ÉCHEC DU 3' CORPS
vers Oret-Wagnée et un repli de part et d'autre de Biesmerée.
I" corps à Onhw^e, — Mais c'est au i^*" corps qu'appartient l'initiative dans la soirée. Sa 2* division (Deligny) quitte Ermeton, arrive tard à Norville, où elle rencontre des éléments de la 51® division de réserve qui se sont ressaisis ; la vallée de la Meuse est en feu. Le général Franchet d'Esperey a, en outre, porté la 8® brigade Mangin sur Anthée ; le XII* corps saxon a, en effet, occupé Dinant ainsi qu'une partie de la rive gauche jusqu'à Onhaye par le pont d'Hastière et cet événement va peser d'un grand poids sur les décisions du général de Lanrezac. Mais Franchet d'Esperey a réquisitionné la brigade de cavalerie du 10® corps à Ermeton-sur-Biert, vers 14 h. 30 ; il l'envoie reconnaître les abords de la Meuse et, après un violent combat d'infanterie, enlève brillamment Onhaye à la baïonnette, vers 22 heures. L'armée saxonne en reste comme hypnotisée, seule une division du XIP corps franchit la Meuse à Dinant dans la nuit, le gros de l'armée hésite et va laisser la retraite de la 5 ^ armée s'opérer sans trouble, malgré les ordres formels donnés du général von Hausen.
36 corps. — Tandis que ces événements se déroulent à droite, le 3® corps (général Sauret) combat péniblement sur le front Nalinnes-Tarcienne-Hanzinelle. La 6^ division (Bloch), à gauche, est vivement attaquée par le X^ corps de réserve allemand, qui débouche sur Pairin. Le général Rouquerol, à la tête de l'artillerie du 3^ corps, résiste ; mais la 6^ division, diminuée de la brigade Hollender, fléchit vers 16 heures ; une grande confusion se produit alors ; le 123^ soutient l'artillerie, la division Muteau contre- attaque l'en-
nemi, heureusement hésitant ; enfin, le corps d'armée' s'écoule à la nuit tombante, par le goulet de Walcourt. Le découragement, la désorganisation, l'embarras des convois refluant, le trouble des choses et des âmes s'exagèrent dans la nuit. Cette retraite est un des' épisodes tragiques de la campagne.
i8^ corps. — A l'ouest de l'armée, le i8« corps a été engagé, à ii heures du matin, dans un combat avec le VII® corps allemand, qui enlève à 13 heures le pont de Lobbes à une brigade de la 35® division qui appuie la brigade Ollender. A droite, la 36^ division est violemment attaquée par le X^ corps de réserve sur Gozée ; après 7 heures du soir, le combat fait rage ; Gozée et Marbaix sont emportés par les Allemands. A gauche, au cours d'une lutte ardente, on perd, puis on reprend le pont de Fontaine- Valmont ; au centre, on tient vers Biesme. La bataille s'éteint vers 21 heures ; mais dans la nuit, le général de Mas-Latrie reçoit l'ordre de replier sa droite sur Clermont, en liaison avec le 3® corps qui a reculé.
Corps de cavalerie. — Le corps de cavalerie Sordet, cédant sa place au 4® groupe de division de réserve (Valabrègue), a reçu,dans la journée,rordre de se porter en hâte sur la gauche de l'armée anglaise, dont la situation paraît compromise ; il bivouaque le soir vers Beauifort, au sud de Maubeuge.
4® groupe de divisions de réserve. — La mission confiée au général Valabrègue était de se porter le 23 dans la région Colleret-Montignies-Saint-Christophe- Consolre pour interdire à l'ennemi le sud de la Sambre ; la 69® division de réserve (Legros) prend la droite, la 53® division (Perruchon) la gauche, les ponts tenus par;
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