‹ L'EnferChapitre 1 sur 116 · PRÉFACE · texte numérisé non relu

PRÉFACE

À quoi bon traduire un ancien poëme italien en un français qui aurait besoin lui-même d’une traduction? C'est une question se présentant tout de suite à l’esprit de ceux qui, sur le nom de Dante et peut-être mus par quelque euriosité, ouvriront mon volume. Une tentative qui suscite de prime abord une objection si radicale, réclame, j'en conviens, des explications. En maints débats, il est loisible de se défendre en disant : et adhuc sub judice lis est. Le procès que je soulève n’est pas encore soumis au juge, mon affaire est sans précédent ‘, à moins que l'on ne mette à mon dossier P, L. Courier et son Longus, Vanderbourg et sa Clotilde de Surville.

Rivarol a d'avance condamné ma tentative, en sant : « Si le Roman de la Rose avait les beautés du poëme de l'Enfer, croit-on que les

4. Voyez, à l’'Appendice, des fragments de deux traduc-tions en vers français, l’une du quinzième siècle, l’autre du seizième ; mais les deux traducteurs se sont servis de la langue de leur temps.

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