SCÈNE II Les niêmcs. — liOuise. — Maurice
LOUISE {entrant avec Maurice).
Comment ! Flore veut sortir et tu refuses de l'accompagner. Mais va donc, il fait bon...
{Bile s'approche de Debon qui Venibrasse^ puis, ôtant son chapeau ) On dirait que tu ne sors plus aussi souvent depuis quelque temps; pourquoi donc?
DEBON (s' étendant dans le fauteuil).
Je me sens trop bien ici, c'est ce que je disais à Flore.
{Le 'petit Maurice a embrassé Deboh ; il va vers sa mère^ l'embrasse, et veut se dégager. Elle le retient.)
FLORE {a Maurice).
Pourquoi ne restes-lu pas auprès de maman?
MAURICE
Je reviendrai. Je veux aller avec grand'mère au
jardin.
{Il retourne auprès de Louise qui lui enlève son manteau et son chapeau. Flore s'est assise et tourmente nerveusement la table de ses doigts, en montrant du regard, à Bebon, Louise et l'enfant.)
LOUISE {en déshabillant Venfant).
Tiens, Charles, tu n'es pas allé h la séance de ta ligue contre, contre... comment appelles-tu cela?
DEBON.
Contre la licence de la presse.
Oui, c'est cela. C'était pour aujourd'hui, n'est-ce pas? Tu n'y vas pas ?
DEBON.
Ma foi, non.
LOUISE
Ces messieurs seront surpris. ïu manques si rarement une séance.
Que veux-tu? Nous nous sommes mis k causer, Flore et moi; je lui expliquais précisément l'ordre du jour de la séance. Figure-toi qu'à propos de Jack l'éventreur on publie des choses ignobles...
JULIETTE [entrant).
Madame, il y a là monsieur Barrau...
LOUISE
Ah ! qu'il entre.
Oh ! moi, je me sauve.
(// sort. Flore, sans rien dire le suit au moment oîi entre Barrais, )