‹ L'enfant de trois à sept ansChapitre 28 sur 107 · IMAGINATION · texte numérisé non relu

IMAGINATION

Pdur biêrî C(3mJ)i^êhdré le fÛb de rîhiàgindtioiîi cette fdfihè lotit à la foie ihfêHëUfê ël SlipëHëutedë la ttléffldirfe, < il hë fiiiil jàmàià p^tdfid dfe VUë §eS mmièé m ééS origiilës ahirnaiêè. NôUs poùrriohâ liJëlnë, aVeë d'Ihgëfiiëux phiidsbphë§î feiii^ë i^ëttioiitëb blëtl loin lès {ihàâeâ etëVblatioiis p^ëmlê^'ëS de ëettë faciiltë; Ne ëraigtlbriô pas dé noua ârfèm UH hi8hlëht dëtàftè cë§ hypbthêâëS pltià dii tnolhs éciënUfiéJiiéàj ëri àyâht sdin de béëertëi^ lëS anàlOgleSJ IhtrêflBablgS.

M; GttpôMll attribue le sehlirriëflt et là flgurâtltjft méine ] ft i*âl8ftië êthèrê. Tbùt feitomé eStj suivant llii, dtlé unité pHsitiVê et âëtllàtitéj tdlijbiits ëh qUêtè dënouvellëâ cbriibihâlsbftspdiik^ fermer des Unités âlipêrieurëâ. Le fchbUVëtiîëht des àtoiïîës ëthërês pfdddit des àtbniës ftiatëriëlâj par la i^ëpêtltibii et là ftiultipHcatîdtt de léurà uiiîtés bonsëiëillës, celles-ci ayant choisi la plus brèVé et lô plUs ëfflcfeice dés Vbies figurées; Là figiibàtidîl dans la chimie donne aux aldiiies feët àdriiirâblë géométrie (pie mdnireiit les moléêulëS. Là érièlalidgériië fi'ëât pas autre ëhd^e qu'uti perfëc-* tidtiHehiëftt dé là géblîiétrië chifhique. Les Syhthèses cris-

taliines, par une plus grande richesse de figuration, notice montrent des consciences heureuses de vibrer de diverses manières, et, en emmagasinant chaleur et lumière, de perfectionner leur étonnante structure. Ejans la reproduction cellulaire, toutes les molécules des cellules issues de la cellule mère reçoivent d'elle Tinfluence figurative qui les fait se distribuer harmoniquement autour du noyau central. Dans la reproduction sporoïde, l'unité complexe de la colonie sert de modération et de type aux cellules agrégées qui toutes concourent à la formation de la colonie nouvelle. Remarquons que lorsque la conscience delà conie a choisi sa figuration et créé le mécanisme physiologique, la conscience s'en retire pour se concentrer sur d'autres organes commençants; dès idrs la nécessité commence, géométrie compliquée et inconsciente, qui réside non seulement dans Texpérience de Tespèce, mais dans celle des amibes, du protoplasme, jusque dans Texpérience. des molécules chimiques. Dans la reproduction sexuelle, le processus «st une synthèse de la conscience, poussée à conserver la forme et le caractère hérités, et en môme temps à le modifier, à le varier, en perfectionnant les fonctions qui ne sont pas adaptées aux besoins, si bien que dans cette reproduction se préparent toutes les variations des espèces et de l'évolution brilogique. Pour rendre régulière, facile et prompte la figuration, toute la faune tend à s'en former un organe opportun dans le système nerveux, et spécialement dans sa complète organisation, qui est le cerveau...

« Le cerveau animal est certainement une grande puissance motrice dans un très petit espace, qui sert à figurer le mouvement reçu du monde externe, à le transformer, à commander aux mnmbres le mouvement le plus propre

IMAGÏNATION ANIMALE »t

pour conserver et développer ^individu. Aussi, là figuration occupe-t-elle continuellemeni la conscience des animaux. L'homme peut vivre sans faire de grandes réflexions ni de grandes études, mais il ne peut vivre sans la figuration"! qui exerce et occupe les couches corticales de son cerveau. .. J

c L'homme se distingue des animaux supérieurs par la plos grande puissance figurative^ et symbolique qui fait les langues, l'architecture, Técriture, la peinture, la sculpture, la littérature et les sciences. Et cette puissance est plus grande, uniquement parce qu'elle est ordonnée et mode- V^ rée par rapigorî*^ esthétique, cognitif et moral plus intense, par Tamour du beau, du vrai et du bien, source inépuisable d'ori^ginalité, d'ordre, de mesure et de proportion. Le degré de conscience ou la puissance figurative accumulée par l'humanité civilisée arrive à un tel entrelacement qu'au lieu d'un cristal elle fait une cathédrale ou un palais national; au lieu de colonies et de sociétés animales, elle fait les loisdeSolon, deLycurgue^deNuma etdes jurisconsultes romains; au lieu de plumes de paon, elle. fait la queue longue de six mètres, que se colle Sa Sainteté, et les peintures du Titien et de Raphaël; au lieu du chant dés oiseaux, les poèmes d'Homère, Virgile et Dante, et les œuvres de ^ossini, Beliinl et Verdi; au lieu des faibles hypothèses des animaux sur les causes des événements, elle fait les systèmes philosophiques d'Heraclite, Épicure,^ « Platon, Aristotc, G. Bruno, avançant toujours plus dans la recherche i(léale de l'unité absolue*. »

Revenons sur nos pas. M. Romanes, dans son dernier livre, a consacré un chapitre à l'imagination chez les ani-

' 1. Ce root est pris au sens expérimental évolutionniste. 2. La Nuovn Scienzn^ revue de Vinstruction supérieure, fasc. de décembre 1884. pa^e 434-459 .

maux. Il y a lieu, sêloh lui^ de diviâer le& degrés de l'imagination en (jualre classes; t 1® Envoyant un objet; tel t[u'une orangéi nous faous i*appek)n*âaussitôt le gdûtdel'oratigej nous imaginons ce goût, et ceci est amené par la puissance d'une âësdéiation purement sensitive: 2° Puis tient une phase dans laquelle nous fortnons l'image mentale d'un objet àb§ent^ qui hous eSt suggérée par quelqbe autre objet; ainsij l'eau peut hous suggérer Tidëe du vin. 3° À line phase plus avancée, nous poùvonsfbrmer cette idée sans qu'il vienfae de suggéstidn appréciable du dehors, cemitié l'amant pense à èa maîtresse^ malgré .des distractions extérieures; ïfei le tours de ridéatiori se soutient de lui-même: elle ô'à pas besoirij pour s'alimenter d'idées ou images mentales^ de là suggéstidn des peirceptionë imraédiatesj actuelles; Par exemple, e*ést le rêve pendant le sommeil : ridéalioii se déroule et travaille d'une façon contiriue, alors que toutes les voies des sensèttions sont fermées. 4^ Enfin, hous en venons à une phase où des images mèhtalës 50ht intention nellemeiit fbrmées dans le but dé** tëriftiné d'Obtenir de riouvelles eombinaisons idéales *. fi

M. Caporalij qui; dans Tarticle précité, examine en paissant cette clâssificâtibn, àttrlbiiej quant à luij aux piiis humbles animaux, aux mdllusqUés, àuxiuéeclës, aux àbachnideâ; aux crustacés, aui Céphalopodes j aux bfeptilëâ, ces quatre dfegréS d'imagination- tous nécessaires pour qu'ùii animal puisse se mouvoir et vivre au milieu de beaucoup d'ennemis et de difficultés. M. Romanes ne leur àbcdrde(|iiele premier degré. Mais il prouve àl'aided'èxemj3les ¥aHés qtiè lés hyménoptèreSj lés lapins et d'autres quadrupèdes, regardés comme peu intelligents, possèdent

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