LE
En présence de la malveillance inqualifiable et injuste avec laquelle on poursuit la mémoire du jeune Fritz Van de Kerkhove, nous nous faisons un devoir de déclarer, que nous avons tous, et à plusieurs reprises vu peindre cet enfant à ses petits panneaux dans l'atelier de son père, etc.
Signé : Ep. D. CaAuwE, FLORENCE DE Bucx.
M. Cauwe et ma sœur Romanie peuvent en témoigner également. Je reconnaîtrais facilement les tableautins auxquels j'ai vu travailler.
Le jeune et regretté Fritz Van de Kerkhove. que nous aimions tous, venait
de temps en temps dans ma maison, et plus d’une fois j'ai remarqué que ses mains étaient salies avec de la peinture à l'huile.
Bruges, le 11 mars 1875. DR EU ir des Igné : N.
Le soussigné déclare sur son honneur qu'il est à sa connaissance que le jeune Fritz, fils de M. Jean Van de Kerkhove, s'èst occupé dès son plus jeune âge, de peinture à l’aquarelle et à l'huile, qu'il ne jouait presque jamais, si ce n’est aux cartes. Un jour qu'il est venu chez moi, il s'est mis à regarder assez longuement les estampes et dit tout-à-coup à ma femme : « Madame, tout ce que vous avez ici ne sont que des croûtes, moi je vais vous faire des tableaux, Je demanderai à papa qu'il vous les donne. » Nous étions voisins, et toute la maison aimait le pauvre enfant qui était la bonté même.
Bruges, le 10 février 1875.