OBSERVATION XII
(Personnelle)
(Communiquée à la Soc. des sciences méd. de Montpellier par MM. Mouret cet ous — Montpellier Médical, janvier 1913.)
| Corps étranger de Le bronche Paucte. Fe
Marcel V..., 11 ans, de Combas (Gard), entre le 7 août à la clinique de laryngologie pour corps. étranger des voies aériennes. Il y a huit jours, étant couché sur le ol, il avait eu la fâcheuse idée de porter à la bouche un gros clou de talon de botte. Son frère le chatouilla ; l’enfant, oubliant là présence du clou, se mit à rire et, brusquement, l’aspira. Aussitôt, violentes quintes de toux et suffocation, en un mot le tableau habituel. Ainsi qu'il arrive le plus souvent, quelques heures après l'accident, le petit malade se trouvait mieux, respirait assez bien et ne pensait presque plus à son clou. Le calme se maintüint deux jours; mais, le troisieme, une nouvelle crise de toux et de dyspnéé qui dura une demi-heure environ se chargea de lui rappeler la présence de son hôte malencontreux ; puis tout rentra dans lordre, la nuit fut bonne et, le lendemain matin, l’enfant ne ressentait plus qu'une douleur très supportable qu'il localisait à la partie antérieure gauche du thorax dans le quatrième espace. Cette douleur persista; les quintes de toux devinrent plus fréquentes et, chose curieuse, le malade se plaignait aussi d’une gêne pour avaler. Son médecin, consulté, trouva de la bronchite, surtout du côté gauche, et lenvoya à | hôpilal de Nimes. De là, 1f fut adressé à Montpellier, dans le service de laryngologie.
A son entrée, l'enfant nous frappe par sa gène respi-
racine que nous avons s signalée. La températu le matin, à son arrivée à Hi est de 39° . *tale|. | À 5 ; k ! . Examen. — Larynx libre, pas de fige sus- sterna
Voix légèrement rauque. D Rd 2
: ns Poumons. — Le percussion montre de F nn
use da base gauche. L’auscultation révèle une respiration æ
| obscure du côté gauche avec quelques. bouffées de râles
e sous-crépitants. IL est impossible de. faire Ja : radio= graphie. 2. = pa Se EE È
L'enfant, intelligent et docile, se laissait bien examiner; aussi décida-t-on de tenter l'extraction du corps étranger sous anesthésie locale et en position assise.
- En l'absence de M. le professeur Mouret, nous insensibilisâmes le larynx par badigeonnages de cocaïne et nous introduisimes le tube de Brünings de 10 mm. à S travers la. glotte. Au passage du larynx, nous trou- =
vâmes une pelite éraillure, sur la face interne des aryténoïdes au-dessous des cordes vocales. La trachée élait libre, le tube enfoncé jusqu’à la bifurcation et per- : - | mettant même la vue dans une grande partie de la ke bronche droite ne montra aucune trace du corps. 4 étranger. Nous essayämes alors de pénétrer dans la bronche gauche, mais le petit malade élait faligué et commençait à s'impatienter, Nous retiràmes le tube et remimes l'examen de la bronche gauche à une prochaine séance.
M. le professeur Mouret vit l'enfant le surlendemain. Il décida d'aller à la recherche du corps étranger par