‹ L'enfance de Je?sus-Christ :Chapitre 6 sur 66 · VIII AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

VIII AVANT-PROPOS

ment que nos évangélistes ne se sont pas montrés plus exigeants que les meilleurs d’entre les historiens profanes.

Est-ce à dire qu’il faille renoncer à toute justification critique de l’authenticité et de la vérité des textes qui concernent les origines et l’enfance de Jésus? Non, assurément; sans quoi, nous n’aurions pas pris la plume. Seulement, il importe de bien préciser d'avance la méthode et les limites de cette apologie.

L'histoire suflit à établir que nos croyances sur l’origine et l'enfance de Jésus-Christ rejoignent la foi chrétienne primitive, celle de la génération qui a vu paraître les évangiles canoniques.

De tout temps, l'Eglise orthodoxe a envi-

sagé comme des réalités historiques la conception virginale du Christ, ainsi que les événements qui l’accompagnent dans le récit

de saint Matthieu et de saint Luc. Ce faisant,

a-t-elle eu tort ou raison? La question ainsi posée comporte une double réponse. La première a une portéé d'ensemble, elle se fonde sur les preuves générales que le christianisme fait valoir en faveur de sa vérité. Si l'Eglise du Christ vient de Dieu, si, par une prérogative divine, sa foi est restée à l'abri de l’erreur, nous n’avons pas le droit de distinguer dans son symbole ce qui est à retenir

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