LIVR
— Cela m'étonnera, — reprit le jeune homme, à moins que je ^ne sois victime de quelque ressemblance qui l'ait trompé.
— - Je m'attendais à cette réponse. Mais votre complice, elle, ne peut être trompée par une ressemblance. Puisque vous m'y forcez, je suis obligé de vous dire que c'est elle qui vous a dénoncé, comprenant qu'elle ne pourrait obtenir quelqut3 indul-* gence que par son repentir et sa sincérité.
Ivan, qui était resté jusque-là impassible et parfaitement indéchiffrable, eut un léger mouvement, mais non de terreur et d'inquiétude.
On aurait dit, plutôt, qu'il se rassérénait, et ce fat avec une sorte de sourire, d'une expression à la fois un peu triste et très méprisante, qu'il répliqua :
— Monsieur, la ruse que vous employez et qui est fort connue, ruse qui consiste à faire croire à un accusé, car je vois bien que je le suis, que son prétendu complice l'a dénoncé, pour Tamener à parler, par esprit de colère ou de vengeance, ne peut réussir ici. Je n'ai commis aucune espèce de crime ; je n'ai, par conséquent, aucun complice qui puisse m'avoir dénoncé, et je ne sais môme pas ce que vous voulez dire.
M. Dalifroy écouta gravement cette réponse.
Son attaque précipitée pouvait passer pour une maladresse ; mais cette maladresse était volontaire.
Il se sentait en face d'un homme trop intelligent pour supposer qu'il tombât dans un piège aussi grossier, — ainsi qu'Ivan Daniloff venait de le qualifier justement.
Seulement, il voulait savoir comment le jeune homme y répondrait.
Or, l'assurance du Russe lui prouvait que l'entente avec la jeune fille était, à n'en pas douter, des plus sérieuses et des plus complètes, et qu'ils étaient aussi forts, qu'ils seraient aussi muets, l'un que l'autre.
— Ils doivent s'aimer ! — pensa-t-il. — Ils sont jeunes tous les deux, et il a la certitude qu'elle n'a pas parlé, qu'elle ne parlera pas de lui. On ne croit ainsi qu'à la femme qui a su inspirer une passion violente.
La réflexion de M. Dalifroy était juste.
Evidemment, Ivan avait nie la dénonciation de la jeune fille avec un accent différent de celui de ses autres dénégations, — accent plus chaud et chargé des échos lointains d'une foule d'arrière-pensées.
Ces nuances, si faibles qu'elles fussent, ne pouvaient échapper à un homme aussi habile que AI. Dali froy, 'aussi habitué à étudier le jeu de toutes les passions, de toutes les terreurs, de tous les espoirs, chez un prévenu soumis aux commotions inattentendues d'un interrogatoire, dont chaque péripétie est calculée pour surprendre et arracher les secrets les plus obscurs de la conscience la mieux fermée.
— Bien, — fît M. Dali froy, aveo son plus beau sang-troid, — vous vous renfermez dans un système de dénégation absolue, qui pourrait réussir momentanément, si je n'avais d'autre part des preuves positives.
Il sonna, un huissier ouvit la porte.
— Introduisez le témoin Jean, — fit M. Dali froy.
LE MANCUON.
Peur M. Dalifroy, cette confrontation du valet de confiance de madame de Séverin avec Ivan Daniloff, n'était et ne pouvait être qu'une simple formalité.
Depuis longtemps, sa conviction était faite sur les rapports intimes, sur la complicité du jeune homme et de la jeune fille.
A cet égard, nul doute possible, pour un observateur aussi exercé que le magistrat.
Il eût suffi du sang-froid divan, de son calme ironique, pour établir cette conviction, alors môme qu'il n'eût pas eu, d'autre part, la plus forte présomption contre « l'individu» qu'il venait d'interroger.
Un oiraiooent lacousé as f fort ■ se itrou ble< ibien, . itlijjvanjtag^v î*> /peur* ^ ou a'iffrité,: parle avec volubilité, -exposoi toutes les ^aia®j|[?i^éé4n'j taille 'toius les faits qui peuvent raiilitier; enisa .faveurtr •> ■:<?. «n /nn.
Il s'emporte, il gesticuley il iprptestej^oiijil sîahaitiidésefepjâTréj;!' s'il sent sa situation icompromisdi Jnaraijnsa aï hi\ isJ ,8niom îjQ
il $( dfâà a-bsdnceà de mémoire ou des indig'natTOïïai-r ne ?.\\oY. ~
En un mot, il patauge et fait tout c©.jqd*flljifa*ÉIJ,>p|(î!fitDfSié)iiotâ-.i/i promettre, souvent, d'une *feçoairrémédiiad)l!firilf;ijp sup JieJ'yn II
Gi?lui''là''Sèu)iîqtiv ^ pr^u 4iî'il) s€Taàt>flîoup^oéé,fa3lrètévJr'4*''>^ pohd^au contrai réij^avôo la traTiquillitéietcia Aiettetfi d'iu;ne leçonï) »; apJ3Hs6 à l'avancé.- '•!'' ^'■' -' • i' aii'i'":)b &TJi/jia .oiov anxiod jl;1 'lli^
C'était bien le cas d'Ivan Daniloffj^^ifid sb qrnjjdo ol -rua ladoîjoo
D'ailleurs, il était certain que l'auteur 'dw^ieuirtre n^aivait^pà pénétrer' chez madame de Séverin i qu'accompagiiééjfîetiisîétaîi servie d'aune i lettre d'invitation' adresiséô à^-Mj-iJefe •inadâl]l^1¥(éJ^rJ> rézoff!^ ■ ■'-' ^';^i.'' -''fi '.'i'p -r.M|.u..; :^;iiw '^n ;jjj tjjlujq 'luoiliorrr
Il était donc plus que probable que ce complicêjiifesté mys^t)i>*i i rieux, devait être Ivan Daniloffî lequel avait» recdmiu être enpô^ lation avec ses compatriotes-. • ^J-'-^'^/(oo InnQ^i MSia^inrm ui II
Etranger, étudiant, ne vivart^lioiîftt'da'ns'le moindèVîlébit>tbtil simple qu'il eût passé inaperçu, au milieu d© la foulequi rém^ ' plissait ce soir4à les salons-dë i'âJ'^euvéOilu^^fléM^; et, sans Id conscience méticuleuse que M. Jean apportait à des fondtions exdf*céè.s' par lui comme un sacerdoce, il avait dix chanees^iGOï^ti^ unô^réchapper aux. recherches de la justice^ 1" ■'^"^'•■e u« uaot iià
Tdùtes'èëè'dMuôtiôTis furé'tlt^bohfipméës'par la confrontatibïïPoy
Jêiibt'^i'fe'ésîtaî p^wirit, déclara hiettement qu'il reconnaissait4à :r personne en face de q'ai on le hiettait. ' < ' ' '
C'était bien le jeune homme qui accompagnait la- prévenue; c'était bien ce jeune homme qui avait remis en mains propres, au laquais de madame de Séverin, la lettre d'introduction au nom des époux Vérézoff.
Ivan redit ce qu'il avait déjà dit: à savoir qu'il y avait une erreur, née, sans doute, d'une ressemblance fortuite.
Néanmoins, quand le juge d'instruction annonça à Ivan qu'il se voyait obligé de tranformer son mandat de comparution en mandat d'arrestation, et qu'il allait être transféré à Mazas, un flot de
L'ENFANTMDE' L'AMANTri 935fjf
sang monta:: aux. pômm'ed3teïîcidui^(iune^ilusse^v^<îa^ no-pwtmachèi' entièpemeTrt sa vive émotion4<irjats iligajdâ k; silence, en horarae:, . qui, ne se sentant pasi^teoluitiémit mai-tro de \\ii,jiB itàii^j^en^Atu/. crainte (le-c<^miTïèttreiqit(D'l)q,ue-inipiTudenco. j ,f:);fioqmo 8 ii
Du moins, tel fut le sentiment du juge [liinsLrudtiartife /;h insa îî>..
— Nous en resterbsnsïlàipowpi aujouFd'huit, rrh dit-Mj-^EXaUfijoy^à M. Blandineatiiidèswqiialspfu'Denfc 'Veilla ens«rableii[ li jifom m/ nS
Il n'était que quatrel hed-reSyVàflarrvéritéij.cf i|reûtf^pu/»en©«ff§iq consacrer deux ibou:,np»'hooresk à! cet|b<3 affaire^ qu^ Ut i, tenait itfuït à cœjur* mai.^. il' aVait jci)nquislMn^tejpyàiiï iiïimensej,#»^Q sentiititoc; sur la bonne voie, maitre désormais de la situatio^j^etf ^ojit^i^j.p, coucher sur le champ de bataiJl^lnjGa iïfi/Vh gjso 6l aeid ïwiti'O
A'quùi ibon HQ-fm^mji? luùiuii'l aup nÏBiiso ïipAh U fgiuoIIiG'a
Il 55a.lait mieu%sï\V(0.wrÊiri.«|pttfîiip?èiïiièl^ {Vitts^ôii^. (léQiiivft^'ijsj^àq surtout,' rpe.^ieiîdeâof aîfe, ëtéâietïm lamm î h^i itèoy^m/â'Qniftv QVi hi 3ï^ meilleur parti, tt de ne plus frapper ([uc des coups certai"ns,i^ô': longtemps méditésMÎviicoy ..•. •;;<■ ^mndoiq oDp .^i.iq oriob Uniti il
En effet, il avaH affaire . à forte.pai'fci^Kîjjrî n^/I aiiê ji^yab ^yiioi-î
Il le savait bien, l'ayant constaté à ^^i,dMpênfifoo aea odVB aoi:)A
YimoniM - plus^ pour;ne,>pa.Sîri,sqjU;§fv^^}% çfita}?^^jlj^;^su^è^'?j;g^Tf le moindre faux moUvemen;tJ..!, ,.,. ,,i'r(9q,:;iH '>-\Gq ju^j ji^Lip '.Iqfni?.
Festina lente :.pi^ssmioh}m^mm%i ?.fM\k IgiiP Â^îéfê%aai}fe?rrilq risEQiea tfuv;c>ri§4)b é JiiJioqqo nsel M oup f)?Ajeluoiibrn Qonoiognoo
Il quitta donLç'sonicajbinefj aprigT'§i,VjQiÇirdQnftt^.l'or!<^%ç^^^^^ fût tenu au secret le plu^ ; <i,bsolu,;.cle ,mêwe, ;qu,e,;lawpriîiGipt^Igj,j. coupable^ et, montan^t dans ;sa. vojtuvejuU'^S^-tfiJi.iÇWduirA.filiW'f madame d<î Séverin, qu'il n'avaitiM|^§n?:#Y\^ç d^ilSi ljji>)tr^?jiljé,j4^t puis la nuit où Emile Rouget 9i>5aiiteétéua^^a5?iné,,çhQg]ejy^^f^„Qj,^.^^
Ce n'était pas jour de réception chez madame de Séverin..
Il comptait donc être introduit directement dans le petit bou^ doir où elle accueillait quelques rares amis, parmi lesquels Marc Dalifroy.
Toutefois, la femme de chambre à qui un domestiqua;! avait transmis son nom, accourut aussitôt et le pria, contre l'habitude, d'attendre au salon banal, pendant qu'elle irait prévenir madame,
— Est-ce qu'elle n'est pas seule? — demanda M. DaUfroy.
94 i;e?\Ta>t de L'A.AÎANT
— Pardonnez-moi, monsieur, — répondit la femme de chambre, avec quelque hésitation; — mais madame a sa migraine, et je ne sais si elle pourra recevoir monsieur.
M. Dalifroy fronça le sourcil.
— Dites-lui que je désire absolument lui parler, — fit-il sèchement.
Marie, c'était le nom de la femme de chambre qui était encore assez jeune et assez jolie, se retira vivement, laissant le juge d'instruction seul. Le salon où il se trouvait n'était séparé du boudoir que par un autre salon plus pet^t, qui servait de refuge aux amateurs de whist, les soirs ds réception ordinaire.
M. Dalifroy attendit environ deux minutes, sans montrer trop d'impatience, tout en jtant autour de lui ce regard circulaire et investigateur qui était dans ses habitudes, et qui semblait toujours chercher une pièce à conviction.
Puis, tout à coup, il trtssaillit, tendit Toreille, écouta une seconde, et se dirigea vers la porte par laquelle était sortie Marie, et que cette dernière dans sa précipitation, n'avait pas entièrement fermée.
M. Dalifroy l'ouvrit complètement, écouta encore pendant une seconde, l'air fort surpris, et s'avança au milieu de la petite pièce, pour gagner la porte du boudoir, d'où semblait sortir, pour lui, quelque bruit insolite et de nature à l'intéresser.
Manquant même à toutes les convenances, il était visible qu'i} s'apprêtait à franchir cette porte, sans attendre qu'on l'y invitât, quand elle s'ouvrit pour livrer passage à Marie.
M. Dalifroy s'était tellement rapproché, qu'il dut reculer devant le battant de la porte qui menaçait de l'atteindre, et la femme de chambre laissa échapper un léger cri do surprise, en même temps que sa mine fûtée et sournoise montrait un grand trouble.
— J'allais avertir monsieur que madame l'attend, — dit-elle, néanmoins, en recomposant son visage.
Et elle s'effaça pour que Marc Dalifroy pût entrer dans le petit boudoir, en soulevant la [portière intérieure qui achevait de protéger la retraite favorite de la veuve du général.
M. Dalifroy ne se le lit pas dire deux fois, et entra si précipi-
lamment qu'il put constater, en face de luf, la dernière ondulation de la portière qui recouvrait une seconde porte de sortie, donnant, il le savait, sur un escalii'-r de service.
Madame de Séveriii, qui était debout, le visage fort anime, tournait le dos à cette seconde porte et ne s'aperçut de rien.
— Qu'y a-t-il donc? — demanda M. Dalifroy, resté en arrêt, conune un chien qui flaire une piste. — Votre femme de chambre me fait attendre, sous prétexte que vous êtes indisposée. Y avait-il donc quelqu'un avec vous?
— Personne absolument. J'ai, eu effet, un violent mal de tête, — répliqua Athénaïs, en allant se jeter sur une chaise longue.
— J'aurais pourtant juré, — poursuivit M. Dalifroy, — que j'entendais une voix... et que cette voix de... de... jeune fille ne m'était pas inconnue !
— Celle de ma femme de chambre, — interrompit vivement madame de Séverin, qui ne pouvait dissimuler entièrement une certaine agitation.
— Et que quelqu'un s'était enfui à mon entrée, — ajouta M. Dahfroy.
— Vous vous êtes trompé, Marc.
M. Dalifroy s'assit gravement et prit la main de la dame, sans insister.
Il avait des soupçons; il était convaincu qu'on lui mentait !
Aussi se garda-t-il, suivant son sysiènie, de montrer davantage ce qu'il ressentait.
— Votre main est brûlante ! — dit-il simplement.
Mais ses yeux clairs ne quittaient pas le visage de madame de Séverin.
— Oui, j'ai un peu de. fièvre, — répliqua-t-elle. Elle avai.t pris une voix languissante.
— Qu'y a-t-il d'étonnant à cela, après l'épouvantable secousse que j'ai reçue... vous savez... et la révélation plus épouvantable q.ui l'a suivie?
Gênée par le regard qui pesait sur elle, elle dégagea un peu vivement sa main, et la porta à ses yeux, comme pour y cacher la trace de q^uelque larme.
M. Dalifroy ne piirut nullement ému de ces signes de scnsibi-
lité, soit qu'il n'y crût pas, soit qu'il fût incapable d'en ressentir lecontre-coup; et, ne pouvant plus étudier le visage de sa maîtresse, il jeta autour de lui ce regard investigateur auquel rien n'échappait.
Or, ce regard, en parcourant la petite pièce, aperçut, tout à coup, un objet tombé à terre, qui lui parut intéressant, car il se 'leva d'un bond et courut le ramasser, pour le considérer mieux, à la lumiè.e de la lampe, placée sur un petit guéridon, un peii en arrière de la cbaise longue où reposait madame de Séveriu. - Cet objet, c'était un manchon.
r Madame de Séverin avait, au mouvement du juge d'instruction > relevé la tête.
Fjlle aperçut le manchon et devint extrêmement pâle.
— Athénaïs ! -^ dit M. Dalifroy. en se retournant vers elle, les lèvres pincées et l'œil chargé de soupçons, — est-ce que ma fille
;est venue ici, aujourd'hui?
— Mais non ! — pourquoi cola? — répondit madame de Séverin d'une voix altérée. -— Qu'avez-vous donc? Mon Dieu, que vous êtes désagréable avec toutes vos questions ! Vous vous croyez toujours dans votre cabinet du Palais de Justice, devant
;ttn prévenu.
■. — C'est le manchon de ma fille ! — reprit-il. !■ — C'est le pareil, mais ce n'est pas le sien ! — s'écria madame de Séverin, sur le ton de colère d'une femme décidée à chercher querelle, faute de mieux. — Il est à moi ! Celui d'Emma me plaisait... J'en ai acheté un semblable... Qu'est-ce que cela vous fait ?
., Tout en parlant, elle s'était levée, et d'un mouvement brusque, elle lui arracha le manchon^ en ajoutant :
— Cette maudite Marie l'a laissé là depuis ce matin...
— Vous êtes donc sortie?
— Oui.
M. Dalifroy, les sourcils froncés, allait poursuivre ses question-," mais madarne de Séverin ne lui en laissa pas le temps, car, en s'éloignant du magistrat, elle poussa si violemment le guéridon que nous avons signalé, qu'il se renversa avec la lampe, laquelle s'éteignit en tombant.
L ENFANT V.i: i.'AMAM
'ir'.^'e.^'i-'ï no
■:.or.i iCi Vf'
II toml.til lo inaiichon no :y:i unoiseiie DalifiM}
Les deux interlocuteurs se trouvèrent dans ane olvscurité com-
— Alf!''-^-|î*èci^d''ïà%euve d'une voix aiguë, — suis-jè'^assez maladroite ! C'est votre f lute, Marc ! Vous m'agacez tellement!... Mario ! Marie !
La femme de chambre accourut aux cris de sa maîtresse.
Qu'y a-t-il ? — fit-elle en entrant et en se buttant dans les
ténèbres contre Athénaïs qui s'était placée près de la porte.
— Un accident... j'ai renversé le guéridon.
— Ne bougez pas, M. Dalifroy, vous pourriez vous blesser aux éclats de verre.
Puis, saisissant la femme de chambre interdite, elle lui mit le manchon dans les mains, en lui souffl mt à l'oreille :
— Reportez ce manchon immédiatement, sans perdre une minute, une seconde, et ne revenez qu'après m'en avoir acheté un absolument pareil.
La femme de chambre comprit sans doute, car elle se contenta pour toute réponse de gagner la porte.
— Eh bien ! est-ce qu'on n'apporte pas de lumière ? — demanda M. Dalifroy fort irrité et resté prudemment sur place.
— Mais!-'i, vous entendez bien que Marie est allée eu chercher. En effet, au même instant, M. Jean, prévenu par la femme de
chambre, apparut, tenant une lampe à la main.
— Quel malheur! s'écria madame de Séverin, aussitôt qu'on y vit clair : — mon tapis est perdu !
Jean, faites enlever tous ces débris.
Tenez, venez par ici, M. Dalifroy; nous allons passer dans le salon, pendant qu'o i répai'era du mieux possible ce ridicule accident.
Et, donnant l'exemple, elle se dirigea vers la petite pièce qui précédait son boudoir, en marchant avec précaution pour éviter les éclats de verre et de porcelaine qui jonchaient mêlés à l'huile un tapis superbe, et dont la perte pouvait parfaitement affliger,
Jean déposa la lampe qu'il tenait sur la cheminée de la pièce où nos personnag ?s venaient d'entrer, et se retira pour faire réparer le dégât du mieux qu'il serait possible.
Cette scène inattendue avait un peu interdit le magistrat.
Mais il restait défiant, préoccupé, et ne répondait que par monosyllabes à la veuve du général, qui, maintenant, lui parlait avec une extrêm.e volubilité, sans lui laisser le temps de prendre congé, comme il en avait évidemment l'intention.
— Mon Dieu 1 mon Dieu ! — disait-elle, — depuis cet affreux
événement, je n'ai que des malheurs ! Rien ne me réussit... Mon caractère change... je deviens nerveuse, distraite, irritable...
— En effet, — répliqua M. Dalifroy d'un ton glacial et ironique, — il faut que vous soyez bien nerveuse, pour avoir été aussi maladroite, et je vous trouve ben agitée aujourd'hui...
— Ah! Marc! — fit-elle, en prenant tout à coup un ton de doux reproche. — Ne soyez pas dur avec moi ! J'ai si besoin de consolation en ce moment !
M. Dalifroy haussa les épaules et tira sa montre.
— Où est mon chapeau? — fit-il brusquement.
— Je ne sais; il sera resté dans le boudoir. Voulez-vous me quitter?
— Oui.
— Attendez, mon ami, je vais vous le cherch^.n' moi-même. Elle sortit, ce disant, sans éeoufcer sa réponse.
Mais M. Dalifroy la suivit, et, apercevant sur un fauteuil son chapeau, qu'elle cherchait du côté opposé, il le saisit et s'esquiva, la laissant seule au milieu de son boudoir encure tout en désordre.
— Le maudit homme! — murmura-t-elle, d'une voix où la terreur se mêlait à la colère : — Pas moyen de le retenir. — Marie
sera-t-elle arrivée à temps?
E.MJMA.
Pendant ce temps, mademoiselle Dalifroy, car c'était bien elle qui s'était enfuie du boudoir, au moment où son père y pénétrait, avait pu, grâce à une voiture de place, regagner la maison du magistrat et monter dans son appartement.
Elle trouva là Marguerite, la femme de chambre, au service do
^00 L'ENFAM DE L'AMANT
. M. Dalifroy, depuis de longues aimées, et qui avait, pour ainsi
nourrice. .^itiiuGa Jj è^unn»
Celle-ci n'avait presqueJpa* coi!ï»iïû;jfeift'4jiryt[^ èë^ë^iïliïi^i^^^' et se la rapp.,laièiài'pQih'd,iI>'ayantlp4?rd'Ueié©trè^ Èëmél^^i'itèï "^^ Nqus,çaup?on:ii,J)ientQt'àî;^a SHoà^è de'yUiylitlVénèîkëWti^rJ^S^J^ '-^^ ^I Une fois dans sa chinibre, Emma, snns s'inqQifé^e'iJd^qaîJjf^^ si» ^^"9,M # cA^îMg^»<àrite, iUjuttu^préci^oitanlmeYSt éôï^'m-àpiniû^'ér-kéii^' par<,^s^u,,^,ut,jsf?,ïaii^3a tombent, toute hal^tati^YMt'ui^é'^clïJtïsé'^ eft'' '■ perso^n,(^,bpisQe p,i^rfquelqii<3 vi;olea^eIéraoiiorl.oI3 is ulmsiianVb ioup
-^..Qu'as-lu, donc, ma cjièfe ,<infa-nt?ïilui -djëûtarî^ lâP^VIeiHy^^^ ^^^ShH> V^/^'^PPï"ftqUa.nt d^eii/b y.vec sollicitude., o-isla/njca sb Mignjîflo ""TjiÇ^ 4H^iii¥i'i<:»l'.f* q^e j^'aii^ répliqua la jeukléliîflê (Ét(iïie'»ç'M^i^"^>'!'^ ^"ti''*^.9^9(î^(î^^'M)Uiy;i%vm^^ ^aiLoj-ns/autuotfcte.Tagei^Êfê d\î !éi-i^iii¥?l*-'i / — J'ai CXVienioa père est; arrivé, à l'improvistey ehez; Athéi'te,-'4;t>fj ^û qu'il a manqué de m'y trouver... Je^n.'ai|eu qUe-l^itêiài^ dô^^tW «^-q a la li43ifi,p,^^^j ejjQ.j gj^ oônnoJy jnornuliun Jijjac^.i^ifiq sn oliiyjj'g'DjI/:
— Alors, il ne t'a pas vue? ,noi;lj5m
— Non,.., non... lieurêusemejit*J4 Ah'l mon Dieujjo-iq an naill — Elle se releva précipitauimentj regarda uutoar d'elle, cWi^ùFW^^^^Î"^
sou^^it^^|,,^j;^^^Ile, s'était débarrassée de son cii^péau et^'dfeson]3ai;^le^§y.Sj U^ écarta d^une mairtitifîévreqsejn^uiï reviiU 'Uiî"^^f^' milieu de la chambre, l'air bouleversé. !it*ijàm
Que cherches-tu! — demanda la, vieille' gouvèrîtelritëii i^suA —
— Mon.ai;ianchon ! Est-ce^ue j^n^UJavaM]>k^;^ii eWMi "^' ""
— Je ne l'aa po^int viii'"-*'^ '^''^' "^L SJ'P ii-'.(i'l ÎI ! onno^iuq -jovr, dèil liov
— AIoi-fe,^e l^ki^ptfâiii omie.t['6^t''GJ^ "'"" ''^''''* ^^ *'^^ ^^"' u,, I ;*■■'( u,j'' 'i '.'^î'.'Mioj jji: •v'idil rijjlq -.ijâiè r!aauIo6i oflu smmoo :tnoit Elle self appabrusquenxent, le. front.„ ,r -. r • .r ir ^
, ^^V-'fef iS^^'P^^V^ ^f?^)^!m^-.-ipl^gl4^feéP(^4f .i.ûans:sorIii07£a boudoir!... Je suis partie si vite!... Et si mon père l'a apei^uu;;>b sup
Que laire? Que ,tui dire? ,, , / t ■ r r • • 4^^
aij ->-j7r m1/ -ji.;Juo(ii s asq ôo-Jai» il ,ai.',b lul ol Bis'/jjoq an qj id.
— Es-tu bien sûre? " • ■-, t j.- ^>t - ^
.lopani fiu r^.n'ib iin-cîôJa a lup inonionGon
j ^ '|^>us sommes c^iven^es^^g fe^^ug^j^ne st,i%p««.^Ilée ^li^Ma sor;, [ 1 ^"^ feW^I %yfflii\^.?l^i^ e%.^-^t!,iftBtâint^.;na'ressembraîf'f^^ueî^»^>'"-
i^.i'i.'; TiJdc; jli>- <iil J' t.-» '»"'-' - »
à c<^lJie;,^^^j(nc^U9/av9n§!rt^j*iiy)Vl^ >deux'jfoi8, ^<ià*i«e',s ft»èddë;îTai?'^^" ennuyé et soumis. .yon luon
Se«, V(^^^^j^ri|]^,ipijit djim Pftléit Àni^uiélaqtvup^o'iq J-.-i'/iî'n rj-oIIyv> Sou vi^^gQi a;?Àiii>^ té,viéUi|i,t,hil;Viqlencei;'ét.l/étfôr«iéi'>I''<^Ifl^'^ ^^ ^''^ *® Il se dégagp|i,^t,jd|e,i^q\ite^^a.»^pfâtsôitija;0 4uel<fde'éiiQS'é*'dë^difr^êff^ de cjï^|pp^,lîi,^^Hii'« 8n)i« .«nima .yidniidj ^i» an^ij »io"i ^^^^
S?t'?,^fÉjtg.^;!;^'i^fi%ieftfe /pK;>i«tiijeÊfliipc>"d'\inè>'jaua'eî'p^Scirtî/e ^fè ^â"'^^' clasSje, 0^ > ;4,f [; gç^ft I jé4iij;jc;i tijon^ du i plMôt, 4'1" ^'y «'i êi«it ^i ï^" j ^' ' liè' lïtiî s ^ '^ ^ quoi d'inattendu et de plu&)marefué',itq.ui étonn'ait pïiofôtïd'emîéht;'^''"
EUpinî^ta^it p,4«inïoii!tô bdllfeyiaiiieontï^be ,^^4ftaia^^à,^^€!à,ilf-é^ ài^àiF" changé de caractère, ,©JbsjâèjidévoikYi4 -pleikë ^Ô'à'Méiitt.^^ àv'éé uïi^^"^ françt]ii.st',,imi^ çîiJidiitév;sii J'om)ipéi|t dife^ rfUi s'éloiçtiàiëHt* fti^p" Yioleiji>jnip^| du ;nûi^lieuim(>i'iiôietKé\'«i'e'(&'ù éll^^s'étaûi'd'évelôp'pée,''" et d<|.^f>e.?[^l,am?:timi;glesiet/g'lt\ciéê.'i -'èn'^fetôe'd€r^(>ti'^^ôrê^,"ptJ{iè H^'' ~ pas 4Y^UlgR y-fi^ïieuribsitp inxiuiàte^l ...lôvuoiJ ^fn yb èupnijin Ai li^Lfp Marguerite ne paraissait nullement étonnée de cette tratnsfw- ""^ ** mation. ^'^-'J' «^-^'^ -'^ -" ^' ^"•''"^^^ ""
— Rien ne prouve jt-ndui diUello^iJ^lî^^tOfh' p^re-ràil tro^S/^." Mad^n^e,tlie,Sév.çlnn I'aura;faibdisp'feicâi'trëUii*iJiqi^^'ïq ^■^^^^;^ ^^ '^^'^
— .pif .n'ftp yi^,pas eu,^ leiteuï.ps4''ÏI'^ikpÙH^'^'ii^ar'^[r\ié"^ôtfe,|'^àHP ^'*-^''
moment où je sortais par ^ lUuHii?eiU ^é<^^ i4' -v^t'toàçi CW^'s^'ii^ ^'"^ métier 1 ^y^iyvjluod lÏJb^I ^yldaicdo x;I oi: lijilim
— Aussi p9,|\fqi^0i/t©,.-ca6Uendeilcêke' vî^i^tei^ j.i^'i*^^^^^'^^^^-^ ^'-'^
— Tu^pn^<^i^, ^^ipn^,ppç^^v^t|tii([il«| deçûaodeël?! Iloib'ai;tf]|fe''"l^^^~voir liée avec personne ! Il faut que je lui ren^^ çpiiâ.i^tft,cïe'toufe"" mes pas, de toutes mes démiircl^cs. même.las Pjl|^^,lj)a{^a|e^.! J[|,ij^ ,
tient comme une recluse! "Tétais plus libre au couvent! Il aiUrait-rr fil w • 1 •• 1, „/JiToil.oI.-VtUiiopp^JJ-uUqqi.Tl t;fc aiid
lallu obtenir la permision d aller voir Atlienaisr. II aurait v.oi
savoir pourqu'oi je ^'OiïIàiV I^n'-^i^r ' ïiîéfîtRird''ii^à^f pfu^ë^^ Vu^Jii^". ou' , ,
que demain, i^. '-> > >' ") '"-'^" l^ aa c^.c^^i»' i
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ht je ne pouvais le lui dire, n est-ce pas ? ajouta«t-eIle g-vec ua
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ricanement qui s éteignit dans un irisson.
— II l a poiurtant laissée, lannee dernière, passer deux mois ^.^ chez eUe^ à salciimpagne./. sans rnènVë aller t^yvoîr. -^ , •,
Ce n'a pas été sans* peine.'.', et 'je ci'ois qu'il à regrette cette condeii^iendanG^'; cfttjïilepuis, il ^'ôppôsë, Àiè^s'tfn'hîieux, à'Wà relations... et n'aime plus que je la voie seule.
' — En tout cas, tu ne peux pas espérer qu'il ignore ta sortie, aujourd'hui.
— Non, mais je comptais lui dire que j'étais allée passer une heure au couvent où j'ai été en pension pendant deux ans; et de fait, j'y suis allée avant de me rendre chez Athénaïs, pour me créer un alibi. C'est là ce qui m'a mise en retard.
— Eh bien?
— Eh bien, s'il a trouvé mon manchon...
— Tu diras que tu as été chez madame de Séverin... c'est plus simple et plus prudent.
— Impossible, maintenant. Nous sommes convenues de nier cette visite de ma part. Tu sais bien, malheureuse... que le moment est tragique... qu'un rien peut éveiller ses soupçons... à cet homme, qui est le soupçon personnifié... et que je ne veux pas, qu'il ne faut pas attirer son attention... de ce côté... qu'il doit croire mon amitié pour Athénaïs refroidie... que nous jouons, toutes les deux, ce jeu nécessaire... depuis... depuis l'époque dont tu parlais !
— Emma! — murmura la vieille gouvernante d'un accent désolé,— tu me rendras folle... ou tu me feras mourir de chagrin!
— Je t'engage à le plaindre, — répliqua aigrement la jeune fille. — Tu as ta part de responsabilité... dans tout ceci... la pre» mière et la plus forte !
— Je t'ai trop aimée ! — reprit Marguerite avec douleur. — Mais, ta pauvre mère, un jour... m'avait fait jurer de t'aimer pour elle... et j'ai tenu ce serment de mon mieux... Elle était si malheureuse î
— Tu m'as trop gâtée, trop cédé, — en tout cas, — poursuivit mademoiselle Dalifroy, l'œil chargé do plus de colère que de tendresse ou de reconnaissance, — et il paraît que j'ai tout le sang de ma mère dans les veines! Maintenant, il est trop tard pour geindre ! Il faut me tirer de là ! Que dire à mon père ? Athénaïs a peut-être été obligée d'avouer ma présence chez elle... Elle est lâche, cette femme, au fond! Mais si elle a avoué... je n'en sais rien, et si nous avons l'air de nous couper, ou d'hésiter... tout est perdu! Mon père verra qu'on le trompe. Il sentira
une piste... comme il dit... et il ne la quittera plus... qu'il n'ait trouvé.
— Calmc-toi, d'abord, ma chère enfant. Que puis-je faire pour toi? Veux-tu que je coure chez madame de Sévcrin, pour savoir ce qui s'y passe, ou ce qui s'y est passé, après ton départ?
— Ce serait peut-être le mieux, — fit la jeune fille en réfléchissant.
Mais, non, tu te croiseras avec lui. II sera ici avant ton retour. Il faudra encore expliquer ton absence... Et je ne saurai rien à temps.
Ah! c'est à en mourir d' rage! — s'écria-t-elle avec un geste de désespoir. «
M.js elle s'arrêta brusquement.
— On a frappé à la porte, — dit-elle à voix basse à Marguerite. — Va voir ce que c'est. '
Pondant que Marguerite courait ouvrir, mademoiselle Dalifroy recomposait son vidage, avec une rapidité qui tenait du prodige.
Marguerite n'avait pas encore tourné le bouton qu'Emma était redevenue la jeune filJe calme, ennuyée, à l'air altier et soumis à la fois, que nous connaissons, bien que ses pommettes eussent gardé une légère plaque de pourpre, plus marquée qu'à l'habitude.
La porte ouverte, la vieille gouvernante se trouva en face d'un domestique de la maison.
— Qu3 voulez- vous, François? — demanda la gouvernante.
— Un commissionnaire vient d'apporter ceci. Il tendait le manchon de mademoiselle Dalifroy.
— Il dit qu'une dame, en descendant de voiture, l'a laissé tomber, et qu'ayant vu entrer cette dame dans la maisoi...
— Ah! c'est vrai ! — fit vivement mademoiselle Dalifroy, en s'avançant avec un sang-froid merv'^'Heux. — En effet, c'est mon manchon, je le cherchais.
Elle le saisit et le jeta sur le lit, près de son pardessus.
— Le commissionnaire est-il parti? — ajouta-t~elle.
— Non, mademoiselle. Il attend, pour savoir s'il ne s'est pas trompé.
— Et pour recevoir son pourboire, — continua la jeune fille.
Elle fouilla dans sa poche, en tira son porte-monnaie, l'ouvrit : il était presque vide.
Elle eut un mouvement d'irritation.
— Je n'ai point d'argent 1 — dit-elle en se penchant à l'oreille de Marguerite. — Mon père est tellement avare ! — murmurat-elle pliis bas, pour elle-même.
— Je dois avoir de la monnaie, répliqua la vieille gouvernante, en fouillant à son tour dans sa poche.
Il n'y avait qu'une pièce blanche d'un franc et quelques sous; ce qui, joint à l'argent d'Emma, fit une somme de trois francs en tout.
— Tenez, ^onnez ceci à ce brave homme, — dit Emma, — et remerciez-le.
Le domestique se retira.
— Te voilà sauvée î — fit Marguerite , lorsqu'elles furent seules.
— Oui; cela veut dire qu'Athénaï^^^ n'a point parlé! Et qu'il faut nier. François servira même de témoin, si mon père l'interroge. Décidément Athénaïs est fort habile !
La plus habile, ce n'était pourtant pas Athénaïs, en cette affaire, mais mademoiselle Marie qui, en créature fort intelligente, et visiblement fort au courant des secrets, petits, ou gros, de sa maîtresse, avait combiné rapidement ce moyen de restituer le manchon, en payant grassement un commissionnaire, sans compromettre madame de Séverin, ni Emma.
En effet, si Marie se fût présentée elle-même à l'hôtel, M. Dalifroy l'eût su, et alors il eût su, du même coup, qu'il ne s'était pas trompé, et que c'était bien le manchon de sa fille qu'il avait trouvé dans le boudoir de la veuve du général.
Il n'était que temps, d'ailleurs, que ce petit objet de toilette revint à sa propriétaire.
Cinq minutes plus tard, M. Dalifroy rentrait à son hôtel et montait directement chez sa fille.
— Silence, Marguerite! ;-.;i nom d'Andrée, ,ience
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