Voyez J. Sully, Elémenii de psychologie, p. 3oi
borner à lear en parler en langage courant. Jusqu'à Tàge au moins de six ans, les mots de quadrupèdes et de mammifères seront en général prématurés.
Certains enfants, parait-il, sont plus aptes à saisir les différences que les ressemblances ^ Gela n'infirme point la règle générale. Gela signifierait tout au plus qu'avec quelquesuns la peine et la dépense de temps seront plus grandes, la méthode restant la même. Quoi qu'il en soit de ces différences souvent passagères, et du plus ou moins de facilité que les enfants peuvent avoir à retenir et à appliquer les termes abstraits dans telle ou telle branche de savoir, il est utile de vérifier leurs progrès ou leur faiblesse dans les diverses applications des concepts. L'observation psychologique peut, à cet égard, utiliser les pratiques raisonnées des pédagogues, maîtres incontestés dans cç domaine. Voulons-nous vérifier si un terme abstrait, de qualité, de classe ou de rapport a été précédé d'un nombre suffisant d'expériences? « Toutes les fois qu'une notion abstraite est donnée à l'enfant, vous reconnaîtrez qu'il n'était pas mûr pour cette notion, s'il n'est pas capable de lui donner une expression différente de celle que vous lui avez fait apprendre par cœur. S'il ne trouve pas aisément d'autres mots, d'autres exemples, d'autres explications de la même idée ou de la même formule, c'est qu'il ne se l'est pas assimilée, et que cette abstraction est prématurée*. »
11 faut aussi, pour qu'une abstraction soit légitime, qu'elle ait passé par les principaux degrés (ils ne sauraient être jamais très nombreux pour un enfant de trois à sept ans) qui vont de l'individu au genre, de la qualité la moins abstraite à la plus abstraite '. Ce contrôle est encore facile à