L.C8 luénics — Louise — Barrau
BAKRAU.
Bonjour, mon cher Debon. Comment vous portezvous? Bonjour, Flore.
DEBON.
Tiens Barrau ! Qu'est-ce qui vous amène. (// s'approche de Louise et la baise au front). Bonjour, ma bonne.
FLORE (sans regarder) .
Bonjour, Monsieur Barrau.
BAREAU {à Debon\
Mon cher ami, je voudrais vous parier de choses très sérieuses, à la demande de votre femme ; si Flore voulait nous laisser quelques minutes...
{Flore s'en va, montrant du regard, à Debort, la lettre que Barrau tient en frutin).
DEBON.
Quoi donc, Barrau !
BARRAU.
Il s'agir, mon pauvre ami, d'une pénible nouvelle qui concerne votre belle-lille ; votre femme n'a pas eu le courage de vous l'apprendre elle-même, elle s'est rap-
pelée que j'étais un peu de la famille de Flore, m'a demandé de lui rendre ne service de' vous dire... Voilà... C'est d'autant plus pénible pour vous que je connais votre morale rigide, un peu excessive, à mon sens, vous le savez... Enfin, tenez... (7/ lui tend la lettre).
DEBON [jouant l'étonnement).
Une lettre de Flore?... [Il lit). Comment?... {avec une feinte indignation). Ce n'est pas possible ! Flore ! Flore nous déshonorant! (// se laisse tomber sur une chaise). Ah! voilà un bien rude coup ! Flore ! Ma fille presque... [Louise pleure, Barrau la montre silencieusement a Debon).
Oui, c'est un bien grand malheur pour elle surtout. [Il s'approche d'elle). Ma pauvre amie. Tu sais que je l'aime comme mon enfant, et tu sais aussi comme je veillais sur elle; elle est bien, bien coupable, et jamais je n'aurais pu croire... J'avais en elle une confiance absolue, et je ne peux pas comprendre, avec l'exemple d'une mère comme toi. {S' échauffant) Ah ! voilà comment les enfants vous paient par le déshonneur et la honte.
LOUISE [presque implorante).
Mon Dieu ! mon ami, ne la condamnez pas trop vite. Nous r\e savons pas, elle a peut-être des excuses...
DEBON {avec chaleur).
Des excuses! non. Il n'y en a pas à ces fautes-là. Une femme ne peut pas oublier ainsi ses devoirs. L'excuser, jamais... lui pardonner, peut-être {avec une émotion ;c)i/eV),car je sens que je n'aurai pas la force d'être juste. Nous n'avons qu'elle...