TOUS LES BONHEURS VIENNENT A LA FOIS
Sur son bureau, le rapport des médecins chargés de l'autopsie attendait le ju:^e d'instruction.
Il s'en empara fiévreusement et le lut avec une attention minutieuse, bien que ce rapport ne pût, désormais, lui apprendre grand'chose.
Toute la question était de savoir si l'enfant avait été précipité vivant, ou déjà mort, dans la carrière ab.mdonnée.
Il y avait trois cas possibles, dont deux à la charge de la prévenue, et l'un qui l'eût innocentée en partie :
1° Elle pouvait avoir jeté son enfant vivant :
2° Elle pouvait l'avoir tué, avant de le précipiter dans la carrière abandonnée ;
3** Enfui il y avait le ca? où, l'enfant étant mort de mort naturelle, la mère eût simplement cherché, pour une raisor quelconque, à se débarrasser secrètement du cadavre.
Dès lors, il n'y aurait pas eu, à proprement parler, infanticide.
C'était là ce que craignait M. Dalifroy, et cette crainte était ce qui le rendait si avide de connaître l'opinion des médecins et le résultat de l'autopsie .
Sa lecture 1j rassura.
C'était bien d'un infanticide qu'il s'agissait, d'un véritable infanticide ayant toute la criminalité désirablo.
L'enfant était mort, il est vral^.quand il avait été précipité au
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fond du puits d'exti'action, mais il avait été ët:GLÏ*rfêJ''Pâi ^cî'e'^lM|i auparavant. ' ' ■■" ■ ' ;'■ -^'' aJ ^'i-/ /■>.■. ^^nb .>;;((•. uo
A ce sujet, aucun doute. -nolU)
Les médecins affirmaient le' fâ^t tU ^ fftçoii'lal'iplUfe Ccv'té^orique, et le démontraient de la 'façon la plius Glaire, pdt*^ l'état* idfé congestion des poumons du pauvre petit être. 'i'pï>u]« ^mik.'Jhuj 'vjlls allaient plus loin même, et ils expliquaient-! i(Solîifi^eT*fr'4ÊJ suffocation avait été produite, en pressâ-ntrwssqenlaifîiliiis iiM?'5^ bouçhjg, d,u,ib,4^9; fio jômmeî eiieo QiUQmeh ùo iifiVBa no'l iB
L'écrasement violant des^yî'es,îtyp;i^fta^ j^jb, d^&iiatintNSifîamRfe que la trace, restée visibk^^t}es| ^^l,9^-|Sj£ii^^^^, .gpt^^^y^^^ visage, et du pouce sur le côté droit, .racontaient le drame,etle faisaient revivre, avec une netteté formidable.
Du reste, les mêaecms déclaraient aussi que Tentant était parfaitement constitué, et ne portait' eii "lui- aiiciiiV' germe ae^ lÂ^îaîî?^? iijBVJB no'jjp 90 issoi ,6un87è'î ; ' i> alflsmdJô'/ asJ
■'••li'Î!iy[ra^L^itV'^é'lîîu^'> tA^'fi^œ^ çj.ijj^y^ .oliu^oo/ii no«
^l^lifs^fï'^tiiteKW.^^^*^^^ iviOB fi&VB îup ^amêm-iul biBn^ioq sJ Point de lanf-es:^"^*ï ^ èJsfioB èià gjsq liovfi'n JiB?,8iBi/iq çsrni'co Aucun morceau d'étoffe, qui -pï-aftlè^ fiP5T«#\lây ^éëè tfecherches ultérieurël:^-'^^ "^i*^^^'^ hj^lsqqi;! oa on lanuraifi iu.c)i>A
La mère; 'ai ii'étaît eWo tjiHPavaii^étt'ffé^n^^Miïpl^-aîf^^s toutes ses précautions pour ne point laisser de traces atl-i^àyéi-^ trîbè^. \ *â?uoJi ôlima'fa sigqoiiîfi'I ^nomdllanuijsn HbÏ iijsvjs nO
Au procès-i^érmi^^^a'î<èt&|/àfë''i^Mi/''ji^i^M^a¥^%Mil^ê^B^' Ë^^.^
pr^^^ér4v*détërniinéia mdri'^ ^^-^^^^ ^«^P inomôupîiiJnaiOH :}i.6.) Ce rapport,^"c^è§^%iite^]brcmi'èi-ë'ieétèM;^%i.^^^^^^^
loi-v«ûâ]Çi^n^3Sëii5lj^g}^,beVf^?pa^te'-^oiî§Mé "té'nîë^^^hxis^A mémoire. .oldJjqKJOiy ^il 'Wc- feulq iioa jîoi'ï jiioijsfi
L'absence de langes, ae vêt^i!A^éâé(Jyè'I&}l5tfeïîllifW^^ avai t d'éiWtÛ ^ ^mmkr^^ sbh^vikg'ëV'fcâii^'èë' b«^ift*'(^ti ^tfrt 'ri^i^^. •^cik'^%^»ébtip,-se§^lê¥î^.'î'ây' dFsserm'emS Mà^ém-^y^^i^^ii-
C'était sa manière de souî*iï'élf^f<C'?i''q J^I «^^^ ctni^moIfin-L'îs u.b Inîoq «H'-^Vénaît '- 'd^'^eiîïieriàU ;^'èl'i't' ëubrëëall' ^d'étôff e ^WJlre HH^Wi'^i^tt-
i;ii;Nf>VI\T j^E )VA»1ANT 79
Isk^aife et arraché, é.viclQmmeiit^ l^.rxj)b^. 4® ly"- "^Prî^M: moment ou elle se dirigeait vers la champignonnière de la rou,^;^ Qhâtillon. j,,. -
.( TTTiO a prepd, toutes les précautions imag-inables ; oa croit avoir t0Wtr,prévu><^.^'nTf.lîiuri1aiurft-iî^ilj avec satisfaction ; -r*- mais il y a toujours quelque chose .qui dénonce le coupable^, et le crime fcdsse toujours derrière lui5>UaB'tca>«ejU -si faible, si insignifiante qu'elle soit en apparence. ■- >^m "' , 'fiî ]
Si Von savait où demeure cette femme, on retrouverait certainement la robe où manque le morceau enlevé.
'La journée continuait à être bonne.
Elle allait devenir excellente.
11 n'était que temps, car le reste de l'enquête marchait mal, ou, du moins, ne produisait rien.
Les vêtements de la prévenue, tout ce qu'on avait saisi sur ellb, n'avaient amené aucune découverte de nature à lui enlever son incognito.
Le poignard lui-même, qui avait servi à l'accomplissement du crime, paraissait n'avoir pas été acheté à Pans.
Jl était de fabrication étrangère. •!'>*■
Aucun armurier ne se rappelait l'avoir vendu.
Tous affirmaient, au contraire, qu'il ne sortait pas de leur boutique.
On avait fait naturellement l'autopsie d'Emile Rouget ; mais cette autopsie ne pouvait rien apprendre de nouveau.
Elle disait la nature et la direction de la blessure; elle constatait scientifiquement que cette blessure étant mortelle, le blessé en était mort, — ce que Ton savait, — et c'était tout.
Les recherches faites dans le passé d'Emile Rouget n'apprenaient rien non plus sur le coupable.
Sa présence n'y était point sigfialée.
Ainsi que tous les jeunes gens, il avait eu des maîtresses.
Mais on retrouvait les unes, — filles faciles, — ou on avait Ite signalement des autres, — et ce signalement ne correspondait point au signalement de la prisonnière.
Cependant, dans une maison habitée par la victime à son
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arrivée à Paris, le concierge se rappelait avoir vu une jeune fille qui aurait pu être Inès.
Elle n^était venue qu'une fois.
^' ïllle était rostée peu de temps, — et Emile Rouget avait dit au portier de répondre à cette personne qu'il était sorti, si jamais elle se représentait.
Cette recommandation avait frappé le concierge et gravé la visite dans sa mémoire.
Malheureusement, cette jeune fille n'était point revenue et Emile Rouget n'avait point dit son r.om.
Les papiers du jeune homme, mis sous scellés et visités soigneusement par le juge d'instruction, contenai,ent un certain nombre de lettres de femmes d'écritures différentes; les unes signées d'un nom de baptême, d'autres signées d'une simple initiale, plusieurs, en petit nombre, sans aucune signature.
Ces dernières, courtes, contenant des expressions d*amour passionné, auraient pu être de l'auteur de l'assassinat ; mais, pour s'en assurer, il aurait fallu connaître son écriture et on se rappelle qu'Inès n'écrivait point dans sa prison, et refusait de signer ses interrogatoires.
— Il n'y a que l'arrestation du com.plice, de l'homme qui raccompagnait chez madame de Séverin , qui pourrait faire la lumière sur ce mystère, — se disait M. Dalifroy.
Toute la police le recherche ; mais le signalement est bien vague, et, à moins d'un grand hasard, ou d'une circonstance imprévue...
En ce moment, comme si la Providence qui veille sur les bons, avait dirigé un œil particulièrement bienveillant du côté de M. Dalifroy,..la porte du cabinet du juge d'instruction s'ouvrit et l'huissier de service entra.
— Que me voulez-vous ? — demanda le magistrat.
— 'Un des témoins assignés l'autre jour est là, qui désirerait parler à M. le juge d'instruction, pour une communication importante. . .
,^ — p A-t-.il doi^né s^ri ^^om ?
— C'est un nommé Jean, le valet de confiance de madame de Severin.
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— Qu'il entre ' — s'écria vivement le magistrat.
Q.rv>e.U.U m-annonccr; - ajoutJi4^U"^h ;iul'^*nêmé, avec
une arfleiite curiosité.
M. Jean fut introduit.