‹ L'Endoscopie Directe du Larynx, de la Trachée et des Bronches: Technique, Indications et RésultatsChapitre 38 sur 81 · II. — Traitement · texte numérisé non relu

II. — Traitement

en l'emploi de la hole ee le pronostic des corps étrangers trachéo- bronchiques était considéré comme très grave. La statistique de Préobraschensky, reprise par Pohl, indique une mortalité de 41,2 p. 100. Quelques auteurs conseillaient l'expectative et attendaient l'expulsion du corps étranger par la bouche dans une quinte de toux, ou essayaient de favoriser son rejet à l’aide de vomitifs ou de différentes manœuvres, le plus souvent inefficaces, telles que de secouer le maläde en lui mettant la têle en bas.

La. trachéotomie permettait parfois, surtout lorsque le cas élait récent, d'obtenir soit l'expulsion immédiate

du corps étranger à travers la plaie trachéale, soit à

l'introduction à l’aveugle de pinces, procédé dangereux et souvent inutile.

Les progrès de la chirurgie amenèrent certains opé- \ rateurs à tenter l'extraction par la bronchotomie trans- ;

médiastinale. Tuffier, sur 11 bronchotomies, ne découvrit le corps étranger qu'une fois, et dans 4 cas les 1 malades ne survécurent pas à l'opération.

La trachéo-bronchoscopie a permis d'obtenir des résultats beaucoup plus favorables. Sur 304 cas que rapporte Von Eicken, on eut séulement à déplorer 40 morts, c'est-à-dire 13,1 p. 100. Kahler, de 1909 à 1911, sur

91 cas compte 27 morts, c'est-à-dire 9,6 p. 100. Ces chiffres sont assez éloquents pour se passer de :

: commentaires. de nous ru que la méthode va sans. ; cesse en progressant, à mesure que les chirurgiens se de familiarisent avec elle. et que l'outillage se perfectionne, puisque nous voyons sans cesse augmenter le nombre

des cas traités et la proportion des guérisons. C’est sur-

tout quand on considère l'extraction des corps étrangers,

sauvant un grand nombre de malades d’une mort qui Ve eût été presque certaine, qu'on est obligé de reconnaître que la. bronchoscopie est une des plus belles découvertes de la chirurgie moderne.

Ce n’est pas dire qu'elle soit toujours sans dangers, mais les insuccès et les accidents fâcheux sont rarement causés par la bronchoscopie elle-même et devraient être très rares:

1° Si l’opérateur tient compte des contre-indications (les mêmes que pour la laryngoscopie directe). Autant que possible, on n'interviendra pas chez les malades cachectisés, chez les tuberculeux à une période avancée, chez les névrosés, chez les cardiaques, dont la lésion est mal compensée, chez les athéromateux les artério-scléreux, les brightiques et dans le cas d’anévrisme de l’aorte.

2 S'il est sûr de sa Se et de son instrumenta-

tion. Von Eicken, Kahler, Killian, ont pu attribué plu-

sieurs échecs au manque de pratique du chirurgien ou à la défectuosité de l'outillage. |

De plus, il est des conditions qui compliquent l’extraction du corps étranger et assombrissent le pronostic de l'intervention. Par contre, certains cas sont particulièrement favorables.

Nous aurons donc à tenir compte:

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