‹ L'enfant perdu et retrouvé ou Pierre Cholet [microforme]Chapitre 21 sur 26 · CHAPITRE VII COMMENT JE RETROUVAI MES PARENTS · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII COMMENT JE RETROUVAI MES PARENTS

S 1 Au moment que j'y pensais Le MOINS.

Depuis le printemps, travaillait à [+ manufacture et pensionnait avec moi, chez.

M. Robidoux, une jeune fille de vingt-deux ans, nommée Mathilde Gauthier: ses:

parents demeuraient sur la paroisse de St-Raphaël, dans le huitième rang de Lancaster, par conséquent pas très loin des limites de la Province de Québec et de la paroisse de St-Polycarpe. Elle me

Lu

fit conter mon histoire qu’elle écouta avec attention; à plusieurs reprises elle me demanda de répéter certaines circonstances de mes courses qu’elle avait oubiiées ; cela paraissait l’intéresser fort.

Au mois d'août, Mlle Gauthier alla se promener chez son père, M. Joseph Gauthier, Ils lui demandèrent : “ M. Robidoux a-t-il bien des pensionnaires ?

—Six, trois filles et trois hommes. Au nombre de ces derniers, je vous dis qu'il y en a un qui fait pitié. Il a été enlevé de chez son père à l’âge de cinq ans, avec un petit frère qui en avait quatre, et un petit cousin qui en avait six. Il a cherché ses parents dans le nord, dans le sud, dans l'est, dans l’ouest, partout, mais inutilement. Îl a renoncé à ses recherches ; souvent le soir il pleure tout seul; vraiment il fait peine de voir ce garçon là.— Quel âge peut-il avoir, demanda madame Gauthier ? — Environ quarante ans. —-

| Comme tu contes, ça bien l'air du frère

If de madame Isidore Hamelin, la fille de

1! M. Hyacinthe Cholet, de St-Polycarpe.

la se seph se M.

res ?

Au qu'il ré de avec t un >rché dans utilehes ; vrailà.— dame 1S. — frère le de arpe.

— En effet, reprit la fille, maintenant qui:

vous m'y faites penser, je trouve qu'il lui ressemble beaucoup.—C'est bien, dit la mère à ses enfants, M. Isidore est parti d'hier avec sa femme pour aller chez son beau-père il reviendra demain; veillezbien pour le voir passer, nous l'arrête rons.” M. Hamelin demeurait dans le même rang, une vingtaine d’arpents plus loin, Le lendemain, il s'en revenait au petit trot ; madame Gauthier courut au chemin, en criant : “ M. Isidore, arrêtez donc ua peu, sil vous plaît, que je vous parle.

Ëlle s'informa des gens d’en Bas-Canada, du père Cholet et de sa femme. M.

Hamelin lui répondit quils étaient tous en bonne santé, “ Venons-en à la question, dit madame Gauthier. Vous ne vous:

imaginez pas pourquoi je vous ai arrêté.

N’avez-vous pas perdu, madame Hamelin, un petit frère ? il me semble avoir entendu dire cela.—Hélas non seulement un, mais deux, avec un petit cousin Jamais, depuis leur disparition, nous n’en avons eu ni vent, ni nouvelles.”

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Là-dessus madame Gauthier lui raconta ce que sa fille avait rapporté de Cornwall. ‘“ Franchement, répondit madame Hamelin, cette histoire s'accorde parfaitement avec l'enlèvement de mes petits frères. Je désirerais bien voir cet hommelà, d'autant plus que vous dites qu'il me ressemble. — C'est bien dommage, que mes récoltes ne soient pas encore finies ;

j'rais le chercher de suite. —Si vous le

voulez, dit madame Gauthier, mon mari, qui doit remener Mathilde à Cornwall la semaine prochaine, l'emmèënera bien avec lui.— Certainement, et nous vous serons très reconnaissants.” Madame Hamelin se sentait toute transportée de cette nouvelle,et madame Gauthier était heureuse d'avoir été la première à la lui apprendre.

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