‹ L'énigme allemandeChapitre 26 sur 106 · AA · texte numérisé non relu

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nous n'avons jamais fait la guerre par goût :il a fallu que nous y soyons contraints, soit par l’idée nationale, soit par le jeu des événements.

« Des guerriers, c’est vous! Toute votre histoire est pleine d’une fièvre belliqueuse, que Jules César déjà observait chez vos lointains ancêtres. Vous aimez la bataille. Vous vous grisez de poudre et d'action. Vous pratiquez tout naturellement lhéroïsme. L'histoire de Valmy est un défi à toutes les lois; il a fallu des Français pour gagner une telle victoire. Dans la longue suite de nos guerres, vous ne trouverez rien de pareil. Chaque peuple agit selon son tempérament. Nos vertus, si vous voulez bien nous en reconnaître, sont dans la réflexion, le travail, la préparation, l’organisation, la méthode. C’est par elles que nous avons eu des succès. C’est en appliquant avec soin et en perfectionnant des règles, que nous n'avions pas toujours inventées, que nous avons vaincu. Soultrez donc que nous nous y tenions, et ne vous étonnez à peu francisés selon les lois phonétiques; ainsi les mots : querre, halte, boulevard, arroi, auberge, brèche, beffroi, briser, butin, cible, dard, épier, flèche, heaume, haubert, héraut, étape, blesser. brandir, cotte, crampon, blinder, cible, etc... Les autres, introduits dans notre langue à partir du seizième siècle, grâce aux guerres de religion, à la guerre de Trente ans, aux guerres du dix-huitième siècle, s’y sont maintenus dans leur aspect initial, presque sans altération: par exemple : bivouac, blocus, blockaus, chabraque, colback, flamberge, fifre, havresac, hourrah, loustic, lansquenet, reitre, obus, sabre, rosse, sabretache, schlague,

vaguemestre. (V. A. BracneT, Dictionnaire étymologique de la langue française, Introduction.)

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