‹ L'enfant du faubourgChapitre 72 sur 96 · UNE AIMABLE SOCIÉTÉ · texte numérisé non relu

UNE AIMABLE SOCIÉTÉ

Voyant que ses dignes compagnons se taisaient et que le silence pouvait encore se prolonger longtemps, le père lltamoncau reprit la parole.

— J'attends, dit-il, que vous me donniez les renseignements qui me sont nécessaires ; il s'agit d'ouvrir l'œil, afin de ne pas prendre un lapin pour un lièvre. A quoi reconnaîtrai-je notre homme ?

— Pour pouvoir lui signer son passe-port, il faut son signalement, répondit Robin. Grand, taille élancée, figure longue aux joues légèrement colorées; cheveux châtain clair, moustache idem; un air grave. Porte rarement une blouse. Travaille rue Saint-Maur, et presque tous les soirs après sa journée rentre chez lui, rue Saint-Sébastien, n° 28.

— Bon! Et le soir, que fait-il?

Robin regarda le faux horloger, l'invitant à parler à son tour.

— Trois ou quatre fois par semaine, répondit alors le vicomte, il se rend de la rue Saint-Sébastien rue de Lille, n° 62.

— Bon ! fit le père Ramoneau, la distance est longue ; mais il doit prendre l'omnibus.

— Pour aller ; mais généralement il revient à pied rue Saint-Sébastien.

— Bon ! bon ! murmura le vieux.

Il paraissait li'ès-satisfait.

— Jeune homme, reprit-il en s'adressantau vicomte, puisque vous êtes si bien instruit, vous devez savoir ce qu'il va faire si souvent rue de Lille.

— Il va voir une femme.

— Je m'en doutais. Est-ce une jeune fille?

— Oui.

— Alors c'est une ouvrière, et il la fréquente en vue du mariage?

— On ledit.

— Tout cela, voyez-vous, n'est pas inutile h. savoir. Est-elle chez ses parents, la (l(;mi)iscil(r?

— Son père et sa mère sont morts...

— Une orpheline.

— Pendant la guerre, son père a été fusillé par lès Prussiens.

— Hein, vous dites? fit le vieux en dressant brusquement la tête.

— Que son pèi-e a été fusillé par les Prussiens. Cela a porté uu coup terrible à sa mère, qui est morte presque immédiatement.

— Continuez, continuez, dit le vieux visiblement agité.

— Je n'en sais pas davantage.

— Comment! vous ignorez où la chose s'est passée?

— C'est dans un village de l'Est, mais on ne m'en a pas dit le nom. Le père était fermier, un riche propriétaire, parait-il; les Prussiens ont pillé sa ferme, et ensuiLe ils y ont mis le feu.

Les yeux du père Ramoneau s'étaient dilatés, et les mouvements de ses épaules ne cessaient plus.

— Comment se nomme-t-elle, cette jeune fille? demanda-t-il.

— Léontine Blanchard.

Le vieux sursauta sur son siég'e.

— Est-ce que vous la connaissez? demanda le vicomte surpris de son agitation.

— i\on, mais j'ai entendu parler de l'homme fusillé, de la femme morte et de la ferme incendiée.

— Ah!

— Il y a des choses plus extraordinaires dans la vie. Je sais encore que la petite en question avait un grand-père aveugle.

— C'est vrai.

— Qu'est-ce qu'il est devenu, le vieux Blanchard ?

— Sa petite-fille demeure avec lui.

Le regard du père Ramoneau s'éclaira de lueurs étranges.

— Bon! reprit-il après un moment de silence, je sais tout ce que je voulais savoir. Dès demain, mes agneaux, on s'occupera de votre all'aire. Quelle heure peut-il être? demanda-t-il en se levant.

— Onze heures sont sonnées, répondit Robin.

— En 00 cas, je vous quitte, j'ai besoin d'aller dormir. Bonsoir!

Il enfonça jusque sur son nez son vieux chapeau de feutre et il sortit de la chambre.

Robin et le vicomte se regardèrent. Ils étaient livides.

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— C'est bizarre, murmura le faux horloger.

— Quoi?

— Qu'il connaisse la famille Blanchard.

— Le père Ramoneau est probablement de ces pays-là.

— N'importe, cela me contrarie. Et puis, je ne sais pourquoi, je me défie de lui.

— Dame ! on ne peut répondre de personne.

— Vous le supposez donc capable de nous trahir?

— Non, s'il ne se laisse pas pincer : autrement il serait bien capable de tout dire.

— Vous voyez, vous voyez... fit le vicomte avec effroi.

— Auriez-vous déjà le regret?...

— Je ne sais pas, répondit-il très-soucieux.

— Tout à l'heure je vous ai fait un signe, vous ne m'avez pas compris; je voulais vous empêcher de lui dire votre nom et oîi vous demeuriez.

Un sourire glissa sur les lèvres du vicomte.

— C'est vrai, dit-il, j'ai eu tort. Mais il vous connaît aussi, vous. Robin secoua la tête.

— Le père Ramoneau ne sait ni mon nom, ni ce que je fais, et encore moins où je demeure, dit-il; on est prudent. Je m'inquiète peu qu'il pense de moi cela ou ceci. Il s'imagine sans doute que je suis, comme lui et d'autres clients de cet établissement, un rôdeur de nuit. Je suis veau ici ce soir pour la dernière fois et je vous conseille de n'y plus remettre les pieds : faut de la prudence.

Après que le vicomte eut payé la dépense, ils partirent ensemble du cabaret et descendirent rapidement jusqu'au boulevard extérieur, où ils se séparèrent.

A l'ancienne barrière de Belleville, le faux horloger se jeta dans un fiacre pour aller au plus vite changer de costume et redevenir le brillant vicomte de LuceroUe.

Pendant ce temps, ayant grimpé sur la hauteur de Ménilmontant, en obliquant à droite, le père Ramoneau prit un sentier qui descend vers Charonue, et conduit, à travers les jardins et les vignes, derrière le Père-Lachaise.

Bientôt il se trouva devant une petite maison isolée, noire, écrasée, qu'on

aurait pu croire inhabitée, tellement elle était vieille et délabrée. De grandes

lézardes se montraient aux murs, dont le crépis était tombé : la moitié des vitres

manquaient aux fenêtres qui avaient encore cependant de vieux volets troués;

la toiture n'était pas en meilleur état.

LES DEUX BERCEAUX 17a

Cette bâtisse, d'aspect sombre, n'était pour ainsi dire qu'une ruine désolée ouverte de tous les côtés au vent et à la pluie.

Des vestiges de grandes lettres noires, qu'on voyait encore sur la façade, indiquaient que, bien des années auparavant, il y avait eu là un débit de boissons offertes aux promeneurs du dimanche.

Autour de la ruine comme à l'intérieur régnait un silence complet.

Le père Ramoneau tira une clef de sa poche, ouvrit une porte et disparut dans une sorte de couloir étroit où, après avoir refermé la porte, il ne voyait pas plus clair que dans un four. Néanmoins il parvint au fond de l'allée sans se heurter trop rudement aux murs. II ouvrit encore une porte, fermée seulement au loquet, et descendit un escalier conduisant au sous-sol de la masure.

Il n'était pas encore au bas d ■ l'escalier qu'un bruit de voix arriva à son oreille en même temps que des filets de lumière, passant à travers une porte aux ais mal joints, faisaient clignoter ses yeux.

— Bon, se dit-il, ils sont là.

Il marcha vers l'endroit d'où venait la lumière, et frappa à la porte d'une certaine manière.

Celle-ci s'ou\Tit presque aussitôt, et le père Ramoneau entra dans un caveau d'environ trois mètres carrés, éclairé par une lampe suspendue à la voûte au moyen d'un appareil de cuivre qu'on pouvait s'étonner de trouver dans ce trou qui exhalait toutes sortes d'odeurs fétides.

Au milieu du caveau il y avait une table ronde et autour de la table quatre personnes : trois hommes au visage sinistre et une femme jeune encore, la maîtresse ou la femme de l'un d'eux. Au fond, sur un lit de sangle, on voyait un matelas et une vieille couverture, puis imtasde paille à moitié pourrie sur laquelle on devait s'être couché souvent. Enfin, sur des planches fixées aux murs avec des pointes et des clous énormes, il y avait une certaine quantité d'objets de plus ou moins de valeur, qui ne pouvaient provenir que de vols récents.

C'est la femme qui avait ouvert au père Ramoneau. Les hommes étaient restes assis, ne jugeant pas à propos de se déranger et d'interrompre le repas qu'ils étaient entrain de prendre.

— Tiens, c'est le vieux! dit l'un, la bouche pleine; faites une place, vous autres ; la Frileuse, prête ta chaise, tu t'assoieras sur le lit : Ramoneau ne refusera pas de trinquer avec nous.

— J'ai toujours soif, dit le vieillard.

— Eh bien ! bois, vieil ivrogne, ton verre est plein, c'est celui de la Frileuse.

— Bon! fit-il en grimaçant un sourire, je saurai sa pensée.

— Tu peux être tranquille, vieux, sa pensée n'est pas pour toi

— Ça m'est égal, il y a longtemps que je ne pense plus à cette histoire-là.

— Ilamoueau aime mieux boire! dit un autre.

— Oui, mon fils, car ce n'est qu'au fond du verre que je retrouve un peu de gaieté.

— Alors, vieux, tu as Lu passablement ce soir, car lu me parais tout joyeux.

— Oui, j'ai bu, et du meilleur que votre 5^,iquette à seize.

— Ah I le vieux sournois, il est capable d'avoir travaillé tout seul I Le père Ramoneau eut son mouvement d'épaules très-accentué.

— Voilà qu'il se disloque, dit un des hommes en éclatant de rii-e ; cela ne veut pas rien dire.

— Au fait, vieux, reprit celui qui avait dépossédé la Frileuse de son siège et de son verre, tu viens bien tard nous faire une visite; est-ce que tu as quelque chose de nouveau à nous apprendre ?

— Parbleu !

Aussitôt les fourchettes restèrent au repos, les coudes s'appuyèrent sur la table, et tous les regards convergèrent vei's le père Ramoneau.

— Allons, papa, explique-toi vite, ne nous fais pas languir.

— Je crois l'aifaire superbe...

. — Ce n'est pas assez, il faut être sûr.

— Ron ! Eh bien ! je suis sûr.

— Alors tu peux jaspiner.

— Je suis venu vous voir ce soir parce que j'ai besoin de vous.

— Oh ! tu pouvais te dispenser de nous le dire!

— Je vous préviens que je me réserve de tout diriger.

— Ambitieux, va! Voilà qu'il veut devenir général !

— Est-ce convenu?

— Oui, si tu nous prouves que tu as encore une bonne sorbonne.

— Ron! D'ailleurs, quand même je vous expliquerais l'alTaire depuis A jusqu'à Z, vous ne pourriez rien faire sans moi.

— Ça, vieux, c'est ton appréciation, garde-la. Alais nous attendons que tu nous fasses part de la découverte, et tu ne nous as encore rien dit.

— D'abord, il y a rue Saint-Sébastien un homme qui doit bientôt mourir.

— Un vieux Crésus, qui vient d'avoir sa troisième attaque d'apoplexie?

— Non, un tout jeune homme, qui se porte aujourd'hui comme un charme.

— Compris : il lui faut... une opération chirurgicalo?

— Voilà; pas bête, le gros renflé ! il a deviné tout de suite.

— A moins qu'on ne trouve moins périlleux et plus agréable de lui faire prendre un bain forcé!

— C4"est encore très-salutaire et ordonné par les médecins.

— Enfin, ce petit de la rue Saint-Sébastien est un gêneur qu'il faut envoyer voir ce qui bout dans la marmite du diable.

— Eh ! le diable n'a peut-être pas cet instrument de cuisine.

— Faut bien qu'il fasse sa soupe.

— Le Lézard a raison : puisque le diable possède une chaudière pour faire ses rôtis, il peut bien avoir une marmite.

— Bon ! assez là-dessus, reprit le père Ramoneau; tout ça c'est parler pour ne rien dire. L'affaire en question de la rue Saint-Sébastien n'est presque rien, vu qu'on ne paiera pas cher.

— Combien?

— Vingt jaunets.

Le vieux prenait la part du lion.

— C'est maigre, quand il faut partager entre quatre.

— Seulement, reprit le père Ramoneau, une affaire en amène une autre ; en causant de la première, qui n'est presque rien, j'en ai découvert une excellente.

— A la bonne heure !

— Voyons, voyons, dirent les autres.

— Eh bien ! le jeune coq de la rue Saint-Sébastien fait la cour à une poulette de la rue de Lille. Celle-ci demeure avec son grand-père, un vieux sans yeux, qui a au moins soixante-dix ans.

— Aveugle?

— Oui. Or ce vieil aveugle a chez lui de l'or et des billots de banque.

— Beaucoup ?

— Environ trente mille fiancs.

— Superbe ! exclamèrent les bandits.

— Ramoneau, comment sais-tu cela ?

— Qu'importe, puisque je le sais.

— Tu peux te tromper.

— Non.

— Tu as donc vu l'aveugle compter son magott

170 LES DEUX DERCEAUX

— Je sais qu'il possède au moins cette somme. Cela suffit.

— Du moment que tu es si sûr que ça...

— Le père Blanchard — c'est le nom de l'aveugle — possédait une belle ferme en Lorraine; les Prussiens sont venus dans le pays, et, pour des causes qu'il n'est pas utile de vous faire connaître, ils ont brûlé tous les bâtiments. Puis est venue l'annexion. Le vieil aveugle et sa petite n'ont pas voulu rester dans le pays, qui est devenu prussien ; pour lors, le père Blanchard a vendu toutes les dépendances de la ferme, et a reçu comptant la somme ronde de trente mille francs.

— Sait-il des choses, ce père Ramoneau !

— Vous savez bien , vous autres, qu'il était en Lorraine pendant la guerre.

— Oui, j'y étais, et c'est le diable qui a amené le père Blanchard à Paris.

— Soit. Mais rien ne prouve que l'aveugle ait gardé chez lui ses trente mille francs.

Le vieux secoua fortement ses épaules.

— Il n'y a pas deux mois qu'il est à Paris; je parierais cent contre un qu'i n'a pas encore songé à placer son argent.

— Après tout, c'est possible, et Ramoneau doit avoir raison.

— Pour en être absolument certains, nous n'avons qu'à nous en assurer.

— Une petite visite domiciliaire...

— Si l'on peut entrer dans la maison.

— Avec de l'audace on entre partout.

— Il est presque toujours plus facile d'entrer que de sortir.

— Il n'y a que les maladroits qui se laissent prendre. La communication du vieux me paraît très-sérieuse, mes compères ; mon avis est qu'il faut l'étudier au plus vite. Dès demain matin, nous nous mettrons tous à l'œuvre; tu entends, la Frileuse?

— Oui, j'entends.

— Tu feras voir le soleil à ta robe des grands jours. Nous nous porterons tous vei's la rue de Lille. Faudra ouvrir l'œil et ne pas laisser passer une mouche sans la voir voler. A onze heures du soir, on se retrouvera ici, au rapport. Voilà l'ordre. On s'occupera en même temps du mignon de la rue Saint-Sébastien : il ne faut rien négliger. Toi, le Lézai'd, tu rempliras ton rôle ordinaire dans les coins sombres et le long des murailles. Tu tiendras la piste du gibier, et comme tu es un bon chien d'arrêt, aussitôt le moment venu, tu lu; sauteras dessus; je t'adjoins Moulinet; il te suivra pas à pas, toujours prêt à te donner un coup de main. Il va sans dire que ceci est un travail de nuit. Méfiez-vous des

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La Frileuse appuya fortement sa main sur son bras. (Page 188.)

patrouilles! on ne rencontre plus que ça dans les rues. Drôle de régime, (nnl, de mèmt" ; sans compter la bonne ville de Paris, qui a rétabli tous ses becs do yaz. C'est umbèlant, mais c'est comme ça.

— Kt toi, (iriiïani, qu'est-ce que tu feras? demanda MoulinL-l.

— Ne t'inquiète pas de cela, répondit le chef; la Frileuse et moi noun uous chargeons spécialement de la rue de Lille.

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Lit. 23. f. •*">• ^Ji'ouf- — RoproducUon ioUrdiW

— El le père Ranioneau?

— Le vieux dormira demain. Il veut être notre général, il se montrera le jour de la bataille. Maintenant, papa, continua Griffard en se tournant vers Ramoneau, combien as-tu reçu déjà comme à-compte?

— La moitié.

— Tu aurais dû exiger le tout. Enfin! soit, vide tes poches !

Le vieux savait comment les choses se passaient habituellement dans le caveau de la masure ; aussi avait-il eu le soin de détourner cinquante francs de la somme reçue, lesquels étaient cachés sur lui. Il vida la poche de son gousset et fit tomber dix pièces d'or sur la table.

— Voyons les autres poches, fit Griffard qui suivait tous ses mouvements avec les yeux dun chat qui guette une souris.

Le père Ramoneau retourna l'une après l'autre toutes ses poches.

Les coquins ont entre eux une confiance fort limitée. Griffard ne crut pas devoir s'en rapporter au témoignage de ses yeux ; il fit avec ses mains l'inspection des haillons du vieux. 11 ne sentit rien. Du reste, sûr que sa cachette était à peu près introuvable, le père Ramoneau se laissa palper sans faire la moindre résistance.

— Allons, c'est bien, reprit le chef. Maintenant, le partage.

[1 laissa deux louis devant le père Ramoneau, en plaça trois devant le Lézard, en poussa deux vers Moulinet et garda les trois autres.

— Le Lézard te devra dix francs, dit-il a Moulinet.

Le père Ramoneau empocha sa part sans se permettre aucune observation.

— Et moi? fit la Frileuse qui s'était approchée de la table, espérant ne pas être oubliée dans le partage.

— Toi, répondit Griffard, on te loge, on te nourrit et on t'habille ; qu'est-ce que tu réclames ?

— C'est toujours la même chose, répliqua-t-elle avec humeur. Et elle retourna en grommelant sur le grabat :

— Allons, ne grogne pas, lui dit Griffard ; si tu es sage, après le coup de la rue de Lille, on te fera un joli cadeau.

— Promettre, ça ne coûte rien, dit-elle d'un ton aigre ; il y a longtemps (jiie tu me promets plus de beurre que tu ne me donnes de soupe.

— Tâche de tenir ton bec fermé, la Frileuse; tu jacasses trop; couche-toi si tu as envie de roupiller et laisse-nous tranquilles,

Les quati"e misérables, qui faisaient partie d'une hande de voleurs bien organisée, ayant son capitaine et ses lieutenants — Griffard était un de ces derniers — causèrent encore pendant une demi-heure, puis se séparèrent.

La Frileuse resta seule, étendue sur le lit de sangle où elle s'était endormie.

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