LA PEUR
Une famille espagnole avait trois filles, dont deux déjà grandes ; la troisième, plus petite, fréquentait une de nos écoles. Quand il y avait un orage la nuit, la petite était la seule qui n'avait pas peur, et c'est elle qui conduisait, à travers la maison, ses sœurs qui se réfugiaient dans la chambre de leurs parents. Comme elle était inaccessible à la peur mystérieuse, sa présence était un véritable soutien pour ses aînées. Si, comme il arrivait parfois durant la nuit, l'obscurité agitait les grandes filles, celles-ci avaient recours à la petite pour vaincre leur malaise.
« L'état de peur » est différent de la peur, instinct normal de conservation. Cette dernière est moins fréquente chez les enfants que chez les adultes. Et ce n'est pas seulement parce que les enfants ont moins l'expérience des dangers extérieurs, mais il semble que, chez l'enfant, le courage à affronter le danger est, en proportion, beaucoup plus développé que chez l'adulte.
Les enfants s'exposent fréquemment au danger ; c'est ainsi que les enfants des villes s'agrippent aux véhicules ou que, dans les campagnes, ils grimpent aux arbres ou descendent dans des précipices ; ils s'élancent impétueusement à la mer ou dans les fleuves, et apprennent à nager à leurs propres risques. On ne compte pas les cas d'héroïsme d'enfants qui sauvent ou tentent de sauver des camarades. Je citerai l'exemple de l'incendie d'un hospice de Californie, qui abritait un service pour enfants aveugles ; on retrouva des corps d'enfants non aveugles qui vivaient dans une autre partie de l'étabhssement et qui, au moment du danger, étaient allés sauver des camarades.
Dans les associations d'enfants telles que les Boys Scouts, on trouve chaque jour des exemples d'héroïsme enfantin.
On pourrait se demander si le retour à l'état normal développe cette tendance qu'on rencontre fréquemment
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chez les enfants. Nous n'avons jamais eu d'épisode héroïque dans nos expériences, si l'on excepte quelques désirs nobles, éloignés pourtant d'une véritable action héroïque. Mais le comportement réel et ordinaire de nos enfants est guidé par une « prudence » qui leur permet d'éviter les dangers et, par conséquent, de vivre au milieu d'eux. C'est ce qui leur a permis de se servir avec précocité de couteaux, à table et à la cuisine, de manier des allumettes, d'allumer le feu, de rester en liberté auprès d'un bassin ou de traverser une rue ; c'est-à-dire de pouvoir être téméraires, grâce au contrôle de leurs actes, tirant de cet enseignement une forme de vie sereine et supérieure. Le retour à la vie normale ne consiste donc pas à se jeter au danger, mais à développer une prudence qui permette d'agir au milieu des dangers, en les connaissant et en les dominant.
Les déviations psychiques, bien qu'elles puissent présenter des caractères particuliers à l'infini, sont comme ces rameaux d'une plante vigoureuse, qui prennent toujours naissance à la même racine profonde ; et c'est là que se trouve le secret unique de la « normalisation ». Or, la psychologie commune et l'éducation courante considéraient chacun de ces rameaux comme des défauts indépendants les uns des autres, que l'on devait étudier et affronter séparément. L'un des plus importants est le mensonge. Le mensonge est un véritable vêtement dont l'âme s'enveloppe et qui la cache. Et il y a quantité de sortes de mensonges ; chacun d'eux a une importance et une signification différentes. Il faut distinguer les mensonges normaux des mensonges pathologiques. L'ancienne psychiatrie s'est amplement occupée de ceux qui sont dus à l'hystérie, de ceux qui prennent de telles proportions que le langage devient un véritable entrelacs de mensonges. Les psychiatres ont attiré l'attention sur le mensonge inconscient des enfants devant les tribunaux pour mineurs et, en général, quand ils sont appelés à témoigner. Ce fut une révélation que « l'âme innocente » de l'enfant — presque synonyme de vérité (la vérité sort par la bouche de l'enfant) — pût faire de faux témoignages avec un tel accent de sincérité. Les psychologues de la criminalité reconnurent que ces enfants étaient sincères ; le mensonge, dû à une forme mentale de confusion, était aggravé par l'émotion.
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Ces substitutions de faux au vrai, à l'état permanent ou épisodique, sont certainement très éloignées du mensonge normal de l'enfant qui essaye de se défendre consciemment. Il existe aussi, chez les enfants normaux et dans la vie courante, des mensonges qui n'ont aucun but de défense et qui peuvent être de véritables inventions ; ils proviennent du besoin de raconter des choses fantastiques qui peuvent passer pour vraies. Et cela, non pas dans l'intention de tromper, ni dans un but d'intérêt personnel ; c'est une véritable forme artistique, comme celle d'un acteur qui incarne un personnage.
Des enfants me racontèrent un jour que leur mère, ayant un invité à déjeuner, prépara elle-même des sucs végétaux riches en vitamines dans l'intention de faire de la propagande naturiste ; qu'elle était arrivée à faire une liqueur naturelle si exquise que ce monsieur était décidé à l'employer et à en répandre l'usage. Le récit était si détaillé et si intéressant que je priai la mère des enfants de bien vouloir me dire comment elle préparait son composé de vitamines. Mais cette dame me répondit qu'elle n'avait jamais pensé à rien préparer de ce genre. Voilà un exemple de pure création de l'imagination de l'enfant, traduit en un mensonge, sans autre but que de créer un roman.
Ces mensonges sont à l'opposé de ceux qui sont faits par paresse. Quelquefois, pourtant, le mensonge est la conséquence d'un raisonnement astucieux. J'ai connu un enfant de cinq ans que sa mère avait mis dans un collège. La gouvernante chargée du groupe d'enfants auquel il appartenait était particuhèrement prise par sa mission, et pleine d'admiration pour lui. Au bout de quelque temps, l'enfant se plaignit à sa mère de cette gouvernante, exprimant quantité de griefs contre elle ;
il la décrivait sévère à l'excès. La mère recourut à la directrice pour obtenir des éclaircissements, et l'on eut des preuves lumineuses de la grande affection de cette gouvernante pour l'enfant, qu'elle avait toujours comblé des soins les plus affectueux. La mère affronta donc son fils et lui demanda les motifs de ses mensonges. « Ce ne sont pas des mensonges, lui répondit l'enfant, mais je ne pouvais pas dire que c'était la directrice qui était méchante. »
Et ce n'était pas par manque de courage qu'il ne voulait pas accuser la directrice, mais plutôt par un certain respect des convenances.
Les enfants faibles, soumis, essayent, au contraire, de construire hâtivement des mensonges dans un réflexe de défense, sans la collaboration de leur intelligence, ni le moindre enjolivement de l'imagination. Ce sont les mensonges ingénus, improvisés et, par conséquent, les plus apparents, ceux contre lesquels combattent les éducateurs, en oubUant qu'ils représentent précisément la défense la plus claire contre l'adulte.
Le mensonge est un des phénomènes de la formation en rapport avec l'intelligence ; il est en construction dans l'enfance ; il s'organise avec l'âge, et constitue un élément important dans la société, jusqu'à devenir indispensable, décent et même esthétique, au même titre que les vêtements pour le corps.
Dans nos écoles, l'âme de l'enfant se dépouille de ses camouflages et se montre naturelle et sincère. Toutefois, le mensonge n'est pas de ces déviations qui disparaissent comme par miracle. C'est une reconstruction qui est plus nécessaire qu'une conversion, c'est-à-dire la clarté des idées, le sens de la réalité. La Uberté de l'esprit et l'intérêt pour les choses élevées forment l'ambiance apte à reconstruire une âme sincère.
Mais si on analyse la vie sociale, on se rend compte qu'elle baigne dans le mensonge comme dans une atmosphère dont on ne pourrait la séparer sans bouleverser la société. En fait, beaucoup de nos enfants, qui ont passé dans des écoles secondaires ordinaires, ont été jugés effrontés et insubordonnés, uniquement parce qu'ils étaient plus sincères que les autres, et que certaines adaptations n'étaient pas développées chez eux. Et les professeurs ne se sont pas aperçus que la discipline et les rapports sociaux s'étant organisés sur le mensonge, la sincérité inconnue semblait bouleverser la base de l'éducation.
Une des plus brillantes contributions de la psychanalyse à l'histoire de l'âme humaine est l'interprétation des camouflages du subconscient. Ce sont ces camouflages de l'adulte, et non pas les mensonges de l'enfant, qui constituent la terrible tunique qui prend corps et qui devient comparable au plumage des oiseaux : c'est-à-dire un revêtement protecteur qui couvre, embellit et défend la machine vitale fonctionnant en-dessous. Le camouflage est le mensonge que l'homme construit en lui-même, pour pouvoir exister dans un monde avec lequel ses sentiments purs et naturels seraient en conflit. Et comme il n'est pas possible de vivre en conflit permanent, il faut bien que l'âme s'adapte. Un des camouflages les plus singuUers est celui de l'adulte envers l'enfant. L'adulte sacrifie les besoins de l'enfant aux siens ; mais comme il serait intolérable de le reconnaître, il se persuade qu'il exerce un droit de la nature et qu'il agit pour le bien de l'enfant. Quand le petit se défend, l'attention de l'adulte n'est pas attirée sur le véritable état de choses : il traite de désobéissance, de méchanceté tout ce que fait l'enfant pour sauver sa propre vie. Peu à peu, cette voix de vérité et de justice, déjà afl"aibhe, disparaît ; elle est remplacée
par les camouflages brillants, solides, permanents de devoir, de droit, d'autorité, de prudence, etc.. « Le cœur se solidifie, se fait de glace et brille comme une chose transparente. Contre lui, tout se brise... » — « ... Mon cœur est devenu pierre ; je le saisis et c'est ma main qui demeure blessée. » La magnifique image que place Dante dans l'abîme de l'Enfer, là où se réfugie la haine, c'est la glace. L'amour et la haine, ces deux états d'âme, peuvent être comparés à l'état Uquide et à l'état solide de l'eau. Le camouflage, qui aide l'homme à s'adapter aux déviations organisées de la société, endurcit peu à peu en haine ce qui était amour.
C'est là le terrible mensonge caché dans les recoins du subconscient.
On peut aligner une grande quantité de caractères qui découlent des déviations psychiques : certains d'entre eux peuvent sembler divergents, parce qu'ils s'adressent aux fonctions du corps ; mais un chapitre de la médecine, connu aujourd'hui grâce à la psychanalyse, constate que bien des dérangements physiques sont dus à une cause psychique. Certains de ces troubles ont plus particuhèrement trait aux enfants : ce sont les troubles de la nutrition. Les enfants forts, actifs, sont sujets à une espèce de voracité qu'on peut difficilement traiter par l'éducation ou par l'hygiène. Ces enfants mangent plus que le nécessaire, irrésistiblement poussés par ce que l'on considère avec bienveillance comme un « bon appétit », tandis que des troubles digestifs et des états toxiques les atteignent presque toujours, malgré les traitements médicaux.
Depuis l'Antiquité, on a considéré comme un vice moral les folles tendances du corps à absorber des aliments au delà des besoins, inutilement, de façon nuisible. Cet appétit dépend bien d'une sensibilité normale qui doit faire rechercher les aliments, mais qui devrait aussi les limiter au nécessaire, comme cela se produit chez tous les animaux dont la santé se fie à l'instinct de conservation. De fait, la conservation de l'individu a deux aspects : éviter les périls de l'ambiance, alimenter l'individu. Chez les animaux, l'instinct prépondérant est celui qui, non seulement guide dans le choix de l'alimentation, mais en détermine les proportions. Il correspond précisément
à un des caractères les plus significatifs chez toutes les races animales. Chaque espèce s'en tient à la mesure que la nature met en elle sous forme d'instinct. L'homme est seul à souffrir du « vice de gourmandise » qui, non seulement lui fait absorber une quantité excessive d'aliments, mais encore le pousse vers des substances qui sont de véritables poisons. Il faut que la sensibilité protectrice qui le guide vers la santé se soit perdue à l'apparition des déviations psychiques. On en trouve la preuve chez l'enfant dévié, chez qui le déséquilibre dans l'alimentation commence tout aussitôt.
Les mets invitent par leur apparence appétissante. Ils sont accueillis par le sens du goût, et la sensibilité de la conservation, atténuée ou disparue, ne retient plus l'individu. Quand nos enfants rétablis dans leur état normal ne se soucièrent plus de la gourmandise et cessèrent d'être voraces, ce fut pour nous une des démonstrations les plus impressionnantes. Ce qui les intéressait, c'était d'accomplir leurs gestes avec exactitude et de manger correctement. On eut peine à croire à cette résurrection de la sensibilité vitale : au début, on parla de conversion. Il fallut décrire minutieusement chaque scène, pour prouver la réalité de ce phénomène. De petits enfants, à l'heure d'un repas mérité, devant un plat bien alléchant, prenaient tout leur temps pour mettre convenablement leur serviette, regardaient les couverts pour se rappeler la façon précise de les tenir, ou aidaient un camarade plus petit. Et ils étaient quelquefois si minutieux dans ces soins, que le plat refroidissait. D'autres enfants étaient tristes, parce qu'ils avaient espéré servir à table, et qu'ils n'étaient choisis que pour la tâche la plus facile : celle de manger.
La correspondance entre les faits psychiques et l'ali-
mentation se prouve par des faits inverses. Les enfants soumis ont une singulière et souvent invincible répugnance à absorber les aliments. Beaucoup de parents ont pu constater la difficulté qu'il y avait à nourrir certains enfants. Ceux-ci se refusent à prendre tout aliment ; et quelquefois d'une façon si impressionnante, qu'il naît une véritable difficulté pour la famille ou pour l'institution. C'est surtout frappant quand cela se produit chez des enfants pauvres et malingres qui devraient, logiquement, accueillir avec joie toute occasion de se nourrir. Ces phénomènes peuvent atteindre une réelle gravité ; il peut s'ensuivre des troubles physiques rebelles à tout traitement. Le refus de se nourrir ne doit pas être confondu avec la dyspepsie, c'est-à-dire avec un véritable état anormal des organes de digestion, d'où vient le manque d'appétit. Non, l'enfant ne veut pas manger pour une raison psychique. Dans certains cas, il se produit un geste de défense, quand on veut mettre un aliment dans sa bouche, ou quand on veut l'obhger à manger rapidement, c'està-dire selon le rythme de l'adulte. Le rythme de l'enfant est désormais reconnu par les pédiatres ; ceux-ci ont, en effet, observé que les enfants ne mangent pas tout l'aliment en une seule fois, mais font intervenir de longues pauses dans leur lent repas. On rencontre déjà chez les nourrissons ce rythme intermittent ; ceux-ci ne se détachent pas de la source de leur bien parce qu'ils sont rassasiés, mais pour se reposer, puis se remettent à la tâche. On peut, par conséquent, reconnaître la possibilité d'une défense, presque d'une barrière contre la violence avec laquelle l'enfant a été contraint de se nourrir, en dehors de ses lois naturelles. Il y a pourtant des cas où l'on ne peut invoquer cette défense. Il arrive que l'enfant n'ait pas d'appétit, presque constitutionnellement ; il est pâle,
et aucun traitement, pas même la vie au grand air, le soleil, les cures marines, ne peuvent vaincre cette inappétance invétérée. Mais, près de lui, est un adulte opprimant, répressif, auquel l'enfant est très attaché ; un seul remède : éloigner l'enfant de la personne répressive ; le mettre dans une ambiance psychiquement libre et active, afin qu'il perde l'attachement qui déforme son esprit.
Il y a donc un rapport étroit entre la vie psychique et les phénomènes physiques les plus éloignés (croirait-on) de la pure psychie, tels que ceux qui ont trait à l'alimentation. L'Histoire Sainte raconte qu'Ésau, pour une satisfaction de gourmandise, céda son droit d'aînesse, allant ainsi contre son intérêt, agissant sans intelligence. La gourmandise est, en effet, un des vices qui « affectent l'esprit ». La précision avec laquelle saint Thomas d'Aquin accuse les liens existant entre la gourmandise et les conditions intellectuelles est intéressante à relever. Il soutient que la gourmandise émousse le jugement et diminue, par conséquent, chez l'homme, la connaissance des réalités intelUgibles. L'enfant soutient la thèse à rebours : c'est le trouble psychique qui engendre la gourmandise.
La religion considère ce vice comme une perturbation d'ordre spirituel. La psychanalyse — toute moderne et scientifique — appuie notre concept de la perte de l'instinctguide, c'est-à-dire de la sensibilité de conservation. Elle l'interprète pourtant différemment et parle « d'instinct de la mort ». Elle reconnaît cette tendance naturelle de l'homme à avancer l'événement inévitable, à le faciUter, à en abréger le terme et à l'affronter par le suicide. L'homme se livre aux poisons avec l'alcool, l'opium, la cocaïne, dans un besoin irrésistible ; c'est-à-dire qu'il s'attache
à la mort, il l'appelle, va à elle, au lieu de s'attacher à la vie et à la santé. Tout ne prouve-t-il pas la perte d'une sensibilité vitale intérieure qui devrait présider à la conservation de l'individu? Si une semblable tendance était liée à la fatalité de la mort, elle devrait exister chez toutes les créatures. On peut plutôt dire que chaque déviation psychique conduit l'homme sur le chemin de la mort et le fait activer la destruction de ses principes de vie ; et ce penchant terrible apparaît déjà imperceptiblement dans la première enfance.
Les maladies peuvent toujours avoir leur facteur psychique, parce que la vie physique et la vie psychique sont solidaires. Mais une alimentation anormale ouvre la porte à toutes les maladies. Quelquefois, pourtant, cellesci sont de simples apparences dont la cause est exclusivement psychique ; ce sont des images de maladie et non des réalités. La psychanalyse a projeté une grande lumière quand elle a illustré la fuite dans la maladie. Les fuites dans la maladie ne sont pas des simulations : eUes représentent des symptômes réels, des altérations de température, et de véritables troubles fonctionnels qui ont quelquefois une apparence grave. Ce sont pourtant des maladies qui n'existent pas, liées dans le subconscient à des faits psychiques qui arrivent à dominer les lois physiologiques. Le Moi réussit, par la maladie, à se soustraire à certaines situations ou obligations déplaisantes ; la maladie résiste à tous les traitements et ne disparaît qu'en libérant le Moi de la situation à laquelle il voulait se soustraire. J'ai assisté à des cas de cette espèce dans un institut reUgieux d'éducation qui réalisait des conditions d'hygiène excellentes. Et pourtant, il y avait des enfants malades à l'infirmerie ; quelques-uns avaient une fièvre persistante qui n'était pas facile à vaincre. Les maladies disparurent
quand on abolit l'obligation d'assister à la première Messe du matin.
Comme les défauts moraux, beaucoup de maladies et d'états morbides disparaissent chez les enfants quand on les fait vivre dans une ambiance de libre activité.