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serait obligée, tant que des conditions nouvelles, telles que l'exploitation de son sous-sol, ne permettront pas à son industrie de se transformer, d'acheter ailleurs :
PRO ER 2e ui ur. 136 millions de francs.
MACHIDOS 7 ee 132 “= sr OISE ERIC SFr RR 41 EE — Cuivre: } 2:45 ia 13 — TOTAL “FH «2 329 millions de francs.
Trois cent vingt-deux millions au moins qu’il convient donc de déduire du total, puisque, pour cette somme, c’est la nature elle-même, non l’imprévoyance des uns ou l’astuce des autres, qui nous fait tributaires. Mais ce n’est pas tout. En perdant l'Alsace, nous n'avons pas seulement perdu lun des rayons les plus lumineux de l'intelligence, de la sagesse, de l’esprit français, l’une des grâces les plus pures de la terre française : c’est aussi l’un des éléments les plus riches du travail français qui nous a soudain manqué. L'Allemagne nous envoie-pour 55 millions et demi de tissus et ne nous en demande que pour 27 millions 300 000 francs; ne cherchons pas l’origine de ce déficit de 27 millions : il vient, en grande partie, des filatures alsaciennes, dont le labeur s’est continué et accru au profit du vainqueur. Il faut ajouter cependant ces 27 millions au total précédent; ce sont 349 millions qui apparaissent comme irréductibles dans les conditions actuelles.
Quels sont encore les principaux articles que nous envoie l'Allemagne? Ce sont des céréales (grains, farines, malt), du tabac, du houblon, des pâtes de cellulose, de la bière, de l’or, du platine, de l’étain, des
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tissus de lin, de chanvre et d’alpaga, des instruments de musique, des fanons de baleine, des ouvrages en écume de mer, toutes marchandises dont l'exportation française n’a pas l’équivalent. Parmi celles que nous échangeons avec eux, il en est où les Allemands ont l'avantage, il en est où l'avantage est à nous. Je mentionnerai, dans la première catégorie, la pomme de terre, la pierre, la fonte, le fer, l’acier, le bois, les pelleteries préparées, les ouvrages en peau ou en cuir (chaussures, maroquinerie, courroies de transmission, gants, etc...), l'horlogerie, les meubles, les ouvrages en caoutchouc, les instruments et appareils scientifiques. Certaines font impression sur l'esprit public, parce qu’on les rencontre dans la vie quotidienne : ainsi les bijoux faux, le clinquant doré et argenté, dont nous recevons pour 39 millions et demi, alors que nous n’en vendons que pour 2 600 000 francs (1); ainsi les poteries, verres et cristaux (44 300 000, contre 4 889 000). Lorsque les Allemands nous vendent pour 61 millions de produits chimiques, contre 34 millions qu’ils nous achètent, rien à dire, puisque c’est une conséquence de leur richesse en houille; mais pourquoi nos verriers ne luttent-ils pas avec les leurs, et pourquoi nos papetiers laissent-ils entrer en France pour 26 millions de papier et applications du papier, quand ils n’en vendent à lAllemagne que pour 8 millions?
Telles sont les raisons, tel est le décompte de la supériorité économique de l'Allemagne dans ses échanges avec la France. Au total, nous l'avons dit,
(4) En 1903, la France achetait à l'étranger pour 7 millions
et demi d’orfèvrerie, bijouterie et plaqués; en 1912, son impor tation est de près de 85 millions. Ah! l'amour du clinquant!
On :
| l notre commerce a acheté à l'Allemagne, en 1912, pour
HIER 167287 000 francs de plus de marchandises qu'il k de ne lui en a vendu. En 1911, l'écart avait été de 1 185 127 000 francs, soit 18 millions de plus. Mais, en ol || 1910, il n’était que de 56 464 000 francs. Il est donc DRE | | évident qu’un grand effort a été accompli par nos voiil sins et que cet effort se continue. Nous venons d’énu- ER mérer les principaux des articles sur lesquels porte la (ll | supériorité d'échange de l'Allemagne. Mais il y a une A Li contrepartie.
L il | 1 Sur soixante-six articles qui composent la nomen- Qi | clature générale de nos exportations, il en est vingt- 1 IN deux où la France est fournisseur, sans rien recevoir Li | en échange de l’Allemagne. Ainsi, les chevaux, les ‘| 1:48 boyaux frais, secs ou salés, les soies, les fruits de
table (pour 13369000 francs, — et lexportation totale de la France pour le monde entier est de 30 870 000 francs!), les légumes, les fourrages, les tourteaux (18 446 000 francs), les champignons, l’aluminium, les ouvrages de modes. Il en est d’autres où, dans l’échange, la supériorité de la France s’accuse avec éclat. Voici des chiffres : plus de 55 millions et demi de francs de peaux et pelleteries brutes vendues par la France, contre 19 millions seulement qu’elle en a acheté; laines et déchets, 70 millions contre 19; coton en laine et déchets, 66 300 000 francs contre 4 400 000; minerais de toute sorte, 25 millions et demi contre 8 700 000 francs ; fils, 48 357 000 contre 4 821 000 ; lingerie, vêtements et articles confectionnés, plus de 44 millions contre 5 et demi (1); carrosserie, automo-
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