COMBATS A AU VELAI S ET AI SEAU
français. La bataille de Charleroi a commencé par cette chasse à l'affût. A la gare se trouvait la dernière embuscade. »
L'après-midi du 21 est marqué par trois séries d'événements militaires : bombardement de Namur, combats du 10® corps à Auvelais-Arsiraont, combats du 3® corps de Châtelet à Charleroi.
Namur et le i^^ corps. — Le bombardement de Namur, assiégé par le VIP corps de réserve, commence à 10 heures du matin, avec mie grande violence ; le soir, le fort de Maizeret a encore ses coupoles en état ; les forts d'Andoy et de Marchovelette sont très endommagés ; le fort de Cognelée est à peu près intact ainsi que les forts de l'Ouest: Emines, Suarlée, Malonne, Saint-Héribert. Dave. Trois bataillons français de la 8^ brigade Mangin sont venus renforcer la garnison belge du général Michel. Le 1^^ corps (général Franchet d'Espérey) garde dans la journée les ponts de la Meuse en attendant l'arrivée de la 51^ division de réserve Bouttegourd ; il porte, toutefois, une brigade sur Sart-Saint-Laurent.
10^ corps. — A 10 heures du matin, au moment où commence le bombardement de Namur, l'ennemi i ayant prononcé une faible attaque d'avant-garde sur le pont de Tamines, le général Bonnier {19^ division) renforce la garnison du pont d'Auvelais que la Garde prussienne attaque à midi 45, refoulant le 70^ ; les villages de Tamines et d'Auvelais deviennent de véritables nids à projectiles. Mais l'ennemi dévale des collines, se renforce et s'empare à 14 h. 30 du pont d'Auvelais. Le général Deâorges prescrit alors au général Boë (20* division) de soutenir Bonnier que
l'ennemi qui a franchi la Sambre tente de couper di: 3® corps ; le 71^ reçoit à 16 h. 30 l'ordre de rejetei coûte que coûte, au nord de la Sambre la Garde prussienne retranchée dans Auvelais ; mais celle-ci repousse les deux héroïques régiments de la division Bonnier qui refluent, à la nuit, vers Aisemont. A ce moment, la division Boë arrive fatiguée en arrière et à gauche de la division Bonnier, qui, à 9 heures du soir, perdait Arsimont et se retirait sur Cortil-Mazet Ainsi, le corps de la Garde s'est emparé successivement des ponts d' Auvelais, Tamines, Ham-sur-Sambre, a rejeté les magnifiques contre-attaques du lo^ corps, puis a suivi notre recul et monté les collines au sud de la ri\'ière, cherchant à couper le 10® corps du 36 corps.
3^ corps. — Le 3^ corps (général Sauret) garde les passages de la Sambre de Tamines à Marchienne-au- Pont : la 5® division (Verrier) tient la droite jusque vers Aiseau; la 6^ division (Bloch) occupe les hauteurs de Villers-Poterie, la 38^ division (Muteau) en arrière vers Somzée. Vers 3 heures de l'après-midi, la cavalerie et r avant-garde du X^ corps allemand attaquent Pont-de-Loup ; bientôt l'ennemi se glisse dans les faubourgs, apparaît partout sur les collines, le X® corps de réserve appuyant, sur Charleroi, l'effort du X^ corps actif sur Châtelet-Pont-de-Loup-Roselies. A 7 h. 30 du soir, le 74^ perd Roselies et Aiseau. Le général Verrier fait durant la nuit, reprendre Aiseau, mais il échoue sur Rosehes à plusieurs reprises dans des offensives coûteuses.
Corps de cavalerie et la gauche de l'armée. — Le corps de cavalerie (général Sordet) tient la route de Charleroi à Mons ; il est bousculé dans l'après-midi, puis