‹ L'enfant et l'éducation [microforme]Chapitre 18 sur 25 · LA VIE D 'ÉTUDIANT · texte numérisé non relu

LA VIE D 'ÉTUDIANT

Et pourtant la médecine, en soi, ne me déplaisait pas. C’est en effet une étude intéressante que d’apprendre comment un homme est bâti et quelles sont les lois qui président à notre existence

Il serait même à désirer, je crois, qu'au lieu de suivre les philosophes dans leurs différents RYstèmes, travail bien inutile à mon avis, on pût, en quelques pages, réunir tous les préceptes positifs de la médecine (il n’y en a pas beaucoup), et mettre scientifiquement les élèves en garde contre certaines choses dont, avec une sotte pruderie, on ne leur ditrien. Qu'en résulte-t-il, c'est qu'ils s’instruisent seuls et c’est un mal. La médecine et Ia théologie constituent la véritable philosophie et je dis que l’une ne va pas sans l’autre.

Au reste il en est de la médecine comme des autres études : c'est une organisation qui laisse beaucoup à désirer. L'élève est trop abandonné à lui-même pour qu il puisse faire de sérieux progrés. Or, et je l'ai déjà dit, une des conditions d’un bon enseignement, sans laquelle mênie un enseignement ne saurait exister, condition dont on ne tient pas assez compte dans l’enseignement supérieur, c'est qu'il faut des rapports directs du professeur à l'élève.

L'enseignement du professeur ne doit pas être en dehors des connaissances déjà acquises par l'élève. Il faut, au contraire, qu'il se modifie chaque

jour, d'après une marche irrégulière et suivant les ‘besoins actuels dé lenfant ou du jeune homme, qu'il se prête aux difficultés de celui qui reçoit ÿ l'enseignement.

| fl n’en est point ainsi. Aussi peut-on dire que la Escience des medecins est moins le résultat de leurs études que des observation: personnelles qu’ils font pendant leur pratique.

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