‹ L'énigme de CharleroiChapitre 24 sur 53 · EFFECTIFS DES ARMÉES ALLIÉES · texte numérisé non relu

EFFECTIFS DES ARMÉES ALLIÉES

armée ne comporte que des troupes territoriales insuffisamment armées et encadrées. Mais les 3 et bientôt 4 divisions qui la composent, chacune à 4 régiments d'infanterie à 3 bataillons, n'en présentent pas moins un effectif imposant de près de 60.000 hommes. En outre, elle s'appuie sur la place de Lille dont le général Herment organise la défense et qui comptera bientôt une garnison de près de 18.000 hommes avec 340 bouches à feu. L'armée d'Amade recevra, en outre, à bref délai, l'appoint de deux autres divisions : la 61^ et la 62^ divisions de réserve, soit 36.000 hommes.

Récapitulons l'ensemble de ces effectifs, qui composent l'armée des Alliés sur le front occidental à la veille des combats de la Sambre.

D'abord, les forces françaises de la cinquième ARMÉE (général Lanrezac).

51^ division de réserve (Bouttegourd), 8^ brigade (Mangin), i^r corps (Franchet d'Espérey), — lo^ corps (Defforges), avec la 37*^ division d'Afrique (Comby) ; — 3^ corps (Sauret), avec la 38*^ division d' Afrique (Muteau.) ; — 18® corps (de Mas- Latrie), — deux divisions de réserve (Valabrègue), — le corps de cavalerie (Sordet) à 3 divisions, i'^, 3® et 5^ : soit une armée d'au moins 280.000 hommes, 800 canons, plus de 100.000 chevaux et 20.000 voitures.

Outre les 280.000 hommes du général Lanrezac, il faut tenir compte des 25.000 hommes du général Michel à Namur, et des 35.000 hommes du général Fournier à Maubeuge.

A ces forces, il faut ajouter :

L'armée britannique (maréchal French), comptant : le i^r corps (général Haig), le 2^ corps (général Smith Dorrien), la division de cavalerie (général

AUenby) ; et, à partir du 24, les 15.000 hommes del 4^ division (général Snow), formant un total d 85.000 hommes.

L'armée d'Amade, avec ses 4 divisions territo riales, et la garnison de Lille, soit un total de 75.00 hommes et, à partir du 25, les 36.000 hommes des 61 et 62® divisions de réserve, le tout donnant un tota de iii.ooo hommes.

Les armées alliées opposent donc, du 22 au 25, au3 545.000 hommes des armées allemandes, un chiffr global de 536.000 hommes.

Il est vrai que l'armée française n'est pas toute ei place le 22, et que les divisions territoriales sont dan des conditions d'armement et d'encadrement asses médiocres. Mais les corps allemands ne sont pas toui sur le front, ainsi que nous l'avons établi ci-dessus et les trois forteresses de Namur, Maubeuge et Lill donnent de la consistance au front français et paraissent pouvoir offrir à l'armée alliée de solides point d'appui, soit pour l'offensive, soit pour la défensive

Le général Joffre est donc en droit de penser que si le premier devoir d'un chef est d'opposer des troupeî au moins égales en nombre à celles de l'adversaire ses précautions sont prises, et que, malgré le retard de l'armée britannique, les forces allemandes trouveraient, sur la Sambre, des forces alliées suffisantes pour garder la maîtrise des opérations.

Et telle est sa pensée et sa volonté ; en effet, si le mouvement très aventuré des armées allemandef se poursuit d'Est en Ouest, son intention est de lei attaquer au moment même où sa 3^ et sa 4® armées procèdent à l'offensive des Ardennes, de façon à les prendre de flanc, à les rejeter dans le Nord, et à les

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