‹ L'enfant de BrugesChapitre 27 sur 83 · AO · texte numérisé non relu

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mais il paraît avoir surtout travaillé d’après des paysages gravés à l’eau-forte. Il est très curieux de comparer son œuvre au modèle. L’eau-forte lui a donné le motif mais il l’a toujours modifié et transformé, et l'impression lui est devenue personnelle.

Ce serait une puérilité de se demander jusqu'où serait allé cet enfant de génie s'il eût vécu; mais il n'est pas douteux que son œuvre, belle en elle-même, ne présente un phénomène absolument unique dans l’histoire de l’art.

PRÉCURSEUR, 8 mars 1873.

L'exposition des petits tableaux du jeune Van de Kerkhove au Cercle artistique excite un vif intérêt de curiosité. Une polémique fort vive est engagée au sujet de ces œuvres qui dénotent à un haut degré le sentiment de la couleur mais auxquelles on reproche de n'être point entièrement de la main de l'enfant. Le père du jeune artiste reconnaît que son fils a consulté les gravures pour ses ogives, son architecture, ses constructions romaines ou gothiques; M. Jean Rousseau, l’'éminent critique qui enseigne l'esthétique à l’Académie d’Anvers, incline à admettre que les sites ont été également empruntés aux gravures. Quant à la facture, le père dit n’avoir donné que des conseils, en général, peu suivis. Une enquête sérieuse, faite par des hommes compétents, trancherait ces questions délicates. M. Van de Kerkhove l’accepte; pourquoi ne se ferait-elle pas? En attendant les tableautins sont fort admirés et l’on ne peut méconnaître qu'ils sont dignes de l'intérêt qu'ils excitent.

L'OPINION, Anvers, 9 mars 1875.

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