‹ L'énigme allemandeChapitre 99 sur 106 · CT BE · texte numérisé non relu

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tellement éclatant, tellement lumineux, d’une puissance morale tellement grande, qu’il faudrait, en tout cas, un acte équivalent, une manifestation également nette, évidente et libre, du peuple alsacien-lorrain, exprimant une volonté et des sentiments contraires. pour l’annuler, pour le rayer de notre histoire.

Après quarante-deux ans de domination, il semble qu'on doive tenir à honneur, devant sa propre conscience et devant la conscience européenne, de faire voir enfin à tout le monde que l’annexion de 1871 était une bonne et non une mauvaise action. Qu'on consulte donc les populations annexées! Qu’on adopte l’idée si simple, si honnête et si juste, que notre éminent compatriote, M. Auguste Lalance, de Mulhouse, ancien député au Reischtag, à émise récemment, dans une lettre adressée au Journal d’Alsace-Lorraine :

« Ce qui compte aujourd’hui, dit-il, ce sont les sentiments actuels des populations. Qu’on consulte donc les populations d’Alsace-Lorraine sur leur nationalité, et, si leur vote est libre, nous l’accepterons comme un arrêt souverain. Une fois ce vote acquis, on pourra envisager un rapprochement des deux pays, — la France et l'Allemagne. » Et il ajoute : « A quand le vote libre? À quand le traité d’alliance? »

Lorsque nous affirmons qu’au-dessus du droit écrit et des traités formels imposés par la force des armes, il y a le droit naturel d’un peuple de disposer de sa nationalité, les meneurs pangermanistes nous accusent de pousser à la guerre: Nous protestons contre une semblable insinuation. D’abord, ce n’est pas nous qui déciderons jamais de la paix et de la guerre en Europe.

Ensuite, nous n’hésitons pas à déclarer que nous ne voulons pas qu’on fasse la guerre pour nous ou à cause

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