‹ L'enfant de BrugesChapitre 70 sur 83 · MADAME X · texte numérisé non relu

MADAME X

(Ne désire pas que son nom figure dans les journaux).

Mad. X*** a vu peindre Fritz à des panneautins de tous genres, mais ne peut certifier s’il les achevait. Le père lui a souvent parlé du talent naissant de son fils, disant qu'avec les restants de la palette il trouvait de nouvelles colorations qui le surprenaient. Parfois, le petit rangeait ses panneaux les uns à côté des autres, près de la fenêtre, disant : « J'en ai pourtant déjà tant. » Le petit prenait comme un voleur la palette de son père, en mêlait les couleurs et trouvait ainsi des effets qui impressionnaient favorablement celui-ci.

L'enfant avait un aspect peu spirituel, mais posait souvent des questions qui trahissaient un esprit investigateur. Madame X*** se rappelle l'avoir vu travailler à deux panneautins (1), à un surtout, où se trouvait une porte, l’autre avec un moulin, tous deux dans des tons neutres.

Peu de personnes se sont trouvées aussi souvent dans Letélier 4 M. Mon de Kerkhove que la famille X***. Souvent le petit peignait des ciels singuliers et soutenait les avoir observés ainsi ; il peignait donc des ciels et des arbres.

Tout ce que Mad. X*** a vu, remonte à trois ans, donc vers 1872. Le petit peignait avec un couteau à palette.

Confirme, de tous points, la déposition précédente. L'intelligence de l'enfant, sa vocation pour la peinture, sa manière de procéder, l'authenticité même de deux œuvres exposées, y sont nettement établis.

MADAME Y*"* (sœur de la précédente.) Mad. Y*** a vu les panneautins avant leur départ pour Bruxelles et EN A

RECONNU PLUSIEURS, le Moulin de St-André, ENTRE AUTRES. — Tous étaient ordinairement dans le genre des n°5 2 et 3. Mad. Y**”* a vu posi-

(1) Parmi ceux qui ont été exposés. Note de la Rédaction.

. tivement faire le moulin de St-André — largeur comme le n° 3 et le double en hauteur.

Inutile d’insister sur la valeur de ce témoignage.

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