‹ L'énergétique et le mécanisme au point de vue des conditions de la connaissanceChapitre 29 sur 36 · I.ii.... 1 ,.i'-.«! •. M ..1 >;ili>liiit- ■ -." -ir · texte numérisé non relu

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LA DÉDUCTION* ET l/lNDUCTION 153

sico-chîmique. La déduction a augmenté nos connaîssances. L'induction et la déduction poursuivent une marche parallèle, en se contrôlant continuellement.

^t Ton voit par là comment se justifie l'utilité

^ la forme déductive, bien qu'elle répète en

^^elqije sorte la forme inductive. Klle est asser-

P^îque, tandis que l'autre n'était qu'hvpothé-

^^Ue. Elle satisfait notre pensée ; elle nous donne

^ ^^rtitude mathématique. Elle est le savoir par

■^^<^Ilence. En effet, par la construction qu'elle

^Us présente de la conclusion à l'aide des pré-

*^^es, elle nous apporte la raison salisfîiisante,

^^nt que nécessaire et suffisante, de cotte con-

. , ^^n approfondissant la comparaison de l'asser- 1 ^ ^ inductive et de l'assertion déductive il sem-

^^ï^tes

cju'on puisse arriver aux conclusions sui-

^rie induction est l'acte de l'esprit par lequel

'-^s posons le résultat d'une expérience comme

^^ssaire et constant, comme l'effet d'une loi

^^"^^rale. Mais nous ignorons la raison de cette

^ générale. Elle est pour nous une formule des-

*f>tive. Nous constatons, nous ne comprenons

ï^^îtit

^omme tout résultat d expérience scientifique

^^ une relation établie entre deux facteurs, entre

^tix phénomènes, la loi naturelle étciblie indue-

d54 L KNEUCKTIQCK ET LE MECANISME

tiv(*mriit osl l'aflîrmnlion tlune relation^ et ne seulement raffirnuiLion, mais encore la doscpi| lion exacte d'une relnlîon entre ces deux ternie^

Or loule descri|ilion exacte d'une relation eu un rnpport inalJicmatîquiv, une mesure. La influe tive consistera donc à afiirmer ei à i'ornnii 1er nn rapport niathématicjiie, h énoncer les varir lions des termes du rappoi't en fonction l'un lautre.

Mais ce rapport, s*il est nécessaire et uni verset a forcément tine valeui* conslante. En dernier analyse la loi indue liv(^ s exprime sous la form» d'une constante (ce penl èlre la loi conslanl^J d'nn devenir).

Nous restons stnctemenl dans le domaine <U rîndnclicHi. lanî ([nt' nous sommes obligés de nous bnruer a afiirmer la constance de ce rapport.

Mais dèsqne nous en pouvons flonner la raison, nous entrons dans un autre domaine. Pour donner la raison de ce rapport constant et nécessaire, il faut que nous ayons trouvé, soit un nouveau rapport constan!, et nécessaire entre lui et un antre d'où nous le dérivons, soit une équivalence complète entre les deux termes du rajjport considéré, lequel devient une idenlité. Qu'avonsnous faii? Nous avons systémalisé deux inductions, ou deux faits antérieurement isolés : Dans les deux cas un terme devient la cotiséquence de

LA DÉOrCTlnX ET l/lNDlT.TIiiN i:.!»

^ autre. Poser l'un, c'esl, par voie do ionsi''(|uon(e, poser Taulre. Ils ne peuvent se présenler l'un sans Taulre. Et alors, non seulement nous constatons, en fait, la relation inductive, mais nous ^^^^np^'enona quelle ne peut pas ne pas i^tre. si la ^<^lation dont nous la dérivons a rfé elle-monie ^^nstatée.

Lci. déduction est désormais possible. Au lieu

^* ^ Voir une série d'inductions isolées, il se trouve»

^^J"^ nos inductions se hiérarchisent d'elles-

'^^^rnes, puisqu'elles se laissent dériver les unes

^^s autres. Les faits se déduisent les uns (l(»s

^^t.res, car ils ne sont que les transformations

^^ uns des autres; mais cela, par un procédé

*^^logue à celui que nous avions employé pour

'^'^^Hir chacun d'eux.

l^*esprit n'emploie le raisonnement a priori qu(î ^'' M. ne façon apparente.

^'ous parvenons, en réalité, à opérer cette déri-

^lion ou cette déduction, sur la foi de l'expé-

^^^nce, de l'intuition, du fait. Et le droit, le ralion-

^^^1, le logique sortent ainsi de l'expérience, de»

* îïîtuition, et du fait, l'ne relation d'écpiivahMicc

^^Ous est donnée entre dcuix lois ou enln* (I<mix

*^îts. Deux intuitions S(^ superposent Iiuk» à

*' ciutre. Nous sommes forcés de constat^^Ia chose».

^t cette constatation donne à notre esprit une

assurance qu'il ne possédait pas. Qu'il en soif

ïiutremenl ne peut plus être pensé. Nous pré-

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