‹ L'énigme de CharleroiChapitre 31 sur 53 · LE I" CORPS SUR LA MEUSE · texte numérisé non relu

LE I" CORPS SUR LA MEUSE

et encadrer les corps en flèche par les i^^ et 18^ corps et attendre ainsi l'entrée en ligne des divisions de réserve du général Valabrègue et des deux corj>s de l'armée britannique.

Journée du 23 août.

La journée du 23 août voit la ruine de cette dernière espérance, tant est fort l'avantage de l'initiative et tant il est vrai qu'on ne guérit pas un grand mal par des palliatifs, en pleine crise ; mieux vaut trancher et chercher un tiovus or do.

Le front français a étayé et consolide successivement les corps en flèche en les calant par les corps soisins. Or, voici que tout l'édifice chancelle.

Namur et le i®^ corps. — Après un bombardement violent de Namur pendant la nuit, le fort de Cognelée est enlevé par l'ennemi à midi ; les forts d'Emines et de Suarlée sont bombardés ; la brèche est ouverte. Le?, troupes belges se replient sur Namur ; puis le général Michel fait sauter les ponts. L'ennemi entre dans Namur à 8 heures du soir ; le fort de Suarlée tient jusqu'au 25 au soir. Pendant sa retraite, la 46 division belge, dans la nuit du 23 au 24. perd plusieurs milliers de prisonniers vers Bioul.

La chute de Namur, qui soutenait notre droite,est un événement grave. L'armée saxonne von Hausen l'attend anxieusement pour attaquer les passages de la Meuse autour de Dinant ; son XII ^ corps, établi vers Thynes, a ouvert un feu violent d'artillerie ; le 23, à 6 heures du matin, contre la 51*= division de réser\'e Bouttegourd qui a relevé, la veille au soir, le i*' corps, juste à temps pour faire sauter les ponts

du fleuve avant l'aube, sauf les ponts de Dînant et d'Hastière.

Le i" corps, rendu enfin disponible pour la bataille, s'est regroupé jusqu'à midi. Il a reçu l'ordre d'attaquer et de prendre de flanc la Garde prussienne s' engageant sur Mettet : la i" division Gallet entame déjà le combat vers Saint-Gérard, la 2^ division (Deligny) va ordonner l'attaque au sud-ouest, quand brusquement l'ordre arrive de suspendre tout mouvement ofiensif. C'est, qu'à cette heure précise, Namur tombe au pouvoir de l'ennemi ; et la division Bouttegourd, attaquée par l'armée von Hausen, est refoulée vers Dinant-Hastière.

10^ corps. — Dans la matinée, un léger repli s'était produit au lo» corps : la 19^ division (Bonnier) a gagné Ermeton, la 20® division (Ménissier) Sery, la 37» division (Comby) Graux et Mettet. La Garde prussienne, éprouvée, s'est reconstituée jusqu'à 10 heures ; elle canonne alors vivement la division Comby, qui répond ; le lo® corps attend ratt«,que.

Mais, à 12 h. 30, tout cesse ; c'est que la menace du I" corps, déployé pour l'attaque dans le flanc de la 2" division de la Garde, a alarmé le général commandant ce corps, von Plattenberg. Les choses restent en suspens. Si le i^'^ corps eut attaqué Plattenberg, pris en tête par le lo^ corps, la fortune des armes eut pu changer. Le i«r corps était intact et jusque là n'avait connu que des succès.

]\Ialheureusement, ce corps est obligé de parer au péril de Dinant qui lui est signalé ; il se retourne vers la Meuse ; Plattenoerg se sent soulagé ; il se décide à attaquer le 10* corps. La fin de la journée est marquée, au lo^ corps, par des combats confus

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