‹ L'enfant de trois à sept ansChapitre 15 sur 107 · Les Confessions, partie I, liv.HI · texte numérisé non relu

Les Confessions, partie I, liv.HI

ASSOCIATION FÂR RESSEMBLANCE 21 ,

pari et le gagner avec l'élève le mieux doué du côté de la mémoire : il se flattait d'apprendre trois fois plus vite que lui une page quelconque, vu qu'on apprend surtout par la manière dont on Ht et Tattention qu'on y apporte. Si la niémoire dépend à tel point de l'attention, elle dépend nécessairement aussi de ses stimulants, c'est-à-dire de la sensibilité sous toutes ses formes. Je reviendrai ailleurs sur cette double relation.

L'association ou suggestion des idées n'est pas une faculté à part. Elle est simplement une des lois, des formes, des conditions de la mémoire. On la trouve dans la production et la répi^oduction de tous les faits mentaux, comme dans celle de tous les faits organiques. S'ils nous reviennent toujours associés dans un ordre correspondant à quelqu'une de nos expériences passées, c'est que, sans association, le plus simple d'entre eux ne saurait une première fois se produire. Il met en branle un nombre prodigieux de cellules et de fibres nerveuses, a Les sensations conscientes, minimes, constatées par les procédés de psycho-physique, ne sont, en somme, que des modes de senUr si faibles, si courts et relatifs à des termes sensibles félicats qu'au delà il n'y a plus pour nous de sentiment appréciable *. » La perception est une résultante de sensa t\ons complexes, comme la sensation simple une résultantej d^ sensations élémentaires. L'association est donc, psycho loigiquemenietphysiologiquement, une dépendance établie entre certaines impressions ou actions organiques, eu

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