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était allé la veille, dans les champs, dénicher des
perdreaux... Comme il touchait au nid, un serpent
caché dans les herbes l'avait mordu, et le pauvre
petit en était mort, après quelques heures de grandes souffrances. « Ne pleurez plus, » dit Jésus à la mère, et, sur le champ, à son ordre, le serpent apparut; il lui commanda de s’enrouler au bras du
É petit mort et d'y reprendre le venin qu'il y avait
hi. fait couler. Le serpent suça la blessure, puis, Jésus
. l'ayant maudit, il se rompit ; après quoi, prenant Fr la main de l'enfant, Jésus l’éveilla comme d'un sommeil ; l'enfant ouvrit les yeux, sourit, tendit les
bras à sa mère et courut se pendre à son cou!
Mais qu'ai-je besoin de recourir à ces légendes 4 apocryphes, pour vous rappeler le grand amour que notre Dieu et notre Sauveur porte à l'enfant? | N'avons-nous pas présents à l'esprit les souvenirs solennels de l'Évangile? Ne savons-nous pas que, . fatigué d'avoir prêché la foule, tandis que, las du
chemin, il s’asseyait au bord de la route, pour
les petits enfants qui l'avaient suivi; il passait sa - divine main dans leurs cheveux, il les caressait
avec tendresse, il les bénissait, il jouissait de leur
L'ENFANT DES RUES. Han
rasséréner son âme et la rafraîchir, il appelait à lui
regard candide et de leur pur sourire! Et, quand il arrivait que ses disciples écartaient de lui ce petit
peuple turbulent : « Non, disait-il, laissez-les
venir à moi... C'est à de pareilles âmes qu'est le …
royaume des cieux! »
Et un jour, tandis qu'un levain d’ambition vani-
teuse fermentait dans le cœur des Apôtres, et qu'ils
lui demandaient qui d’entre eux serait le premier …
dans son royaume, 1l appela un enfant, le prit par
la main, le mit au milieu d'eux : « En vérité, je
vous le dis, s'écria-t-1l, si vous ne changez pas, si
vous ne redevenez pas simples, candides, purs et
sincères comme cet enfant, vous n'entrerez pas dans le royaume des cieux. Le plus grand dans le
royaume des cieux sera celui qui se fera petit et
humble comme cet enfant. Celui qui recueille un
de ces enfants en mon nom me recueille moi-même,
Celui qui fera la ruine d'un de ces petits qui
croient en moi, ah! mieux vaudrait qu'on lui eût
pendu au cou une meule et qu’on l’eût jeté dans le
fond de la mer! Prenez garde de mépriser un seul
de ces petits, car, je vous le dis, leurs anges, dans
; : x s ns le ciel, voient sans cesse la face de mon Père !..(r) »
(1) Matth. c, XVIIL
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