V évolution mentale chpz les anhnWfiic. page
LlMAGiNÀTÎdN, l^ACULTÉ PJRAtlQlJE SU
au moins le Second degré d*imaginàtion. Le troisième et le quatrième degré sont cbrilttturis, d'après lUi, â iDùs les animaux supérieurs: Û éntitnèré enfin des faits hotribreux Ijtii J)rôuvèraieriltjiie iè ëeiiâ dU rhèrveillêtii et du mystérieux! est puissant chez tdiis le^ afiiiflàUi, ^ui cherclient ieâ cdlises et l'énchâîribttiënt des phénôiiièriéS. K Je suis tout à fait porté à croire que toutes lès forhleâ dlmaginàtion sont erî gerinè dâris toiis lès animaux^ tiaais qu'elles comportent des degrés très inégaux de délicatesse et de complexité.
Nous voyons presque toujours la mémoire appliquée à des combinaisons pratiques^ ce mot étant compris dans le sens le plus large; Elle est essentiellement la faculté de produire certaines réactions pliysiques et musc^uïaires à la suite de certaines excitations éprouvées ou pensées, utiles ou nuisibles, agréables ou pénibles. Nous verrons tout à l'heure que la sensibilité se charge à elle seule de faire mécaniquement Tapplication, c'est-à-dire le départ ou la combinaison des souvenirs ou des réactions réclamées selon les circonstances. Il est bien rare, il est peut-être même impossible que la mémoire i^'ait qu'à nous entretenir des réalités passées sans nul rapport d'utilité avec les réalités présentes. La mémoire, en vertu d'une abstraction et d'une sélection toutes naturelles, et indépendamment de la volonté, se subordonne à nos besoins et à nos goûts. On ne peut donc pas distinguer la mémoire de l'imagination par cette raison que l'une rappelle les choses) dans leur ordre naturel et que l'autre les dispose en un i -^ ordre artificiel; On peut cependant conserver le mot ima-' ginationj en lui rapportant les souvenirs les plus vifs, les idées-images, qui ont pour contre-coup des émotions intenses, et, par suite, des coinbitiâlsotiâ psychiques ou
musculaires compliquées ou variées. Il est, autrement, bien entendu que la mémoire n'est point une reproduction simple et fidèle du passé. Pour les raisons exprimées «i-dessus, toute représentation est nécessairement une copie très inexacte du passé. De plus, Fidentité du monde et celle de l'esprit qui le perçoit et le construit ne sont que relatives. Enfin, le souvenir de quelques parties d'une représentation donnée a pour condition l'oubli de ses plus nombreuses parties.
Le souvenir proprement dit, c'est:à-dîre l'image pins ou moins vive, mais distincte et localisée dans le tempsest une première élaboration de l'expérience. Il se produit au moyen'' de ce que M. Ribot appelle des pokits de repère. La perspective historique se fait par des points de ralliement, états de conscience dominants auxquels nous pous vons rattacher à volonté un certain nombre de nos étatsecondaires. Les uns et le,s autressont plus nombreux pour les expériences récentes, moins nombreux pour les expériences lointaines*. La valeur d'un esprit est marquée, selon moi, par la préférence accordée aux points impor, tanfs sur les points secondaires. On voit ici le rapport de l'imagination avec le jugement; car si le jugement se montre dans le choix relatif aux faits dominateurs, c'est que l'imagination les a mis plus ou moins vivement en relief. Kcoutez un récit d'enfant : la plupart du temps, il s'y trouve une diffusion déplorable ; il glissera sur des détails importants, et racontera tout au long les circon stances les plus futiles. C'est le défaut des conteurs vul-