quand ma voix à moi te promet le bonheur
Sous le froid de la nuit comme une fleur se penche Abattue et fermée, et, vienne l'aube blanche, Se dresse sur sa tige et s'ouvre en souriant,
Ainsi je relevai le courage en mon àuic; Je me sentis repris d'une vaillante flamme , Et d'un ton résolu je dis en m'écriant :
« Toi qui m'as secouru , dans le Ciel sois bénie! l'^t loi-mème par (jui sa voix fut obéie , Qui si vite exauças sa douce volonté!
Déjà par le pouvoir de ta parole aimée
D'une nouvelle ardeur mon àme est enflammée;
Je brûle d'accomplir le projet redouté.
Or va, ch' un sol volere è d'amendue : Tu Duca, tu Signore, o tu Maestro.
Cosi gli dissi; e poicliè mosso tue,
Entrai per lo cammino alto e silvestro.
Va, notre volonté désormais est la même :
Sois mon seigneur, mon guide et mon maître suprême. »
Je me tais; — aussitôt il marche, et tous les deux
Nous entrons au chemin sauvage et tortueux.