VI AVANT-PROPOS
fait hardiment appel à l'évidence : « clarté limpide », « les listes généalogiques croulent par la base », «il y a une explication, ilnyena pas deux ».. Il faut le dire une fois, c’esttabler sur l’insouciance des lecteurs. Le public me peut juger que d’après ses propres critères; or, il ne connaît plus guère aujourd’hui que la filiation physiologique, il songera d'autant moins à se mettre dans l’état d’âme d’un ancien, que l'écrivain lui en imposera davantage par son assurance. Des juges plus compétents, — trop exigeants sans doute, — estimeront que ces succès-là s’achètent trop bon marché. »
Ce n’est pas tout. On attend parfois de l'apologiste plus qu’il ne peut et n'entend donner. C'est tout d’abord pourles croyants qu’il écrit : à l'effet de les maintenir dans leur foi, en faisant voir que l’objection n’est pas fondée, ou que, tout au moins, elle n’est pas telle, qu’elle doive ébranler en eux une certitude, légitimement acquise.
Quant aux incroyants, s'ils refusent de reconnaître toute valeur historique à l’Evangile de l'Enfance, parce qu'on y rapporte des miracles, avec eux, il n’y a pas d'autre apologie possible que de les renvoyer au problème fondamental du surnaturel : sa possibilité,
l Revue biblique, 1907, p. 448.