‹ L'enfant de trois à sept ansChapitre 52 sur 107 · PERCEPTION DES RESSEMBLANCES · texte numérisé non relu

PERCEPTION DES RESSEMBLANCES

ports 'cles êtres et des objets, des qualificatifs tout juste assez e«acts pour se faire entendre? Souvent même. U se borne, comme autrefois, au sens général de la phrase, à celui de quelques mots dominants, sans se soucier plus que cela du sens étroit des autres.

Ce qui rend Tabstraction, ou, si Ton veut, la gcnérali- Batîon, si commode et si utile à Tenfant, est aussi ce qui en explique les lents progrès. L'enfant doit débuter par des ; idées générales, disait Rosmini, parce qu'il saisit plutôt les ! ressemblancesquelesdifférences; nous ferons tourner cette même raison à une conclusion partiellement contraire. Nous isavons que la perception nette des ressemblances implique un certain progrès dans la perception des différences. Aussi l'enfant s'en tient-il, quand il peut le faire sans inconvénient, aux termes exprimant les ressemblances les plus frappantes et les plus sommaires. La difficulté de l'abstractioa dépend da rapport existant entre les ressemblances et les différences *. Les premières soût-ëlles plus nombreuses que les secondes, le trait de ressemblance saute aux yeux de l'enfant. L'abstraction est plus difficile quand les différences sont nombreuses et importantes. S'agit-il, par exemple, de trouver entre le cheVal, le bœuf et Tâne, le lion,réléphant,cette qualité commune d' a,y oir quatre pieds , si les animaux sont présents, ou qu'ils aient été vus souvent, cette ressemblance est saisie d'emblée. Mais la qualité de porte-mamelles étant beaucoup moins apparente chez les femelics de certains animaux, Fenfant la saisira avec plus de peine, môme s'il y est aidé. On voit donc combien la nouvelle pédagogie a raison de retenir longtemps l'enfant sjJT la perception détaillée des êtres et des choses, et de se

Page 1