SAINT LUC, I, 24-26 XXXIX
Matthat, 24 fils de Lévi, fils de Melchi, fils de Janné, fils de Joseph, 25 fils de Mattathias, fils d’Amos, fils de Nohum, fils d'Hesli, fils de Naggé, 26 fils de Maath, fils de Mattathias, fils de Séméi, fils de Josech, fils de Joda,
éyouiëero vics. Ces deux lectures, avec des variantes intermédiaires, se trouvent représentées dans les versions latines d’avant saint Jérôme. Cf. J. Worpswortx, Nov. Test. D. N. J. C. latine, 1893, p. 326.
L’incidente ds ou%ers ut putabatur est une parenthèse « Jésus. étant (à ce que l’on croyait) fils de Joseph, celui [= fils] d’'Héli, celui de Matthat... » Tous les noms propres sont ici, comme celui de Joseph, au génitif. Toÿ n’est pas un article déterminant le nom qui suit, mais un pronom se rapportant au nom qui précède, il tient lieu de vi, d’après l’hellénisme bien connu 5 Poérrc celui de Philippe, c'est-àdire Alexandre ; e, f ont traduit très correctement = par filui.
Du reste, on trouve dans les classiques des généalogies rédigées identiquement comme dans saint Luc. Ci. Héro- DOTE, VIII, 131.
Ceux qui tiennent que dans saint Luc nous avons la généalogie de la Sainte Vierge proposent la construction suivante : ( Jésus... étant fils (comme on le supposait de Joseph, mais en réalité) d'Héli... » T5 devient devant chaque nom, tout le long de la généalogie, un article dépendant immédiatement de vi; qui se lit au v. 23, Cf. Bacuez, Manuel biblique, 11, n. 116, 2°. Mais c’est là une construction violente, inusitée dans les généalogies, où l’on rattache d'ordinaire chaque terme au précédent. Si l’on propose de faire du premier rc, devant ‘Hi un article, tandis que devant les autres termes il serait pronom, nous aurons “HDei ro9 Marfér Héli, celui de Matthat, qui est une construction grammaticalement injustifiable. -KRÜGER, Griech. Sprachlehre, u, $ 43, 5, 3 estime que Küpos +05 Keu£uzo serait un solécisme,