SCÈNE III Barrnii. — Louise. — Alaurlce
BARRAU.
Bonjour, ma chère amie, bonjour, bébé. On aime toujours autant sa grand'maman?
{V enfant, po'i'.r répondre, se jette au cou de sa grand'mère, puis, après avoir jouéun instant, s'en va.)
LOUISE
Bonjour, mon ami. C'est bien à vous d'être venu tout de suite. (Sourianl.)\Q\is le voyez, vous demeurez mon conseiller intime. J'ai encore recours à vous pour résoudre une énigme. Asseyez-vous.
BARRATJ.
Rien de fâcheux?
LOUISE
Mais, je ne sais vraiment au juste. Figurez-vous que — voilà déjà quelque temps que je veux vous en faire part — je trouve Flore singulièrement changée. Je ne sais ce qu'elle a, mais j'éprouve cette impression qu'elle m'en veut. H me semble qu'elle est contrainte devant
moi; elle ne me parle pour ainsi dire plus; et, à de certains moments, elle est presque agressive. Il y a longtemps déjà que je souffre de son indifférence qui s'accentuait constamment. Mais à présent on dirait que celle indifférence se change en hostilité ; et cela me peine et m'inquiète beaucoup.