‹ L'enfer, s'il y en a unChapitre 14 sur 25 · LAN · texte numérisé non relu

LAN

l'imagination et est directement contraire aux affirmations divines de Jésus-Carisr et de son Eghse, éile: part d’une conception absolument fausse de lanature nème de l'éternité.

Non-seulement il n’y aura poiatde terme, ni même de mitigation aux saines’ des damnés, mais il est competetnent impossible qu'il y en ait. La nature de l'éternité s’y oppose d'une manièré absolue.

L'éternité, en effet, n'est pas comme !e temps, qui se compose d'une succession d’'instants ajoutés les uns aux autres, et dont l'ensemble forme les minutes. les heures, les jours, les années, les siècles.

Dans le temps, on peut rhanger,: précisément parce qu'on a ‘ le temps ” de :changer. Maissi l'on n'avait devant soi ni jour, ni heure, ni minute, ni seconde, n'estil pas évident que l'on ne pourrait point passer d'un état à u:. autre état? Or, c'est ce qui a lieu dans l'éternité. Dans l'éternité, il n’y a pas d’instants qui succèdent à d'autres instants et qui en soient distincts. L'éternité est un mode de durée et d'existence qui n’a rien de commun avec celui de la terre; ons pouvons le connaître, mais nous ne pouvons:le comprendre Cest lé mystère le L'autre vie ;

. :".C'èst uûe véritable. VroprAiouse partici-

Pad

pation à l'éternité

| mè de Drec. : :

tuile AL S

+ © et D bd et À bed 2 On bd be tt 2 nf

m'£ re. er D de

Om PM 2 Ba …

Comme le dit saint Thomas, avec toute la Tradition, l'éternité .est ‘ tout entière à la fois, tota simul.” C'est un présent toujours actuel, invisible, immuable. Il n'ya pas là des siècles accumulés sur des

siècles. Ce sont là des manières toutes

terrestres et parfaitement fausses . de concevoir l'éternité. ji

Je le répète, la nature même de léternité, qui ne ressemble en rièén aux successions du temps, fait que ‘out charigement y est tout-à-fait impossible, soit en bieu, soit en mal. , En ce qu' touche les peines de l'enfer, tout, changement est donc impossible ; et comme la cessation, ou même la ‘simple, mitigation de ces

peines constifüerait nécessairement un

changement, nous devons concluré, avec une certitude complète, que les peines de l'enfer sont absolument éternelles, immuäbles, et que le système des mitigations n'est qu’une défaillance de lesprit,

ou un caprice de l'imagination et du sen-

timent.

ee sé: >

sus-CHRIsT ; et disons, avec toute la sim-

licité et la certitude de la foi : “Je crois à la vie éternelle, credo vitam æternam.” c’ést-à dire l’autre vie, qui sera pour tous immortelle et éternelle ; pour les bons, immortelle et éternelle dans les béatr tudes du Paradis ; pour les mauvais, immortelle et éternelle dans les châtiments de l'enfer. :

Un jour, saint Augustin, Evèque d’Hi pône, était occupé à scruter, autant du moins que son puissant esprit le pouvait faire, la nature de. cette éternité, où la bonté et la justice de Drev attendent toutes les créatures. Il cherchzit, il approfondissait ; tantôt il voyait, et tantôt il se sentait arrêté par le mystère. Tout à coup, apparait devant lui, dans une lvmière radieuse, un vieillard au visage vénérable et tout resplendissant de gloire.

C'était St. Jérôme, qui, présque centenaire, venait de mourir, bien loin de LE, à Bethléem. Et comme sairt Augustin regardait avec étonneinent et avec admiration la céleste vision qui s’offrait à ses

eux : “ L’œil de l’homme n'a point vu, Jui dit le vieillard, l'oreille de l'homme n’a point entendu, et l'esprit de l’homme le pourra jamais Comprendre ce que tu cherches à comprendre” Et il disparut. :

Tel est le mystère de l'éternité, soit du ciel, soit en enfer, Croyons humblement,

et profitons du temips én cette vie, aflû

que, l0r soyons is dans la bon BE, € que, par la miséricorde de Dieu, nous évitions Fautre. td

Page 1