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LA PEUR

La peur est une autre déviation que l'on a coutume de considérer comme un caractère naturel de l'enfant. Quand on dit qu'un enfant est peureux, on pense à cette peur qui vient d'une perturbation profonde, indépendante des conditions de l'ambiance et qui, comme la timidité, fait partie du caractère.

Il y a des enfants soumis qui sont comme enveloppés par la leur. D'autres, forts et actifs, peuvent, bien que souvent courageux devant le danger, subir des peurs mystérieuses, illogiques et invincibles. Ce sont les conséquences de fortes impressions reçues dans le passé : la peur de traverser une rue, la peur de trouver un chat sous son lit, la peur de rencontrer une poule, sont des états voisins de la phobie, et que la psychiatrie a étudiés chez l'adulte. Ces formes de la peur existent tout particulièrement chez les enfants qui « dépendent de l'adulte » ; celui-ci profite de l'état nébuleux de la conscience enfantine pour y imprimer artificieusement des terreurs qui agissent dans les ténèbres, afin d'obtenir l'obéissance. Et c'est une des défenses les plus néfastes de l'adulte contre l'enfant, car elle aggrave la peur naturelle qui peuple la nuit d'images terrifiantes.

Tout ce qui met l'enfant en rapport avec la réalité et qui autorise son expérience lui apporte l'intelligence des choses et éloigne l'état perturbateur de peur.

Un des résultats les plus clairs acquis dans nos écoles est de prévenir la peur subconsciente et, quand elle existe, de la supprimer.

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