‹ L'énigme allemandeChapitre 59 sur 106 · LAETA 1 : PE · texte numérisé non relu

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vernants, non pas contre l'étranger. En diriezvous autant ‘de l'opinion française? Il n’y a qu'à lire vos journaux, à écouter vos discours, à entrer dans vos théâtres ou vos cafés-concerts, pour distinguer, dans l’âme française d'aujourd'hui, un accent nouveau, qui sans doute n’est pas de la provocation, mais que j’appellerai de l'hostilité agressive. Là est le danger. Je vous en parle avec une liberté complète. Je ne suis pas un chauvin, et j'ai l'illusion de trop bien comprendre votre pays pour ne pas redouter comme un épouvantable malheur une guerre où tous deux s’entrechoqueraient. Consentez cependant à regarder la vérité en face, et quand nous disons, quand nous croyons, que le danger de conflit est en vous-mêmes, et non pas en nous, cessez de nous accuser de mauvaise fol.

« Nous ne nous préterons pas, de bonne volonté, à une revision du traité de Francfort. Vous le savez, et il est évident que vous le comprenez.

— Vous posez mal la question. En 71, Moltke fixait à cinquante ans la durée du travail de germanisation dans les territoires annexés, et il vous demandait un demi-siècle de patience. Quarantedeux ans sont passés, et ces races, dont vous prétendez qu’elles sont allemandes, sont plus éloignées de vous qu’au premier jour. Pourquoi ne pas le reconnaître?

— Parce qu’il y a des aveux que les peuples,

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