‹ L'enfant de trois à sept ansChapitre 27 sur 107 · Les ConfessionSi partie I, Jiv. ï. pt- S · texte numérisé non relu

Les ConfessionSi partie I, Jiv. ï. pt- S

dix. Hais le difficile, ^*e«»t dé démél^P dans ni). çnfiinUeii mille dispositions qui, tels événep^^nls étant donnéi , ^ide^ Font un& de ses disposition» maîtresses k s'pi^vrir car^ rière. Nous prenons souvent la transitoire powr le perfpai nent, les goàtsetles habitude^ faotioe^ pouple^ révélation^ du Garaolère définitif. Nûus qqus trPïïipon^ en^qrp quaa4 nottsattFibuonsabsuluœentà dejsaaviaesaKtériQi|resou ^nq-^ ire volonté des changements produits par VMéré.dité, dont elles ii-ooi été que les modestes auxiliaires. Un pçrç jffiQ parlait en vrai furieux de son e^faRt intpiligcnt, i^plIs d^' venu paresseux depuis un an, peut-<ètre à la si^He d'une grave maladie. « Je la briserai, dit-il; pui§qi|e lep r^pompenses ne lui donnent pas le goût dis travail, 1^ cravacha et les privations de toutea sartes ^n yien^i'Pi^t ^ bout. > Qe père-là avait une conBanee vf ciment excessive e|i l[^i-Inêg|P et dans la puissance deréducatio». IJne daip@ ^m wagqn» après m'avoir raconté quelques éYénj^pi§f^(s g§ s^ vie» ajoutait : « Je me fais très facileineAt àtoatBslessUuation^. Je me trouve à peu près bien p^irloat, g«iftfl4 Ip 8^m a|j«* tour de moi sont satisfaits. J^ dois cett§ fftoiUté 4'b»pieur à oe fait qu^^yant été foroéi» de vivre topt^ jçune ^yec iQa grand'mère, femme dos plus rigides, je pris mf TOQi de ne faire attention qu*aox boas traiiëgiei^ls qge je r^^i^vrais d-elle. Je fis de vioe vertu, et puis babUude; ê i^^(^^% (|uel point eette résolution n'éUit-elle pas (e pi^^it d'ung t§Qdanoe naturelie, servie 4 souhait p^r Ips cirçp()stf\nap^^ mais que des cireoiistanQes tant autrçs auraiçqt i;.(]fipcçhée de se développer?

0^ peut se demander si la (néinaiiQ éniûtionnei}e çon\porte dés difiFérenees quaut au sexe. gi| quelque émule de M. Gaftoo calcula un jour left dill'éve^tes {^^oçiaiion^ (i/d sentitueoU, aaû § p^^rit^ d§ causes ç^cit^^liireSi iis^isient

»î L'ENFANT DE TROIS ▲ SEPT ANS

dans un temps donné» dans des groupes d'enfants des deux sexes, la plus forte moyenne sera du côté féminin. L'élément affectif domine jusque dans les plus simples perceptions des jeunes ûlles. Mis en présence d*un objet nouveau, un garçon de quatre ou cinq ans dira volontiers : « Qu'estr ce que c'est? Qui a mis ça làî Pourquoi est-ce faire? » Une petite fille dira plutôt : « C'est bien joli ou vilain. J'aime cela. Gela mé fait horreur. » Ce sont là des nuances bien tranchées du même sentiment primordial de curiosité qui les pousse à demander l'objet, à vouloir le saisir, lé considérer et le manipuler. Des deux éléments de la perception, celui qui se rapporte à la connaissance et celui qui se rapporte à la sensibilité, c'est le second qui, la plupart du temps, s'accuse le plus vite ou le plus fortement chez les petites filles. Cette disposition parait essentielle chez la femme. Un ingénieux critique nous en donne un exemple curieux. Une femme qui écrit, passant près d'un arbre où chante un oiseau, dira : «< L'oiseau fait entendre sous le feuillage un chant joyeux », ou, si elle est Sévigné : « C'est joli», une feuille qui chante. » L'expression virile» artiste, sera : <( La feuille chante, i c Le style pittoresque (àson plus haut degré et dans la plupart -des cas) me paraît consister essentiellement à saisir et à fixer la perception au moment où elle éclôt, avant qu'elle ne se décompose et qu'elle ne devienne un sentiment. » Les femmes n'ont pas d'ordinaire l'expression pittoresque. Pourquoi? « Parce qu'elles sentent très rapidement» parce que, pour elles» une perception (ou un groupe de perceptions) se transforme tout de suite en sentiment, et que le sentiment est ce qui les intéresse le plus, qu'elles en sont possédées, qu'elles ne vivent que par lui et pour lui*. » Il parait donc bien démontré que chez la 1. Jubs Lemaitre, Revue polit, et Utt., numéro du 6 juiu 1S8o.

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