ON
+ es + Ge D POSSESSEURS ” ge es at . MCE sd > Es
«moins bon », à la guerre, que l’obéissance silencieuse. Vos soldats, j’en suis bien sûr, accompliront individuellement des exploits magnifiques, dont les nôtres, peut-être, seraient incapables. Mais l’héroïsme est secondaire; le principal, dans la guerre moderne, est que la machinerie fonctionne, et la nôtre, avec l’ordre, la méthode, la discipline qui sont en nous, marchera mieux que la vôtre. Voilà ce que l’on croit. On se rappelle aussi vos explosions de bateaux; on s’imagine qu’elles sont les indices d’un certain désordre. Et tout cela réuni donne une confiance très grande; vous ne trouveriez pas beaucoup d’Allemands pour douter du résultat d’une guerre avec la France.
— Eh bien, dis-je, nous voilà avertis!
Doucement, allégrement, de sa voix hâtive et nette, M. Alïired Kerr poursuivait. Il est impossible d'être plus clair et plus direct qu’il ne se montrait, et en même temps plus aimable. De charmants petits gestes, tout étroits, ponctuaient son discours, et, à tout moment, 1l l’interrompait d’irrésistibles : « Je vous dis ce qui est, je vous répète ce que l’on croit, » comme s’il eût regretté d’avoir à me révéler ces choses. Dans un élan sympathique, il continua :
— Vous êtes mûrs, peut-être trop mûrs : voilà le fait que doit considérer Le sociologue. Vous avez
DR A 2 a nl in >
” - 28 me EEE on IS
De Out
pif
RER EREER Dry HMS Sd STE Re “ " 3-38 pa Là £ … pété xs ” pv z= »
740 Le à : Pne + ER CNT de V . LT be : er Pen y run) + RU Men 05 dx AU m1 à ® 0 LORS dis © Papers PET E Se SERA NE = mi n° eee = L, PET RC PARENT Cac A L pr AL 2 Rire 2 es TEA 2 es UE ele. ot tn r
st À
" “De e£ F à > e Eee . lots de A 0 CL : AA POST +2 rue atere er : : " = or nm. = 28 pe A RES + —" . re D 2 NÉE Peu PA 2 parts PRE + + re nr 7 Éd tm nt OS lb, no nn vom + + vu gt AE UE LE Di EU OST ES Le - Ê CRUE QLRCRTE - … Las 7 .. | ur mt 6 ÉD. NU 2 SR PSE à AR ET : AT PR PE ET . : LE : u — = > 2 dé —— ——. "+ ee < m — ——. .
EE Fu 4 DE art »
RE le =
hp oh 4) prb 2 A GE > 20 "à ner HU Es
parcouru une histoire glorieuse, atteint un développement de civilisation que tous les peuples peuvent vous envier : cela se paye. Un certain degré de culture et de bien-être indique toujours un sommet; le savoir ne s’acquiert qu'aux dépens de la foi, qui suseite les grandes œuvres, et Le bienêtre aux dépens de l'énergie, qui dirige les robustes efforts. À trop jouir, on multiplie en soi les raisons d'aimer la vie, la crainte de la risquer. Peut-être aussi avez-vous toujours porté en vous les germes d'une 1rrémédiable faiblesse : déjà Tacite observe, chez les (raulois, une sorte de générosité instinetive et l’amour de la justice; mais cet amour de la justice, unique recours des opprimés, n’impliquet-1l pas, chez celui qui le pratique, quelque défiance de soi et comme un aveu de faiblesse? Nous autres, au contraire, moins avancés que vous en civilisation, nous avons gardé un tempérament plus rude, qui nous fait apparaître plus résistants et plus neufs, et je le constate sans en tirer vanité, car j'ai toujours eu un certain goût pour les fruits un peu avancés.
— Ainsi nous sentons le moisi, et vous croyez à la décadence de notre race?
— Progresser, c’est se renouveler, et je ne reconnais pas en elle les signes d’un renouvellement prochain.
Cependant l'automobile, la navigation sous-
om
marine, l'aviation, le sport? Sont-ce les témoins d’une race en dégression? Je pose la question à M. Kerr, qui n’en est pas embarrassé.
— Le sport, c’est du jeu, c’est de la mode. Cela n’a pas de valeur sociale. L'automobile, les sousmarins, les aéroplanes? Admirables inventions en effet, et bien dignes du génie de la France. Elles ne sont pas les dernières, et je m'attends à ce que vous étonniez encore le monde. Mais que pourriezvous contre l’inévitable? Un peuple où les hommes ne veulent plus être soldats, où les femmes refusent de faire des enfants, est un peuple en qui se refroidit la vitalité : 1l sera irrévocablement dominé par une race plus jeune, c'est-à-dire plus âpre. Songez à la Grèce, à l’empire romain. C'est une loi de l’histoire que les sociétés vieillies cèdent la place, et cette loi est la condition du perpétuel rajeunissement de l'humanité. Plus tard, ce sera notre tour, et la loi féroce viendra nous marquer : alors commencera le règne des asiatiques, des nègres, que sais-je ?...
— Quand les jaunes ou les noirs, ou tout simplement les slaves, arriveront chez vous, il y en aura pour nous tous. Jusque-là, je crois que tout le monde peut trouver à vivre en Europe...
— Mais je ne dis pas que la France doive disparaître! Éloignons de notre pensée la crainte d’un si grand malheur. J'aime trop votre pays pour ne