur du larynx.
Pour franchir la glotte, on profite d'une inspiration forte el lon présente l'extrémité de la spatule de biais
SQL CS a lé
k F1G. 9. — Laryngoscopie directe en flexion
Laryngoscopie directe en flexion cervico-dorsale.
(Gliché de M. le docteur Claoué).
Fic. 8.