CORRESPONDANCE
Bruges, le 6 avril 1875.
Monsieur le Rédacteur en chef de l'Écho du Parlement, Pour toute réponse à la lettre de M. Van Hove, insérée dans
votre journal en date d’hier, je viens vous prier de vouloir insérer dans votre prochain numéro la note ci-bas : Je vous présente, Monsieur, mes civilités.
J. VAN DE KERKHOVE.
Je soussigné, Ch.-L. Letten, lieutenant-colonel en retraite, déclare, dans l'intérêt de la vérité, qu'étant allé voir, accompagné de ma femme et de ma fille, les tableautins de Fritz Van de Kerkhove avant leur départ pour Bruxelles, avoir rencontré chez M. Jean Van de Kerkhove, père du précédent, M. et Mme Van Hove qui s'y trouvaient dans le même but, et que Je n'ai entendu de leur part que des éloges sur le pauvre mort, sans que je leur aie entendu formuler le moindre doute sur l'authenticité des tableautins exposés. M. le gouverneur de la province s'y trouvait également, et M. et Mme Van Hove lui ont été présentés.
Bruges, le 5 avril 1875. (Signé) LETTEN.
(N. de la R.) Cette lettre, au lieu d'infirmer celle de M. Van Hove, la confirme. En effet, cet artiste a déclaré qu'il n’a pas voulu chagriner M. Van de Kerkhove en combattant sa manie. On remarquera d’ailleurs que la lettre ci-dessus n’essaie même pas de contredire le fait capital révélé par M. Van Hove, à savoir que M. Van de Kerkhove avait exécuté devant lui quarante à cinquante petits paysages identiques à ceux du Cercle. L'affaire reste donc irrévocablement jugée.
LA FÉDÉRATION ARTISTIQUE, 9 avril 1875.