BR
Re MEET RE Z DE es ci n -mor ns ut s æ 1 NES 2 ent RU ST ST je 2 Gt D at +
et
NE og ve 9
kr ù : ne Pen RS re D co PRE ET A PÉ ES VESe p PHRSRRRSREE TT ET ee QUE ve dm me AS, LC, 7158 at Le 20 es A hero 29 9 rm mr D ee men
me mie otre
Em
ra Le
à com mg mue de 00 "
ET x histhitte de 5. pense éirimpeeres om LE enr.) av CE CF GmRE + e
LE ET Te À mare. EE EE nous 2 me el fcenene—… 2 di | ot : 7 née he hs " > :
pas l’appréhender autant que vous-même. Cependant je vois très bien la France, avec tout ce qu’elle représente d'intelligence, de grâce et de beauté, demeurer dans le cœur des hommes éternellement adorée. Voyez l'Italie. Ce Florentin nonchalant est le fils de seigneurs splendides et indomptables. La race en est morte, mais la rouge Florence ne vit-elle pas toujours dans nos mémoires ?
— Grand merci, dis-je. Vous répandez les fleurs ; mais un cadavre est dessous.
Un petit geste du pouce et de l’index, et la voix répliqua :
— Nul ne peut rien contre les fatalités historiques. Le (rermain arrive, avec son sang riche, et je crois que son heure est venue. La loi de la vie veut que les moins forts soient éliminés; et les vrais conquérants, ce sont les affamés. Or, ces affamés, c'est nous. L'argent gagné nous en a donné le goût, et le bien-être conquis a accru les appétits. Lorsque l’Allemand considère le monde, il trouve qu'il n’a pas été gâté, et que tout ce qu'on lui a laissé, ce sont les restes pourris d’un assez bon dîner. Mais ce partage, dans sa pensée, n’est que provisoire, et je crois, en effet, qu'une nouvelle répartition aura lieu quelque jour. La question est de savoir si elle se fera amiablement.
— Que voulez-vous dire?
— Ceci, que le monde finira peut-être par trouver préférable de faire l’économie d’une guerre, qui serait, quel qu’en fût le destin, désastreuse pour tous les combattants. Mais je me rends compte qu'un tel marché, difficile avec vous, serait plus aisé à conclure avec l’Angleterre, qui a davantage l'esprit commercial et ne fait pas constamment intervenir, dans des questions d’intérét, ses susceptibilités nationales. Je m'aperçois hien que je vous étonne, mais je vous dis ces choses, parce que je les vois dans leur vérité et que Je Suis sincère. Ce n’est pas mon sentiment qui parle, c’est ma clairvoyance. Car personne plus que moi n'aime votre patrie, et ce n’est pas assez de dire que je l'aime. Elle est en moi de toutes les manières, je suis nourri de la moelle de vos grands écrivains, j'aime votre esprit, votre caractère, tout ce qui fait l'agrément de l'intelligence française. Je connais vos grandes villes et vos campagnes, et Je n'ai Jamais quitté l'Allemagne sans terminer mon voyage — fussé-je à Naples — par une visite à la France. Il n’est donc pas possible que nulle part vous rencontriez un esprit plus attaché que le mien à la pensée française Mais qu'est-ce que ces choses ont à faire avec la réalité?
« La réalité, c’est la menace permanente de la guerre. Qu'elle sorte d'ici, d'Angleterre ou de France, elle est en puissanee au fond de tout inci-
er AS . " d EE du De D
nes | Leu
dent qui accusera les antagonismes (1). Telle est la vérité que les cœurs mâles doivent regarder en face.
« Vous êtes, en France, aveuglés d'illusions. Vous révez. Vous vous donnez le luxe d'idées humanitaires. Vous croyez à la justice, à la bonne foi, à la paix, à la fraternité : c’est très dangereux. Vous dites : « La guerre, la violence, la conquête, tout cela est bien démodé, bien vieux jeu. » Moi, je vous réponds : Ce n’est pas démodé; ce sera demain! »
M. Alfred Kerr se soulevait sur son siège bas, et son index énergiquement tendu me montrait sur la muraille des masses épaisses agitant des drapeaux et traînant des tonnerres... Les Huns étaient revenus (2).
(4) Des événements terribles ont éclaté. La Turquie d'Europe a presque complètement disparu. Et cependant la paix européenne n'a pas été rompue...
(2) Contre la loi militaire allemande de 1913, un certain nombre d’intellectuels ont signé une protestation, où on lit : « La nouvelle loi militaire qu’on réclame du peuple allemand répugne à notre conscience de civilisés et compromet l'Allemagne devant l'Histoire. Bien loin d’être une garantie de paix, elle stimule les autres États à de nouveaux armements, et elle est un obstacle au rapprochement pacifique des nations. I n'est point vraisemblable que le Reichstag rejette ce projet. L’Allemagne intellectuelle tient du moins à affirmer ici qu'elle a honte de cette prétendue représentation nationale. »
M. Alfred Kerr a signé ce document.
Dans la cité des livres. — M. Maximilien Harden — L'opinion nulle. — Pour la paix. — La pensée profonde de la France. — On peut s’entendre. — « S'il faut combattre, ce sera à notre heure. » — L'alliance possible. — L'Allemagne n'a pas besoin des colonies de la France. — Une affaire de prestige. — Le Maroc, héritage naturel de la France. — Les fautes de l'Allemagne. — L'incident est clos. — L'alternative — La question alsacienne se pose d'elle-même. — « Que de belles choses nous pourrions faire ensemblet » — Guerre ou entente? — La guerre ne finirait rien. — Le prix de l'amitié. — « Pas trop longtemps. »
À mon entrée, quelqu'un se leva d’un bureau de travail, et je vis surgir d’entre les livres un homme petit, mince, glabre, le visage rasé, avec des cheveux noirs en crinière, ramenés sur les tempes en lourdes ondulations. Je me trouvais, au tond de Grunewald, dans une maison blottie au milieu des arbres, chez M. Maximilien Harden, et Je venais de pénétrer dans la cité des livres.
À vrai dire, la pièce où l’on m'introduisait n'était pas très vaste, mais elle ne montrait ni murailles, ni tentures, ni meubles, ni tapis : elle apparaissait comme la gueule de quelque infernal sou-
mobs LEZ 2 és > . puce rte ee sant eZ : < s Fos PR ENT A ER + CP TO GR De A # PP D ms Le
Ze > EE
terrain, regorgeante de livres, de journaux, de revues, de publications de tous aspects et de toutes langues. Il y en avait, du haut en bas des murs, pressés dans des rayons; 1l y en avait en piles, en tas, sur le sol, sur les fauteuils; 1l y en avait d'étalés et d’éparpillés; et le maître de ce logis de la « culture », dominé, à sa grande table, par des Gaurisankars de matières imprimées, avait tout juste, pour y écrire, un espace large comme ses petites mains.
M. Maximilien Harden, indolent et pale, m'entraîna vers une pièce voisine; 1l glissait plutôt qu'ilne marchait; ses yeux perçants brillaient dans un visage d'Asiatique, qui se porte en avant comme pour guetter et happer. Ses mouvements sont lents, sa voix nonchalante. Il y a, dans son geste, de la circonspection, comme de l’inquiétude; dans son regard, de la caresse et de la cruauté. Il sent la jungle. On le devine construit pour les longs desseins, le guet patient, la décision hardie, le bondissement, l’implacable exécution. Personnage singulier! Et quelle surprise de découvrir, en cette image de jeune fauve, le polémiste net, méticuleux et fort, dont certains coups, portés avec une sûreté méthodique, n’ont pas cessé de retentir lugubrement en d’illustres demeures!
Vous savez qui est M. Maximilien Harden. Avec sa Zukunft (Avenir), revue hebdomadaire qu'il est
presque seul à rédiger, 1l exerce incessamment, sur les choses et les hommes de la vie publique, une ardente censure. Indépendant, accoutumé à ne ménager personne, 1l est en même temps détesté et craint, et son nom, jeté dans un milieu officiel, y glace incontinent les propos. Bismarckien fidèle, il a combattu le prince de Bülow; il combat de même le gouvernement de M. de Bethmann-Hollweg; 1l ne ménage pas l'Empereur; et la politique marocaine suivie par l'Allemagne de 1904 à 1941 n a pas eu de critique plus impitoyable. On se rappelle avec quelle sorte d'opiniâtreté frénétique et précise, il poursuivit jadis la campagne qui aboutit à mener en justice l’un des grands seigneurs les plus authentiques et des plus considérables personnages du temps présent. Mais il a du talent, il est redouté, et 1l se trouve que ce journaliste,honni des ministres et des gens en place, mais confident naturel de tous les mécontents, est, dans l'empire, l’un des hommes les plus exactement informés de ce qui s’y fait, de ce qui s’y prépare, de ce qui s’y pense.
Je n’eus pas à lui poser beaucoup de questions, car il est disert et sait ce qu'il veut dire, et dans l’ordre qu'il a délibéré. Je m'en aperçus tout de suite. Comme, au moment où il m'indiquait un siège, je faisais : « Vous ne passez pas, chez nous, pour un ami de la France! » il se contenta de hausser les épaules et répliqua simplement :
Ù 230 L'ÉNIGME ALLEMANDE À | — Ïl faut laisser dire ceux qui ne savent pas. Î qi | Un homme public doit s’attendre à toutes les 1in- HS | justices. Mais nous parlerons de cela tout à l'heure. 1h — Eh bien, dis-je alors, puisque je suis venu en HA Allemagne pour essayer d'y interroger l’opinion, dt | voulez-vous me dire si vous croyez à l’existence : hi d'une opinion publique capable d’une pensée et d'une volonté collectives?
A | — Non. Rien, chez nous, ne correspond à ce sh que vous avez en France. Le bourgeois allemand FE | est préoccupé de ses affaires, de son travail, de Hi son argent; il n a n1ile temps ni le goût de songer 11 | à la politique, et il trouve qu'il vaut mieux laisser Ille cela aux soins de ceux qui commandent. Nos (il maîtres agissent donc à peu près à leur guise; on dE ne les contrôle ni ne les surveille de trop près; (ER on ne les gêne pas, on est bien sage. Je mets à part (fil les socialistes démocrates, qui ont leur paroisse. pi « Ceci ne veut pas dire que la masse de la naa | tion ne soit pas pénétrée d'idées communes, et l’un | fl des sentiments dont vous la trouverez le plus généralement possédée est incontestablement le sentiment de la paix. Peu de gens songent à la guerre. { ll On a bien trop besoin de la paix! La guerre qi compromettrait le résultat de quarante années [1 d'efforts considérables, qui ont donné à l’Alle- 1 î | magne une grande puissance économique : ceux :| 14 qui réfléchissent à cela ne peuvent pas désirer la à h
ANT L v SR PU EE es à DR Renan s mon.
To
2 Rd
guerre, et, chez nous, on ne l'aime pas pour ellemême. Et maintenant j'irai plus loin, et je vous dirai qu’en ce qui concerne la France, ce sentiment pacifique s'accentue davantage, que personne ne lui est de parti pris hostile, que l’on ne pense pas du tout à voir en elle « l’ennemie nécessaire ». Cependant la question n’est pas simple. Certains signes ne nous montrent-1ils pas une France saisie d’une sorte d’ardeur belliqueuse et tout près de renoncer à la sagesse? Qu'elle remercie d’ailleurs M. de Kiderlen et M. de Bethmann. qui ont tout fait pour la guérir des maux de l’antimilitarisme... Mais ces témoignages de l’impatience française ne nous surprennent pas extrêmement. On est généralement persuadé, en Allemagne, que la constante, l’impérieuse pensée de la France est de rentrer en possession de l'Alsace et de la Lorraine, et que tous ses actes y sont subordonnés; et s’il est bon de mesurer ce qui sépare l’idée de la réalisation, s’il faut distinguer entre le projet et l’acte, on doit se dire aussi qu'un discours peut n'être pas toujours inoftensif, et qu'il y a des heures où le verbe devient fait : 1l faut compter avec cela.
« Néanmoins, à examiner objectivement les choses, en écartant pour un instant la question de lAlsace-Lorraine, on constate que nulle autre barrière n’est entre nous, et qu’enfin nos rapports
En tree ed meme tt EL. ring 527 on pe
Dm horse ha
ER
es.
PRE «chi re st » 4 ps Ü rà DE es 2 Ads, dre à LT AE Te ee
ne Qu
réciproques ne peuvent en rien être comparés à ceux de l'Allemagne et de l’Angleterre, dont les intérêts, en maints endroits, se rencontrent. Et ceci doit nous donner confiance. J'ai la conviction que nous pourrions nous entendre. J'ajoute que beaucoup le désirent en Allemagne, et je crois aussi qu'un grand nombre de Français éclairés partagent ce sentiment. Il ne faudrait, pour y réussir, qu’un peu de bonne volonté de votre part, un peu de tact et de générosité de la nôtre. Mais je sens déjà que je suis dans la théorie. Car il faut bien reconnaître que le moment ne semble pas extrémement propice; on ne voit pas clair; ni en France, ni chez nous, l’on ne sait où se tourner. Il y a, des deux côtés, de l’aigreur.
— La crise de 1911, venant après tant d’autres, a fait un mal qui ne sera que lentement réparable.
— loute cette affaire marocaine a été déplorable. Elle a été menée sans adresse, sans franchise, surtout sans psychologie, et c’est le pis, car cela se paye. Au sortir de cette tourmente, qu’augurer de l'avenir? Tout dépend, en premier lieu, de la manière dont les Anglais et les Allemands choisiront leurs places. Elles commanderont celle de la France. La France, me direz-vous, veut la paix. Nous la voulons aussi. Certes, on veut la paix: mais en même temps celui qui se juge menacé, qui redoute qu’un voisin fort ne s’aban-
donne contre lui à des actes qui ressembleraient à des chantages politiques, se dit qu'il ne serait pas mauvais de chercher à affaiblir des gens qui trop souvent vous irritent et vous gênent, et dont la puissance semble devenir dangereuse.
« Dans une certaine mesure, je vous comprends; je me rends compte de ce que l’action de la politique allemande, à certains moments, a pu avoir de blessant pour la susceptibilité française; mais 1l faut que vous sachiez, à votre tour, que vous vous êtes souvent trompés sur les dispositions du pays à votre égard : ces froissements dont vous ne vous êtes pas toujours plaints à tort, on n’en a pas conscience, parce que l’on n’y a eu aucune part. Les choses se sont faites dans des bureaux où la pensée vraie de l'Allemagne n’était point admise. Ce qui compte avant tout ici, c'est, je vous l'ai dit, l'intérêt commercial; tout ce qui en vit, est, chez nous, comme un peu partout, du reste, presque trop pacifique ; et, parmi les hommes d’affaires et d'industrie, ceux qui voient au delà du prochain jeudi sont très rares. Et s’il peut être utile, en France, de s’employer quelquefois à calmer un peu de nervosité, ici, au contraire, il y a des moments où l’apathie nationale aurait besoin d'être vigoureusement secouée.
« Pour moi, ma position est très nette, et je vous l’exposerai sans détours. »
: s L Ru ù , "RE 7 age AL der >, = x > RTE Par
… Mc < LEE 1e NPA TUE, LA he de eme Earainé
ns éttente s hd : dy gere
e = us » - Ls DORE Li É AR Ai
M. Maximilien Harden, passant sa main sur son front, selon un geste familier, sembla rassembler ses idées et choisir ses mots, et il poursuivit :
— Vous connaîtrez du même coup les raisons qui ont permis à certains Français d’incriminer mes intentions. Je me suis dit, et j'ai dit : Si vraiment la France ne peut prendre sur elle d’oublier une infortune, très grande assurément, mais telle qu'il n’est pas de nation qui n’en ait connu de semblable, qui d’ailleurs n’entache en rien son honneur, mais qui lui reste d’autant plus sensible quelle est presque unique dans son histoire glorieuse, nous avons, nous, le devoir de nous préoccuper d'un fait qui n’est pas sans péril, et le droit de choisir notre moment. Si j'ai un voisin qui ne cesse de former contre moi des projets de vengeance, qui, loin de s’en cacher, proclame à haute voix qu'il a une réparation à obtenir de moi, qu’il ne Sera pas satisfait qu’il ne l’ait reçue, mon droit élémentaire de défense et de précaution est de dire à mon tour : « S’il me faut combattre, ce sera à mon heure! » Car enfin, je vous demande la permission de vous faire observer, avec toute la discrétion que j’y pourrai mettre, que nous assistons, depuis quarante ans, à un spectacle unique, à ma connaissance, dans l’histoire. Je comprends qu'un peuple haïsse, qu’il affirme, s’il le juge bon, et sa haine et sa volonté de faire la guerre, et
qu'il fasse en effet la guerre; mais il est paradoxal, il est inconcevable et, passez-moi le mot, inadmissible, qu'il ne cesse de dire et de répéter : « Je veux la paix; mais c’est en attendant mieux, et le Jour viendra où... »
« Pour l’un et pour l’autre des deux peuples, je considère qu'il serait plus profitable de renoncer à ces attitudes. Ce n'est pas assez dire. S'ils réfléchissent, 1ls constateront que, mieux encore que la paix, une alliance est possible entre eux. Pourquoi pas ? Écartez, par la pensée, la question de l’Alsace- Lorraine, et rien ne nous sépare plus : la France ne veut rien de l’Allemagne, non plus que l’Allemagne de la France.
— En êtes-vous bien sûr? dis-je. Certains ne prétendent-ils pas que l'Allemagne a besoin de colonies? L'affaire du Maroc n'est-elle pas le premier acte d’une politique coloniale?
— Je suis partisan d'une politique coloniale, vaillamment, mais sagement expansive. Je crois que l’Allemagne a besoin de colonies ; maïs elle n’a pas besoin des colonies de la France. Le monde est vaste, et elle saura bien en trouver d'autres. Quant à l'aventure marocaine, la fièvre coloniale, grand Dieu! n'y fut pour rien. Elle n’a été qu'une affaire de prestige. Prestige national, prestige personnel. L'Allemagne se désintéressait complètement du Maroc. et, parmi ceux qui ont quelque lumière sur
l'évolution historique, aucun n’a jamais contesté qu'il fût l'héritage naturel de la France. Moimême, j ai dit ou écrit mille fois : « La France aura le Maroc, ou elle n'aura pas l'Algérie. » C'était l'évidence même.
« Le Maroc est la clef, ou, si vous le préférez, la serrure de votre empire nord-africain, de cette « Nouvelle France » plus rapprochée de vos côtes, mieux adaptée à votre génie national que n'était celle d'autrefois — je veux parler du Canada — et qui, je n'en doute pas, sera un jour pour vous une source de vigueur et de rajeunissement. Oui, j'en
ak
+ ho selostéoms om D ME de u r; . = = DAS ET pe — ss — : 2 £ “RONA... "er CE E < = ci let 20 le … : — : L x nn Taies. te : - DR sn nn di + ou à LÉ , 2 L > Dis LÉ Frs e + PL ET mer à LÉ . Laon de si 7 a ment —-— 3 D un - ; r EE AT REA &- 12 r , à DAS APN / YEARS Les e - — = me auf ge - — . eg entr po mrie-wr ’
ES
suis sûr, bien que j'entende souvent dire à de bons Français : « Dans nos colonies, c’est pour les étrangers que nous travaillons. » Je préférerais, pour la vérité, qu'ils disent : « Les étrangers y travaillent pour nous. » Le bilan d’une colonie ne dépend pas du nombre d’immigrants que la mère patrie y envoie — regardez plutôt les Indes —, et l’on ne peut douter que la France, laborieuse et tenace, n’ait beaucoup à attendre d’un empire qui, àa cette heure, s'étend de Bizerte à Casablanca. Ceux qui, s’exagérant ou exagérant les obstacles que rencontrent vos Lyautey et tant d’autres vaillants généraux, répètent qu'il n’y a pas lieu d’envier ce gain nouveau de la République, ceux-là se repentiront bientôt de leur vain radotage.
« Il s'agissait donc pour la France d’une ques-
DM ES
RER 000$ PPÉRR ARSEE ERA à
Je
LE
a à Le VE an !
se ne gp agente 2e » rs rer
enr eeeemumaee Hi y nas FRNPEr ZE <a VU ES then 3.
e—. __…— . TT.
tion vitale. Or nous étions, en quelque sorte, liés envers elle. Est-ce que l'Allemagne, lAllemagne de Bismarck, ne lui avait pas jadis offert sur ce terrain ses bons offices? Est-ce qu’à la conférence de Madrid, en 1880, le délégué allemand, tenant la promesse faite par le chancelier au comte de Saint-Vallier, ne votait pas toujours, les yeux et les oreilles fermés, avec l'amiral Jaurès?
« Le fait que l'Angleterre, désireuse de s'assurer sur terre une épée et comprenant enfin qu'il faut payer ce qu’on achète, abandonnait le point de vue des Nelson, des Palmerston, des Drummond Hay, d’autres encore qui, cent fois, avaient proclamé que le Maroc ne cesserait d’être marocain que pour devenir anglais, ce fait que l'Angleterre acceptait, bien mieux, favorisait l'installation de la domination française à côté de Gibraltar, ne suffisait pas, à mon avis, à changer notre ligne. L'Allemagne largement et fortement établie sur le chemin de Suez et d'Aden, l’Allemagne maîtresse de barrer aux blés étrangers la route de l'Égypte, des Indes” et des ports britanniques... c'était la guerre. La ouerre! C'est-à-dire, dans le cas d’une victoire allemande, une véritable finis Britannie.
« Je m'en voudrais d’insister. Évitons de infendam renovare dolorem, en retraçant les péripéties traversées, d’Algésiras au traité congolais, par cette malheureuse affaire marocaine. J’en ai dit et écrit,
en son temps, tout ce quil fallait, avec la liberté et la netteté dues à un si grand objet, et j'espère que vous m approuverez de penser qu'il serait pour le moins inutile de me répéter aujourd’hui. Quelques-uns de vos compatriotes ont cru, et disent encore, que l'affaire n’est pas close, que l'Allemagne trouvera des occasions nouvelles de quereller la France, qu’elle la chicanera sur les frontières à déterminer, qu’elle convoite d’autres territoires africains, qu’elle médite de donner au traité du 4 novembre une extension qu’il ne comporte pas, que sais-je encore? N’en croyez rien. Tout cela est faux, archi-faux! Revenons au mot de Galliffet : « L’incident est clos. » L’incident est clos, et bien clos...
a joe
En 24 — Kate: É D | Te FF DZ 2 Mag) - M à «ee nu : EM : Ch = x + DE à à. 4 DES 7e F — - ad, < 7 er e— = = -— < Sarre. ar: cm. = : sa nanas + en Se se tem ” pr nf rt te em a : x p 7 Æ. PR So hreme , « on . se de ae y re Ve % mi a Fabre rater PRE OR Dur pdt” i 4 * ee coqs res , - - Mir tie - ” ee Re + , à -> À + 4
IR RE PER EEn
.— Cases rit ds hosraies d ER : ts |
SN RE PRE a mener =
j ih ha :
sm.
périntt ae s is GG guet NE NS ST LÉ L4 ‘ e
: : de tx PT As —… = ao RS 06 Re ER ES peémemmmmi aires "#7 | (
« C'est maintenant à l’avenir qu’il faut songer. Entre nos deux pays, je n’aperçois d’autre alternative que celle-ci : ou la continuation de rapports aigres, déplaisants, hostiles, dangereux, ou une alliance formelle. Pour moi, mon choix est fait Tout recommande l'alliance. Les deux peuples unis, C'est la paix du monde assurée, assurée par leur propre volonté, et pour leur commun intérêt. Et ne sont-ils pas faits pour s'entendre? Ne se ù complètent-ils pas admirablement? Que ne pourra--on attendre de cette grande flamme de la France et de cette force, un peu pesante, de l’Allemagne, quand une pensée commune les animera?.…
En + M eg, AE ne mr —— PR ae ne 0" A A © a ‘ + d = + me és
s 2 -eRe
se spin a TT ce nl
AD Ÿ GEL à mm «
Verrons-nous bientôt ce moment? Aussi longtemps que les Français persévéreront dans l'attitude qu'ils ont prise, qu'on les verra se réjouir des disorâces qui peuvent atteindre les Allemands, et y aider au besoin, l'entente assurément sera bien difficile. Qu'ils sachent du moins qu’elle dépend d'eux seuls, et que, nulle part en Allemagne, il n'existe contre eux de malveillance.
— Une alliance... fis-je. Le mot est bientôt dit; mais à quelles conditions”?
— Je vous entends... Est-il donc chimérique d'espérer que la France puisse un jour accepter le passé à titre historique, puisque vous ne trouveriez pas chez nous une seule tête pour accepter de le remettre en discussion? Le destin de la guerre n a-t-1l pas assez souvent, pour son Juste orgueil, été avec elle? Contre l'Autriche aussi, nous avons fait une campagne heureuse; elle est devenue notre amie.
— Vous lui aviez, à elle, laissé ses territoires!
— (C’est vrai, concéda M. Harden.
— Aucun Allemand, me dites-vous, ne consentirait à remettre en discussion le passé? Là pourtant, là seulement, est le remède, parce que là est la source. Mais c’est bien plus du présent et de l'avenir qu'il s’agit. Croyez-vous donc que la France soit seule à poser la question d’Alsace- Lorraine? Fussions-nous muets, elle se pose
me A ga til mena cn |
TT | à 4
As ds. — | ae hear seeds. amenée.
me MT Fete me