‹ L'énigme allemandeChapitre 10 sur 106 · RP — CG ERREUR PE RENE NE · texte numérisé non relu

RP — CG ERREUR PE RENE NE

qu'il soit, contre qui que ce soit, parce qu’en lui

de it em à

CAPE LES aise ar

TRE +4 æ MD, LC s

ice

réside un dépôt de la race, de propager la langue

RERO

allemande dans des écoles allemandes, les souve-

nirs enfin du Saint-Empire romain germanique et l'espoir de le faire revivre, c’est-à-dire tout ce qui est capable de parer, de renforcer, d’exalter l’idée

nl do HS «4 # | La sm tà rà S Di 1 CE 4 A !

Ft q # -L'ORES ‘he " TM *

nationale : voilà ce que, depuis Iéna, des éducateurs, disciplinés à travers le temps comme le sont des bataillons à travers l’espace d’un champ de manœuvres, n ont pas cessé de verser dans l’âme populaire, et la flamme de la victoire, en passant sur elle, l’y a fait bouillonner. Ces sentiments qui, tant qu'ils restent mesurés, sont d’un patriotisme court, sans doute, mais respectable, les pangermanistes s'entendent à merveille à les déchaïîner. Dans la sorte de nationalisme qu’ils professent, m écrivait le même correspondant, « il y a moins de haine que dans le nationalisme français, mais plus de mépris ». Et leur mépris de tout ce qui n est pas allemand sait trouver le langage capable d’émouvoir dans le peuple son orgueil pour tout ce qui est allemand.

Le pis est qu'en ces temps troublés où il apparut comme un péril, le pangermanisme a pu trop souvent, et sans mentir, laisser entendre qu'il s’appuyait sur la convenance gouvernementale.

Décidément, le défaut le plus grave de nos voisins, au regard d’un Français, et duquel découlent tant de malentendus que l’on prend pour des antagonismes de races, est, je le crois bien, leur ignorance singulière de la mesure, un besoin exceptionnel et quasi monumental d'étonner sans cesse par l’étalage de la violence. Il ne faut point douter qu'aux heures de crise, c’est à la Wilhelmstrasse que le pangermanisme, plus d’une fois, alla chercher les éléments de ses détestables excitations.

Nous l’avons vu manœuvrer, à l’époque d’Agadir, flanqué de son sosie, le pangermanisme colonial, dans le cabinet même de M. de Kiderlen- Wæchter. Le gouvernement, alors, trouvait de bonne politique de se servir de la plume, de la voix et du poing des pangermanistes pour stimuler les âmes et promener à travers l’opinion la torche incendiaire, se flattant assurément qu'un seste lui suffirait pour noyer le feu. Insensés qui ne réfléchissent pas que l’on ne conduit pas, au centre de l’Europe, un grand peuple de plus de soixante millions d'hommes comme une tribu de nègres, qu'un ministre dans le Reichstag n est pas un sorcier secouant ses amulettes au milieu des huttes de son village, et qu’à propager la flamme, on multiplie des brasiers, qui ne s’éteignent pas toujours! Politique bornée, politique d'un jour,

tas . Res TT NUIT GT ARR TA M 7 SE EE EE Er EC CA eg Ed D ue - A pere Css. EE.

2 -— + a Zés 2 té DE 3 4, Pot me LA L” — air 1 Ton LT e - \ - 2 > si vr u ' |

ea onto po Ag ra a 0 ” 1 LAS A er

ti fl "€ # el ; :

s # sh j à LS TON E U le :

| {3 L L He :

| Al D 1 n- | 1# A 4 Lt À + pl 4!

En.

# rA 1 14!

ue 41 nn 21!

mn St 7 :

D ni 4?

l pit LE à IE. :

fi

ur

Jai ss.

238 oi jm

= * ENT nt ES SN . ag pis s = zh L . - Ah ns he 1 > c- a Ass À A à ————

a Eu de = - ne”

dont on se garde bien d’instruire l'Empereur, souverain généreux, mais trop souvent impuissant, et qui, enfermé dans son droit divin et dans son pouvoir absolu, en était réduit jadis à collectionner de petits papiers contre un Holstein, qu’il lui eût suffi de casser aux gages!

On a vu, en certains jours, au souffle de la Wilhelmstrasse, toute la presse allemande, à quelques exceptions près, bien qu’elle soit libre et que nul ne puisse empiéter sur son indépendance, s’interdire elle-même tout droit de critique et de contrôle, et se jeter dans la violence et la provocation; puis, la bourrasque passée, le calme revenu, la Wilhelmstrasse entrant en silence, on a vu cette même presse désavouer et rabrouer sans facons les exCitateurs professionnels qui, dénués du sens de l'opportunité, s’avisaient de troubler sa quiétude reconquise. « Le pangermanisme de stricte observance na donc, selon le correspondant auquel je me suis déjà référé, aucune importance. Pareil au géant Antée, 1l perd ses forces dès qu'il quitte le sol gouvernemental. »

Mais 1l a déjà fait beaucoup de mal, et craignons qu'il n’en fasse davantage. Alors que l’Allemagne aurait tant à gagner à s’efforcer d’atténuer dans le cœur français l’amertume du souvenir, le pangermanisme aiguiserait, s’il dépendait de lui, le conflit latent qui sourdement déchire les deux nations.

Sans être foncièrement francophobe, il possède le tour de main qui convient pour exaspérer, par l’âpreté de son chauvinisme, toute âme étrangère, latine ou slave, anglaise, autrichienne, russe ou française. Je me suis souvent rappelé ce mot pathétique d’un ami de Berlin, un Français de l'esprit le plus libre, de la culture la plus fine, de la conscience la plus lumineuse, et qui, ne cessant d'observer les Allemands avec sympathie, me disait cependant un jour : « À vivre ici, on sent erandir en soi un patriotisme plus sensible. » Sur cette âme délicate et fière, le pangermanisme était passé...

La propagande pangermaniste s'exerce par les journaux, par les ligues, par les congrès.

Il y a une Ligue pangermaniste, que préside l'avocat Claas, de Mayence, et qui comprend 30 000 membres. C’est peu. C’est quatre lois plus. cependant, que l'Alliance française, si somnolente, et qui pourrait s'inspirer, sinon de l'esprit, du moins de l’activité de sa voisine germanique. Mais ce n'est pas tout. La Lique militaire, la Ligue navale ne sont, en réalité, que des branches de la première. Le même vent les pousse. Les mêmes buts les mettent en extase. La première ( Wehrverein) compte 55 000 cotisants et 150 000 adhérents gratuits, mais elle n'existe que depuis peu de

sen 7,

temps; la seconde, plus ancienne, groupe plus de 1200 000 membres. Mentionnons aussi la Société coloniale, de moindre rayonnement.

Les trois objets principaux de la Ligue pangermaniste sont : de multiplier les écoles allemandes à l'étranger, et en particulier dans les colonies compactes (Brésil, Argentine, Bohême, Orient); de soutenir les nationaux allemands partout où ils sont en lutte, publique ou cachée, avec les nationalités étrangères; d’éveiller dans le peuple le sentiment d'un impérialisme nécessaire. Par ce programme, elle rejoint donc à la fois la Ligue navale, la Ligue militaire, qui se proposent de lui mettre en main les moyens de le réaliser, et la Ligue hakatiste, qui poursuit, en Pologne allemande, l’éviction progressive de la race et de la langue

Poe

de pm be ae © Lars a lent nié TPE ee: CESR $ LUE MURS. + ii RE Ÿ ge nt DES LE > = on .. « DE OT a __ : PATES ss. ” an hr dl sh.

repose

rx ‘1 #4 3 % i #41 EN.

Page 1