‹ L'enfance de Je?sus-Christ :Chapitre 49 sur 66 · JÉRÉMIE, XXI, 25; XXVIHI, 9: XXIX · texte numérisé non relu

JÉRÉMIE, XXI, 25; XXVIHI, 9: XXIX

2? Nombres, xu, 6; Deut., x, 1-5; cf. 1 Rois, xxvin, 6, 15,

3 Actes, XVI, 9 ; XVI, O3 XXI, 11 ; XXVU, 23; Cf. MATTH., XXVII, 19.

et ÉTÉ So dt tt

nocturnes dans son récit, c’est qu’elles lui ont paru suffisamment avérées. À ses yeux, la chose était possible; et elle devenait croyable à cause de l'autorité de ceux qui la lui attestaient. Pourquoiles songes de saint Joseph inspireraient-ils moins de confiance que ceux de saint Paul ? Comme lui, il a eu pour en contrôler l’origine divine les événements qui suivirent, conformes à la prédiction qui en avait été faite. A prendre le texte tel qu'il est, — et il le faut bien, puisque en dehors de lui on reste sans point d'appui, — le lecteur n’éprouve pas même le besoin de se défendre contre le soupçon de supercherie, tant la simplicité et la droiture du témoin s'imposent.

C’est de cette page que s’est dégagée la figure traditionnelle du « juste Joseph ». L’illusion ? Mais le visionnaire n’est pas ici de ceux qui s’exaltent facilement. Au lieu de prendre occasion de la révélation que l’Ange vient de lui faire des destinées incomparables de Jésus(r,21) pour compter présomptueusement sur un secours miraculeux du ciel, Joseph exécute les ordres qui lui sont donnés, comme si le salut de l'Enfant et de sa mère dépendait de lui seul. Comment se fait-il que dans saint Luc l’ange de Dieu se fasse voir de jour, alors que dans saint Matthieu il apparaît en songe! ? L’expli-

1 Bien qu'à se tenir à la lettre du texte de saint Luc nous

cation la plus recevable sera toujours que les récits diffèrent parce que les choses se sont en effet passées différemment. En principe, le premier évangéliste n’est ni ignorant, ni ennemi des manifestations célestes à l'état de veille : son texte en connaît au moins sept!. Le songe de saint Joseph ne tient donc pas à sa manière particulière d'envisager les choses ou de les raconter.

Pour prétendre que la révélation qui s'adresse à saint Joseph fait double emploi avec celle que la sainte Vierge reçoit dans saint Luc, il faut être décidé à ne tenir aucun compte de la psychologie. Le témoignage de Marie, en une affaire où elle était personnellement intéressée, — et de quelle façon! — ne pouvait pas suffire à son époux; et, d’autre part, il ne convenait pas que l'Incarnation se fit à l'insu et sans le consentement de celle qui devait être associée de si près à l’œuvre de Dieu.

Faisons une dernière observation en faveur de l’objectivité du récit. En se laissant aller à leur génie propre, saint Matthieu aurait dû faire annoncer par le messager céleste un Messie-Roi, venu en ce monde pour y établir le Règne de Dieu; tandis que saint Luc lui ne sachions pas avec certitude si l'ange Gabriel est apparu

à Marie à l’état de veille.

1 MATTH., IV, 113 XVI, 3; XXVIL, 03 ; XXVIL, D, Q, 17.

aurait fait promettre un Messie, auteur du Salut pour le genre humain tout entier. Or, c’est le contraire qui est. Dans saint Matthieu l’ange parle de Salut (1, 21), et dans saint Luc de Règne (1, 32, 33).

2. Les Mages. — Képler proposait d’identifier l'étoile des Mages avec un phénomène naturel, la conjonction de Jupiter, de Saturne et de Mars, qui avait dû se produire en l’an 747-748 de Rome!. Malgré cette tentative séduisante, les exégètes tiennent en général que le signe donné aux Mages s’est produit en dehors des lois de la nature, et que, par conséquent, l'astronomie n’a pas à s’en préoccuper. Du reste, ce n’est plus devant la science, mais devant l’histoire que l’apologiste s'entend citer aujourd'hui.

On a cru trouver les origines du récit de l’adoration des Mages. Nous aurions ici l’adaptation d’un événement qui fit quelque bruit dans l’empire romain, vers le milieu du pre mier siècle’. Des Mages vinrent à Rome pour

1 Tu. Zaun, Das Evang. des Matthäus, 1905, pp.98-102, maintient l'hypothèse d’un phénomène purement naturel, décrit par l’évangéliste, non pas avec la précision scientifique, mais en un langage populaire et du point de vue de l'astrologie des Mages.

2 Dion Cassius, Lx, 1-73; PuNe, Aist, nat., xxx, 6; Sué- TONE, Vita Neron., xiu. On peut voir dans Sorrau, Die

adorer Néron, sous la conduite du roi des Parthes, Tiridate.… Et l'étoile? Elle a pu pénétrer dans le récit évangélique de deux côtés à la fois. On se sera souvenu de l'étoile de Jacob, prédite par Balaam; ou, plus simplement encore, de la profession des Mages, qui étaient astrologues.— Même en y mettant de la bonne volonté, il est malaisé de trouver une analogie réelle entre le récit de l'Evangile et celui de Pline, sinon que dans les deux il est question de Mages. Par contre, on y découvre sans peine une différence radicale. Ce n’est pas de son propre mouvement que Tiridate s’achemine vers Rome, la foi et l’amour ne le guident pas à la recherche d’un sauveur; il vient apaiser un tyran. On a beau insister sur la double circonstance que le roi parthe s’est agenouillé devant Néron et qu’il a regagné son pays par un chemin différent de celui qu’il avait suivi pour venir. Le premier détail n’a rien de bien frappant en pareille occasion; quant à l’autre, il lui manque précisément le trait, qui est caractéristique dans saint Matthieu, à savoir l'intention des Mages de dérouter par cette

Geburtsgeschichte J.-C., 1902, p. 37, l'exposé de cette audacieuse hypothèse. — G. A. van den Burgh van Einsinga, « ‘Jüdische Einflüsse auf evangel. Erzählungen, 1904, insiste sur l’histoire du sage Asita venant rendre hommage à l’en-

fant Buddha.

manœuvre les projets d'Hérode. À quels résultats arriverait-on, si, pour conclure à la dépendance littéraire de deux écrits, on appliquait aux auteurs classiques les procédés que des hypercritiques se permettent envers l'Evangile!

La prophétie de l'étoile qui devait sortir de Jacob a toujours été entendue, par allégorie, de la personne même du Messie; et non pas d’un astre, révélateur de sa naissance. C’est ce dont témoignent les Targums des anciens Juifs. Le pseudo-messie Barcokéba l’interprétait bien ainsi, quand il prétendait s’appliquer l’oracle de Balaam. Au reste, si le texte du livre des Nombres avait eu dans la formation de la légende de l’étoile des Mages le rôle qu’on veut bien lui prêter, comment se fait-il que notre évangéliste, si soucieux de faire constater l’accomplissement des prophéties en Jésus de Nazareth, n’y fasse pas même allusion ? On dirait qu’il lignore.

La liturgie chrétienne a raison de commenter l’adoration des Mages par les passages dans lesquels Isaïe exalte la gloire de Sion le jour où les Gentils viendront lui faire hommage, quand les Orientaux pousseront vers Jérusalem la longue file de leurs dromadaires chargés de présents!. Mais pour tirer de ces

1 Isaïe, Lx et Lx1; Cf. Psaumes LXXI, 10, 11,15 ; LxVIN, 20.

descriptions poétiques le récit de saint Mat- |

thieu, avec ses particularités concrètes, l’exé-

gèse, même la plus fantaisiste, ne suffit pas;

il y faut tout au moins un point d'appui dans la réalité des événements. Encore ici, pourquoi l'évangile canonique ne cite-t-il ni Isaïe, ni les Psaumes? Les Apocryphes n’ont pas manqué de le faire.

Est-il vrai qu’un document découvert récemment permettrait de fixer l’époque où la légende de l’adoration des Mages aurait pris corps, ou du moins aurait pénétré dans l’'Evangile? — Un texte syriaque (dont on ignore l’auteur, bien qu'il ait été attribué à Eusébe), publié en 1866 par W. Wright, représente Balaam prophétisant la destruction des Assyriens par les Grecs et le lever d’une étoile en Israël. La prophétie aurait été communiquée par Balak au monarque assyrien d'alors, et déposée dans les archives royales. Au moment voulu, sous le régime de Pir Shabour, l'étoile apparut, en effet, et des Mages furent envoyés au pays des Juifs. Le texte même de cette pièce aurait été plus tard recherché et trouvé par des gens « au courant des Saints Livres » qui avaient été frappés de l’accord entre le texte sacré et le récit qu'on leur faisait de l’histoire merveilleuse. Le colophon final du manuscrit semble indiquer que cela eut lieu

dd mi de mt A à do

en l’an 430 (de l’ère des Séleucides), sous le . règne d’Adrien César, et l’épiscopat de Sixte, évêque de Rome, c’est-à-dire l’an 118-119 de notre ère!.

Mais d’abord, pourquoi les « Saints Livres »

dont il est parlé dans ce document ne seraientils pas les écrits chrétiens du Nouveau Testament? Les recherches faites pour retrouver le texte d’une lettre que la légende disait avoir été écrite par Balak ont bien pu être inspirées par le désir de donner une confirmation au récit de saint Matthieu. C’est le sentiment de Th. Zahn et de W. C. Allen?.

Ce n’est là qu’une hypothèse, mais voici qui est certain. Avant l'an 107, saint Ignace suppose déjà l’histoire des Mages si connue, y compris l'apparition de l'étoile, qu'il s'étend avec complaisance et non sans quelque exagération, sur la grandeur et l'éclat du signe donné par le ciel, pour révéler la naissance du Fils de la Vierge”.

1 Le texte syriaque a été publié dans Journal of sacred Litterature, New series, vol. IX et X, April et Octob. 1866. IL a été représenté comme la source de MaTrs., 1, 1, par Cony- — beare, dans The Guardian, 29 april 1908, et par Schmiedel * … dans Encycl. bibl., de Cueyxe, Il, p. 1892-1893.

2Tu. Zanw, £inleit. in das N.T., II, p. 266; W. C. ALLen, À critical and exegetical Commentary on the Gospel according to S. Matthew, 1907, p. 22.

3 Ad Ephes., xix.

L'adoration des Mages n'a pas la même signification que celle des bergers. La révélas tion faite à ces sages de l'Orient, étrangers à la religion juive, affirme nettement, au seuil de l'Evangile, le caractère universel du salut apporté par le Christ. Or, la catholicité du christianisme n'étant pas particulièrement accentuée dans la suite, nous avons peutêtre dans cette circonstance une preuve nouvelle que saint Matthieu tient le contenu de ces deux chapitres d’une source particulière: Dans la personne des bergers, le troisième évangile entend bien convoquer à la crèche“ des privilégiés. Ils doivent cette faveur à la simplicité de leur condition et à la droitures de leur âme. La « bonne volonté » se rencontre avant tout parmi eux. Encore ici saint Luc reste l’Evangéliste des pauvres. Entre les deux Epiphanies, il a choisi celle des petits et des humbles.

3. Massacre des Innocents. — L'événement est assez remarquable. S'il avait eu lieu, Fla-. vius Josèphe, qui s'étend longuement sur les: cruautés d’'Hérode, en aurait parlé. Telle est la difficulté. |

La prétendue invraisemblance se fonde sur tout sur une estimation exagérée du nombre des enfants qui ont été massacrés par l’ordre

-d'Hérode. Etant donnée la population de la “bourgade de Bethléem, les enfants au-des-

sous de deux ans ne devaient pas y dépasser vingt ou trente. Josèphe a bien pu connaître le fait du massacre sans avoir à le raconter; pour donner une idée des atrocités commises de sang-froid par le vieux tyran, l'historien n'avait que l'embarras du choix. Son acte

“d'accusation reste encore assez chargé, puis-

qu'il met au compte d'Hérode l'assassinat de

“sa femme Mariamne, de sa belle-mère Alexan-

“dra, de ses trois fils : Aristobule, Alexandre

bet Antipater, de son beau-frère Costobar et

de son oncle Joseph, sans parler d’une héca-

“tombe de Pharisiens, et de l’ordre qu’il donna “en mourant de massacrer un grand nombre “de notables, qu'on devait réunir dans lhip- -podrome de Jéricho.

Avec de pareilles mœurs, la disparition

d’une vingtaine de petits enfants, nés pour

la plupart d’obscurs paysans, n'aura pas dû

“fixer tellement l'attention publique. D’autant

. plus que le texte de saint Matthieu ne dit pas que l’exécution se soit faite partout le “même jour, ni qu'on ait recouru à un mode uniforme de mort sanglante. Il ne faut pas s'en laisser imposer par la mise en scène de l’iconographie traditionnelle.

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198 L'ENFANCE DE JÉSUS-CHRIST $ 4. La fuite en Egypte. — M. Usener se de-« mande pourquoi l'Egypte nous est représentée comme le lieu de refuge de la Sainte Famille!. Dans sa réponse, il fait tout d’abord observer“ qu'à cette époque, alors que la colonie juive se trouvait nombreuse et prospère à Alexan-« drie et dans tout le Delta du Nil, il était na-« turel qu'un artisan, contraint de quitter la“ Judée, prit le chemin de l'Egypte. Cette“ observation est de tous points judicieuse. Ce

que le même auteur ajoute l’est moins, et même pas du tout. « Cependant les idées mythologiques ont eu encore ici leur in-

fluence; c’est en Egypte que les dieux olym-

piens, attaqués par le géant Tryphon, s'étaient

enfuis. » Voilà qui est en retard d'au moins. cinquante ans!

+ + | 5. Les généalogies de Jésus-Christ. — (Marre, 1, 1-17; Luc, 1, 23-38.) Elles ont de tout temps divisé les exégètes, ce qui n'a pas facilité la tâche de l’apologiste?. Comment expliquer que Jésus se trouve ici rattaché à David par deux séries d’ancêtres, où l’on ne rencontre que trois noms identiques? Nous avons déjà dit que ces documents, quels qu’en

l Encyclop. biblica, de Cueyxe, III, 3351.

2 Cf, OniGen., Cont. Celsum, I, 32; Micne, P. G., xt, 852,

+ soient le sens et la portée, ne démentent pas la naissance virginale du Christ'; présentement, nous voudrions ramener à quelques points fermes la réponse qu’il convient de faire à la difficulté créée par leur divergence.

a) On peut accorder tout d’abord qu'aucune des solutions proposées n’est pleinement satisfaisante; mais une explication sans réplique n’est pas nécessaire pour maintenir la valeur d'ensemble de ces documents généalogiques.

b) Le plus ancien essai d’apologie, qui soit connu, date de Jules Africain, au début du au° siècle. D’après lui, Jacob serait le père réel de saint Joseph (Matru., 1, 16), tandis que Héli serait son père légal, aux termes de la loi juive dite du lévirat (Luc, 171, 23). Cette opinion d’exégète — car Jules Africain lui-même n'y voit pas autre chose? — ne semble pas avoir eu, tout d’abord, un grand succès; mais, avec le temps, peut-être grâce à l'autorité d'Eusèbe, elle devint courante, et elle le resta du v° au xv° siècles. C’est alors que Annius de Viterbe (1490) pensa la rui-

1 Ci-dessus, pp. 73-83; 122-123.

2 @ Kai qui arn paléru, eè rat un Euudprupos èctt, T@ un xpeérroon à Gmestépos Eye eëèretr. To pire Edoyyéluor rorus drfae y», dans Eusèee, Æ. E., 1,7; Micne, P. G., xx, 97.

3 Cf. Eusëse, loc. cit., col. 89.

és, 0" +2 HR Lo De led.

ner par la base, en proposant de voir dans saint Matthieu la généalogie de saint Joseph et dans saint Luc celle de la Sainte Vierge.

Cette hypothèse fut reçue avec faveur par un grand nombre de théologiens, au xvi° et au xvil°-siècle, surtout du côté des protestants. Elle garde encore les préférences de M. Bacuez et de Ms Le Camus!. Cependant, il n’est pas difficile de voir son côté faible : les Juifs n'avaient pas l'habitude de dresser une généalogie des ancêtres maternels; puis, et surtout, personne dans l'antiquité, pas même saint Irénée?, n’a mis en doute que les deux généalogies ne soient de saint Joseph. L’unique avantage de l'opinion moderne est sa commodité, elle supprime la difficulté, en dispensant de réduire à l'unité les généalogies en question.

c) De nos jours, on constate une tendance marquée à retenir le point de départ du système ancien, qui est de voir, aussi bien dans saint Luc que dans saint Matthieu, la généalogie de saint Joseph. Seulement, au lieu des

ancêtres selon la chair (Matthieu) et des ancé-

tres selon la Loi (Luc) — ou inversement,

1 Bacuez, Manuel biblique, HI, n° 116; Le Camus, Vie de J.-C., I, p. 156.

SAIT =xT 0:

“d'après des auteurs modernes! — le premier “évangile représenterait la succession légi- “time, d’après laquelle les droits davidiques seraient descendus par saint Joseph jusqu’à - Jésus, tandis que le troisième évangéliste “entendrait produire la liste des ancèétres (réels “ou légaux), qui rattachent Jésus à David par saint Joseph. La première généalogie ferait voir comment Jésus est l'héritier des promesses faites à David; elle serait donc conçue du point de vue juridique. Un’ successeur n’est pas nécessairement un fils; Joseph peut être l'héritier de Salomon et de Jéchonias, tout en restant la postérité réelle, de par la nature ou la loi du lévirat, de l’autre lignée, qui rejoint David par Néri et Nathan?.

La

1 Cornezy, /ntrod. in N. T. libros sacros, I, p. 201. 2 Un des pivots de l'explication détaillée de ce système est le lien qui rattache Zorobabel à Jéchonias. D'après - Jérémie (xx, 30, cf. xxxvi, 30), Jéchonias et ses descendants sont rejetés par Dieu, ils n’auront plus jamais aucune autorité sur Juda; mais il n’est pas dit, pour autant, que le roi maudit ait été en réalité sans enfants. Le texte de Jérémie donnerait plutôt à penser le contraire, et l'auteur des Paralipomènes (1 Paralip., ‘in, 17), à qui la prophétie . n'était pas inconnue, énumère sept, peut-être huit enfants … de Jéchonias. On peut donc conjecturer que dans saint Mat- “thieu (1, 12) ‘Isyovées Syémmse rèv Exahuid veut dire Jéchonias meut pour successeur Salathiel, dont le père est, d'après À saint Luc (im, 27), Néri. Le fils de Néri, descendant de - David par Nathan, aura été substitué, par une disposition “ divine, à ceux de la lignée de Salomon, rejetés dans la per-

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