‹ L'enfant de BrugesChapitre 72 sur 83 · M. VAN DE WALLE, PÈRE · texte numérisé non relu

M. VAN DE WALLE, PÈRE

Confirme la déclaration de son fils.

M A SIRET:

Voir les extraits de son dossier, dans le Journal des Beaux- Arts. Opinions et témoignages connus, d'ailleurs, depuis longtemps.

M. LÉOP. VAN DYCKE, antiquaire à Bruges.

M. Van Dycke a vu Fritz continuellement, à côté de son père, ébauchant des panneautins, mais jamais il n’en a vu achever.

M. Van Dycke se rendait chez M. Van de Kerkhove à deux ou trois mois d'intervalle ; l'enfant travaillait au couteau à palette, jamais au pinceau.

Le témoin n’a jamais vu, de près, un panneautin; il ne les voyait qu’en passant à travers la chambre où se trouvait l'enfant Ses relations avec M. Van de Kerkhove n'étaient que des relations d’affaires qui remontent environ à deux ans avant la mort de l'enfant, vers 1871. Jamais M. Van Dycke n'a entendu parler du talent de l'enfant, ni par M. Van de Kerkhove ni par d'autres. Le panneautin que possède actuellement M. Hymans a été acheté par M. Pickery ; il pouvait avoir 15 cent. de large sur 6 de haut; i/ était entièrement fait au pinceau (1).

La déclaration écrite de M. Van Dycke est plus précise et rectifie la première qu'il a faite, étant pressé. Le prix de 100 fr. donné pour le panneautin susdit, a été demandé par M. Van Dycke; on l'avait d'abord demandé a celui-ci en communication, puis on l'a acheté.

Suit une opinion sur le talent de M. Van de Kerkhove, assez obscure et inutile à la question.

Enfin, voilà un indifférent, qu'on n'a pas pu circonvenir, puisque jamais le père ni nul autre ne lui a parlé du talent de

(1) C'est le panneautin identique signalé par nos adversaires, et, qui, en définitive, est un Naufrage avec figures, fait et signé par le père et exécuté «entièrement au pinceau » (Note de la Rédaction).

Fritz. Mais 1l a vu peindre l'enfant phénomène, cette constatation nous suffit. Il résulte jusqu'ici des attestations précédemment publiées, que M. Van de Kerkhove, soit dédain, soit modestie, ne se montrait pas précisement prodigue de ses confidences et qu'il n'était pas plus vantard du génie de son fils, — qu'il n'appréciait point, du reste, à sa valeur réelle — que du mérite de ses propres œuvres. Il n'embouchait pas la trompette, ergo, son fils ne peignait pas. Avis aux pères dont les enfants montrent des talents précoces. Pour être crus sur parole, il faut qu'ils aient joué de longue date, au naturel, le rôle de claqueur du Père de la débutante.

M. RONSSE, conseiller communal à Bruges.

Récit des tergiversations de son tapissier, M. d'Hooge, essayant tour à tour, de contenter chacune des parties qui l’emploient toutes les deux. Tantôt il a vu peindre l'enfant (Voir sa déclaration remise à M. Van de Kerkhove), tantôt il ne l’a pas vu etc., etc. — Les deux déclarations se neutralisent.

M. X'*”, particulier.

Demande à ne pas être nommé.

Encore à propos du tapissier d'Hooge. — Insignifiant.

M. MAZEMAN, père (encadreur.)

M. Mazeman, se rendant chez M. Van de Kerkhove, a trouvé Fritz à un panneau, et travaillant à de petits tableautins dans le genre de ceux que l’on fesait encadrer chez le témoin. Les petits tableaux encadrés ont été livrés le 28 novembre 1873 et étaient alors, depuis 3 à 4 semaines, chez le témoin; à ceux-ci, cependant, M. Mazeman n'a pas vu travailler. Pendant que ce dernier était à la besogne, il a entendu le père Van de Kerkhove donner des conseils à son fils, à propos de tableautins dont celui-ci s’occupait. M. Van de Kerkhove a fait appel aux souvenirs de M. Mazeman à propos de tableautins auxquels il a vu travailler Fritz; ceux-ci signifiaient déjà quelque chose ; c'étaient des paysages dans le genre de ceux que l’on représente au témoin ; les couleurs y étaient très-empâtées; quand M. Mazeman reçut les derniers tableautins à encadrer, ils n'étaient pas encore entièrement secs.

A vu travailler l'enfant et a constaté le choix des sujets ainsi que le degré de consistance de la pâte. Pas un seul témoin, ayant été en rapport avec le père, n'ignorait que Fritz peignaïit.

M. MAZEMAN, fils (Encadreur.)

M. Jul. Mazeman déclare que le numéro 2 qu’on lui présente a été encadré dans son atelier. Depuis le 22 novembre 1873, M. Van de Kerkhove n’a plus fait encadrer de semblables tableautins chez M. Mazeman. Ceux-ci étaient»

déjà alors, signés : Fritz Van de Kerkhove et Fritz et Jean Van de Kerkhove (à).

Déclaration peu importante.

Page 1