LES ÉTUDES MÉDICALES
à Je ne sais trop comment font Îles autres; mais, pour moi, quand j'etudie quelque chose, il faut que {j'arrive à me rendre compte de tout Tant que je n'ai pas le dernier mot d'une question, je cherche à bla pénetrer.
En soi, cette disposition de l'esprit 6st une qualie; c'est elle qui fait les inventeurs ; mais comme elle procîde de la logique, quand on est obligé de suivre un cours, elle peut devenir un grave défaut, Ÿ Aussi, quoique travaillant beaucoup, je n'étais jamais en mesure de paiñser mes examens, je Île D croyais du moins; ct, plutôt que d'éprouver un à échec, comme j'étudiais par amour de Part, et non par nécessité, je préférais attendre. Il en résultait
que je mettais deux ans à faire ce que mes camarades faisaient en un an; mais par contre ;e savais 2 parfaitement tout ce que j'apprenais,
Ajoutez à cela que, dans une science d'observa- © tions où la pratique n’a rien de positif, je n'ai ja- {mais pu me résiwner à faire, mème une saignée, non par excès de sensibilité, mais crainte de me tromper; et vous admettrez avec moi, que je | n'étais pas né pour être médecin et qu’il ne suffisait
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pas que mon père le voulût pour que j'en eusse la vocation.
Mai: lui, à l’instigation de ma belle-mère, pretendait que j'étais un paresseux; et soi-disant, pour réparer le temps perdu, il me faisait travailler pon-i dant les vacances. Et pourtant mon père m’aimait,? il m'aimait beaucoup, peut être m’aimait-il plus! que les autres ; mais, quand on a perdu sa mère, il! n'y a plus de justice,