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sible et aussi bienraisante, par le soin qu'elle prenait à la faire agir, sans la montrer, et sans exiger qu'on luieo fût reconnaissant,
Liomer -n'avait pas promis à Elisabeth de ne point chercher à pénétrer les raoUrs de son départ, s'il pouvait les apprendre autrement que par des questions; mais il se commanda de les ignorer. 11 passa une partie de la journée à écrire en France, pour annoncer son retour, et à faire ses préparatifs de départ. Puis, le soir venu, il sortit, et, machinalement, se rendit à la maison de Conversation.
Espérait-il y rencontrer madame Bournel?
Puisqu'il revenait à l'endroit oh elle lui était apparue dans toute sa beauté tragique, puisqu'il cherchait une dernière lueur, un dernier souvenir de ses émotions, n'aurait-elle pas, elle aussi, le désir de respirer un dernier parfum des joies violentes du tapis vert?
Modeste dans ces conjectures, respectueux pour le hasard, Liomer ne voulut pas supposer que sa pensée pût être pour quelque chose dans une dernière promenade d'Elisabeth.
11 erra pendant deux ou trois heures dans les salons. Il regarda danser et il regarda jouer. 11 fit cinq ou six fois le tour de la terrasse, passa à plusieurs reprises devant son jeune ami le médecin badois et sa famille, en les saluant d'une façon distraite, sans s'arrêter, cherchant d'un regard de plus en plus découragé, la vision qui le fuyait.
Mademoiselle Gertrude n'avait pas accompagné ses parents. Son image ne luttait pas dans cette arène des ombres. Elle était restée à la maison, pour